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dimanche 27 novembre 2022

Fête de la Vierge Marie en son icône du signe

Les deux esclavages

Augustin J. du Plessix

Il est de bon ton, de nos jours, d’affirmer que l’esclavage humain est un mal car il est contraire à la dignité de l’homme. L’on fabrique donc des textes, des conventions internationales, des lois pour en condamner la pratique.

Signe manifeste de notre superficialité d’hommes modernes de peu de foi, nous nous contentons de cela, en nous gardant bien de ranger dans la liste des premières victimes de l’esclavage, de nombreuses personnes, telles les millions d’enfants à naître sur lesquels la mère, autorisée par nos législations héritées du siècle des fausses « lumières »1, dispose d’un droit de vie ou de mort.

Nous omettons toutes les personnes malades dont le maintien en vie ne tient qu’à l’avis d’une commission médicale.

Nous oublions ces nombreux salariés et travailleurs précaires, sous traitants, victimes courantes de manquements envers la Justice sociale.

La liste pourrait être longue.

Nous oublions enfin que l’esclavage humain se double d’un esclavagisme entre États.

Nous avons également perdu de vue que l’esclavage humain n’est qu’une forme de péché, et que dans l’ordre individuel notre premier devoir, celui sur lequel nous serons jugés, est de nous libérer de la tyrannie du péché.

Saint Jean nous dit en effet que la Vérité rend libre :
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Jn 8, 32.
Saint Paul ajoute dans sa Lettre aux Romains :
« Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ». Romains 6, 6.
Il n’est pas inutile de se rappeler cela, et de se remémorer aussi que, quelle que soit la forme d’esclavage, Dieu sait toujours tirer du mal un bien. Une différence caractérise sur ce point Sa manière d’agir;

Dans l’esclavage humain, la faute du mauvais maître permet indirectement à l’esclave de faire son purgatoire sur la terre, et d’acquérir des mérites dans l’ordre du salut en unissant ses souffrances à celles du Christ, en réparation de ses fautes, de celles de son maître, et celles des pêcheurs en général. En agissant ainsi, l’esclave sur le plan humain, non seulement ne se souille pas par le péché, mais encore participe à la rémission des péchés, en s’unissant au sacrifice du Christ au Golgotha.

Dans l’esclavage du péché, une telle chose ne se rencontre pas systématiquement, car la première victime est le pécheur lui-même, qui s’est corrompu moralement en péchant. Sa faute ne présuppose pas nécessairement que d’autres personnes vivant sur cette terre au même moment soient victimes de son acte, et puissent offrir leur souffrance en réparation de la faute commise. Le Christ, victime sans tâche, et suprême de toutes les offenses a fait ce sacrifice en offrant sa vie en rémission de tous les péchés, y compris de celui-là. Ce sacrifice se renouvelle à chaque messe et va laver le pécheur de sa faute, à condition qu’il le veuille bien. Pour permettre au pécheur de le vouloir, Dieu dans son infinie Bonté, lui permet d’éprouver la honte de son péché (sentiment naturel dès lors que l’homme, créature raisonnable, refuse en péchant de discipliner les aspirations de sa nature au moyen de son intelligence et de sa volonté, pour leur préférer celles, purement instinctives, d’un animal), la contrition, et le repentir sincère qui lui permettra à son tour de porter sa croix et d’unir ses souffrances à celles de son Sauveur en esprit de réparation. Dieu lui fait également comprendre qu’il ne peut compter sur ses propres forces, mais qu’il doit, s’il veut être sauvé, Lui obéir en coopérant à Sa Grâce, et en prononçant avec le cœur « fiat voluntas tua »2.

Le vrai drame intervient donc quand le pécheur refuse la charité que Dieu lui fait et reste esclave du péché.

L’esclavage humain, de son côté, n’est un drame que sur cette terre, pas dans l’ordre du salut.
« Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes. » 1 Corinthiens 7, 22-23.

1 – L’on devrait plutôt parler à ce sujet du siècle des Ténèbres.
2 – « Que votre volonté soit faite. »

Augustin J.

Peut-on être catholique et s'opposer à la messe Saint Pie V ?

Pour garder la foi, nombre de catholiques fréquentent de plus en plus les églises ou prieurés où est célébré la sainte messe selon le rite tridentin dit «de Saint Pie V».

Certaines personnes bien intentionnées voudraient néanmoins limiter, minimiser et même parfois refuser ou nier ce phénomène qui est cependant un mouvement de fond qui semble être aussi large que profond parmi les catholiques qui pratiquent assidûment leur foi aujourd’hui.

Pour un éclairage salutaire au sujet de ce vénérable rite nous relirons, ci-dessous, quelques extraits de la Bulle Quo Primum Tempore, en date du 14 juillet 1570, du Pape Saint Pie V.

Selon cette Bulle :
« Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer.
(…)
Et même par les dispositions des présentes et au nom de notre autorité apostolique, Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité.
(…)
Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions.
Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.
Donné à Rome, à Saint-Pierre, l’an mil cinq cent soixante dix de l’Incarnation du Seigneur, la veille des Ides de Juillet, en la cinquième année de Notre Pontificat.
Pie V, Pape».
Il est affligeant que dans certaines écoles prétendument catholiques, ces dispositions très claires soient parfois violées par l’imposition de sanctions aux élèves qui ont l’habitude de pratiquer leur foi dans le très catholique rite de Saint Pie V.

Au sujet du rite du Nouvel Ordo Missae, nous nous souviendrons que le Cardinal Ottaviani, qui était le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à l’époque de sa promulgation, et le Cardinal Bacci, faisaient remarquer en 1969, dans leur Bref examen critique adressé au Pape Paul VI, qu’il
« s’éloign(ait) de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte l’intégrité du Mystère ».
C’est précisément pour conserver l’intégrité du Mystère, parce qu’ils veulent garder la foi, que de plus en plus de nos contemporains rejoignent les lieux où est encore célébrée la messe telle que l’ont connue de nombreux Saints, il convient qu’ils puissent y assister, sans encourir de sanctions d’aucune sorte.

Augustin J.

La musique, don de Dieu, et aspiration de l’âme

Lorsque les hommes construisirent la Tour de Babel, ils formèrent le projet d’édifier une tour si haute que son sommet devait toucher le Ciel. Les travaux allèrent bon train, car les hommes parlaient une langue commune.

La Genèse (11,1-9) nous apprend qu’ils désiraient :
« se faire un nom, afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.»
Ils croyaient pouvoir organiser leur vie seuls, régir leur société par leur seule intelligence et leur seule technique, sans souci de Dieu. Celui-ci punit leur impiété et dit


« Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris ! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté.
Allons ! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.


L’Éternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Éternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » Genèse 11,6-8.
Dans sa miséricorde, Dieu laissa aux hommes la musique, langage universel susceptible de dilater l’âme, et de l’élever à la contemplation des réalités surnaturelles. Ce don de Dieu, consolation dans notre désolation terrestre, s’unit à merveille à un autre langage universel, celui de la prière que tout homme, par sa nature d’homme, est appelé à parler, mais aussi aux autres langues parlées depuis Babel, dans la poésie.

L’homme, caisse de résonance, peut bien sûr ignorer ces deux langages, les rejeter ou les pervertir. C’est malheureusement ce qui se passe quand il instrumentalise la musique pour l’unir à des rythmes barbares, dont le seul effet est réveiller tout ce qu’il y a de mauvais en nous.

La musique unie à des paroles de haine, et/ou à des rythmes saccadés exacerbe la nature bestiale, comme l’expliquent certains connaisseurs, tels le Père Régimbald auteur d’un Le rock’n roll, viol de la conscience par les messages subliminaux, Benoît Lambinet, auteur d’un Musique moderne, danger et conséquences (Editions Résiac 2002), ou encore le docteur Nghiem dans son ouvrage La violence des jeunes et le cerveau reptilien (Ed. Consep, 2002) savent bien de quoi il retourne, et expliquent que la musique moderne s’adresse au cerveau reptilien, qui est enclavé dans notre cerveau humain.

Merci à Augustin

Sociétés humaines et liberté chrétienne ?

Au terme d’un précédent article, nous avons vu que l’homme avait été créé libre, parce que Dieu ne pouvait pas être glorifié par des créatures agissant comme des robots. Il nous aime et veut nous faire participer à sa vie divine, récompense que nous ne pouvons obtenir qu’en répondant à son amour librement par le renoncement à nous même.

Pour cela il faut suivre la volonté de Dieu. La liberté ne nous a pas été donnée pour faire le mal, et donc il nous est interdit de modifier la loi ou la morale, enseignées par l’Église, et d’y substituer une foi ou une morale de circonstance, plus en phase avec la société, ou avec nos caprices.

Une objection est fréquemment soulevée face à la vision chrétienne de la liberté.

Selon elle, même si l’homme a le devoir moral d’user de sa liberté pour obéir à Dieu, et donc pour faire le bien, Dieu lui-même proscrirait à tout un chacun, et aux États, de contraindre autrui à adhérer à la vérité, et l’empêcher de faire le mal, dans de justes limites.

Peut-on adhérer à cette objection ?

En vérité il est impossible d’y adhérer en bloc.

Il faut en effet prendre en compte la nature de l’homme.

L’homme est avant tout un « animal raisonnable », « politique » et « social ».

Rationnel d’abord, car Dieu a voulu que nous adhérions avec notre cœur et notre intelligence au bien qu’il propose. Encore faut il que nous puissions exercer cette faculté.

Dès lors que l’homme est incapable de réfléchir, son consentement ne peut être espéré. Il n’est pas interdit dès lors de le contraindre dans une certaine mesure, à faire le bien, ou à supporter qu’il se produise. Ainsi des parents ont le droit et même le devoir de faire baptiser leurs enfants en bas âge aussitôt que cela est possible. Si l’enfant a atteint l’age adulte, en revanche, il est nécessaire qu’il soit demandeur à cet égard.

L’homme est aussi un animal politique et social. Il s’opère donc une interaction entre lui et la société dans laquelle il vit.

L’homme ne peut donc faire son salut indépendamment de sa nature sociable.

Or, Dieu qui est notre Créateur, sait cela. Etant infiniment logique, il ne peut vouloir une chose et son contraire. Il ne peut notamment donner l’ordre à l’homme de faire le Bien , et en même temps avoir inscrit dans le droit naturel, dont Il est l’auteur, une règle obligeant les souverains ou les Etats, à adopter des règles permissives dont l’effet principal, compte tenu de la faute originelle avec laquelle nous naissons tous, serait la damnation d’un très grand nombre d’hommes.

Il est donc impossible que Dieu veuille que les sociétés humaines et les Etats, adoptent pour règle la liberté d’expression, la liberté de culte de toutes les religions sans distinction, et toutes sortes de libertés néfastes parce profitant naturellement plus au mal qu’au bien.

Compte tenu de cette nature humaine sociable, l’ordre social voulu par Dieu ne peut être qu’un ordre social chrétien, car il est le seul à respecter intégralement la loi naturelle et à permettre au plus grand nombre d’aller au Ciel.

Tout autre forme d’ordre social (laïc, athée, islamique etc…) invite les hommes à agir en contradiction plus ou moins grande avec la loi naturelle et avec la foi chrétienne, et partant à se damner. Ainsi dans un État laïc, il n’est pas interdit de pratiquer de faux cultes, (ce qui incite les gens à penser que nous adorons tous le même Dieu, et constitue en soi une violation de la seule vraie religion avec laquelle Dieu a voulu être honoré). Dans de tels États il est permis aux enseignants qui ne croient pas d’enseigner le peu qu’ils croient savoir sur la religion catholique. Il leur est également recommandé, dans les cours d’éducation sexuelle, d’enseigner des morales perverses aux enfants, etc…

Dans un État dans lequel est appliqué la charia, la conversion au christianisme est un crime passible de mort. Le mariage de nombreux hommes avec plusieurs femmes, ou même avec des gamines est chose courante.

Dans un État athée, par exemple communiste, porter une croix est un délit.

De tels comportements des États contredisent ce que Dieu a voulu pour l’homme.

Celui ou ceux qui gouvernent un pays n’ont aucun droit devant Dieu, et encore moins un devoir, d’instaurer ou de maintenir des législations permissives autorisant ou favorisant la diffusion de telles erreurs.

Le souverain a par nature le devoir de chasser l’erreur, source de division, et ainsi d’empêcher par ses lois et son administration :

– la libre expression d’idéologies mortifères, telles l’individualisme, le communisme, le socialisme, le libéralisme,

– la libre pratique ou d’actes portant atteinte à la santé des âmes (divorce, remariages, faux mariages, vente de pilules contraceptives, avortements, euthanasie, cours d’éducation sexuelle etc…),

– le culte public de fausses religions.

Toutes ces choses portent un grave préjudice à la société, et aux âmes de nombreux sujets, qui finissent par devenir indifférents eux-mêmes par rapport à la vérité, et à se faire leur propre religion à la carte, définissant ainsi au gré de leurs envies, ce qui est bien et ce qui est mal.

L’État n’a donc aucun droit naturel à rester indifférent par rapport à la vérité. Il doit au contraire soutenir à chaque fois qu’il le peut la vraie religion, la vraie morale, et pour cela réprimer par des peines ceux qui les violent.

Ce principe doit bien entendu être tempéré par la prudence, qui permet à un gouvernant ou à un gouvernement de tolérer dans des circonstances particulières de mauvais comportements, ou l’expression de faux cultes, quand cette tolérance est nécessaire pour un plus grand bien ou pour éviter la survenance de maux plus grands que ceux résultant de devoir général de réprimer l’erreur et favoriser la vérité.

Il s’agit là de situations exceptionnelles. Prétendre que Dieu aurait voulu transformer ces actes de prudence en principe général, et que les États seraient toujours et en tout lieu tenus d’accorder les mêmes droits à la vérité et à l’erreur, même dans des limites d’un ordre public non chrétien, c’est faire de Dieu un être illogique. Dieu voudrait en effet notre salut, mais ne voudrait pas que nous jouissions sur cette terre des conditions idéales pour notre salut.

Dieu, ainsi ne serait plus infiniment bon, ni infiniment juste, il serait un Dieu froid, indifférent à notre salut, une sorte de grand architecte de l’Univers, un créateur mais pas un Père. Bref il serait tout le contraire du Dieu chrétien auquel nous croyons, c’est-à-dire à un Dieu qui nous aime tellement et qui veut tellement nous voir le rejoindre au Ciel, qu’Il va jusqu’à donner sa vie pour nous sauver et nous racheter du péché.

Une image sera plus parlante peut être, c’est celle du poisson rouge dans son bocal. Tant qu’il s’y trouve, et qu’on le nourrit comme il convient, il peut survivre. Si on l’en sort, ou qu’on lui donne des aliments nocifs, il meurt. De même avec nos âmes. Dieu qui veille sur elle veut leur bien, et ne peut vouloir en même temps leur mal.

Augustin J.

La liberté humaine, pourquoi, et pour quoi faire ?

« Je fais ce que je veux », « de toute façon chacun pense ce qu’il veut ». Chacun a déjà entendu, ou prononcé ces phrases. A y réfléchir, chacun pressent pourtant bien que la vie de famille ou de voisinage serait invivable si l’on pouvait impunément agir ou penser à sa guise. Suffit-il de poser des limites à la liberté, et de poser en règle comme le font certains que la liberté des uns cesse où commence celle des autres, pour que la paix des familles et des pays soit assurée ? Pas si sûr, car dans le cadre d’une famille, ce sont les parents qui fixent les limites. Il se peut qu’elles soient mal posées, de manière trop large ou trop stricte. Dans le cadre d’un pays, c’est le gouvernant qui édicte les lois, avec le même risque d’erreur. Il faut donc à un moment se demander à quoi sert la liberté. Pourquoi Dieu a-t-il voulu que l’homme soit libre ?

La réponse se trouve dans le catéchisme, qui nous indique que Dieu nous aime. S’il nous aime, il ne peut donc nous traiter comme des robots, faisant faire le mal aux uns, les punissant après par le peine du purgatoire ou de l’enfer. C’est ainsi qu’il en va, dans certaines fausses religions, telles l’islam où le Coran nous dit qu’Allah est celui qui rend les hommes « mécréants » et qu’ensuite il les punit dans l’au-delà.

Un être qui prend plaisir à faire tomber les autres pour les punir ensuite est cruel et ne peut être Dieu, et ceux qui le vénèrent comme tel, et appliquent ses préceptes (tuer les non musulmans par exemple) ne peuvent qu’avilir leur âme et se damner.

Dieu donc, puisqu’il est bon, ne nous considère pas comme ses jouets. Cela contredirait sa gloire, qui réside dans le fait que certains, sans y être forcés, renoncent à eux-mêmes, portent avec Jésus la Croix qu’Il nous envoie, et le suivent. A défaut, Dieu ne serait pas glorifié dans ses œuvres.

Ainsi donc la liberté nous est donnée pour que Dieu soit glorifié, chose qui ne pourrait arriver si nous n’étions pas créés libres. Ceux qui iraient au Ciel n’auraient aucun mérite, et ceux qui se damneraient n’en seraient pas responsables.

Est-ce une réponse suffisante ? Pas tout à fait, car pour que Dieu soit glorifié, il faut non seulement qu’il nous crée libres, mais aussi que nous fassions ce qu’il faut, au quotidien, pour aller au Ciel.

Or, tout le monde n’y va pas. Non pas que Dieu ne le veuille pas, mais que ce ne soit tout simplement pas possible. En effet, Dieu est infiniment bon mais aussi infiniment juste. Il ne peut donc appeler auprès de Lui ceux qui l’ont aimé, adoré et servi, et récompenser de la même façon ceux qui l’ont rejeté et ont refusé la Grâce qu’Il leur envoyait.

Certains soutiennent le contraire, par exemple les protestants, mais la même chose pourrait être dite des musulmans. Les protestants, par exemple affirment qu’il suffit de croire à la miséricorde divine, pour être sauvés, et qu’on peut donc pécher « sans scrupules » comme disait Luther, qui ajoutait dans une lettre à Mélanchton, un de ses amis et disciples
« Pèche fortement, mais crois plus fortement encore ! »
A un autre ami, Jérôme Weller, Luther écrira :
« Toutes les fois que le démon te tourmentera par ces pensées de tristesse, recherche aussitôt la société de tes semblables, ou mets-toi à boire ou à jouer, dis des gaudrioles, cherche à te divertir. Il faut même quelque fois faire un péché par haine et par mépris pour le diable, afin de ne pas lui laisser l’occasion de nous créer des scrupules pour rien… »
De tels préceptes sont la source de la ruine pour de nombreuses âmes.

L’enfer, dont on ne parle plus guère aujourd’hui et dont certains, y compris des hommes d’Église pensent voire même enseignent tristement qu’il est vide et que les âmes « damnées » disparaissent après leur mort, est, disait-on autrefois « pavé de bonnes intentions ». C’est-à-dire qu’il est empli de gens qui devenus esclaves de leurs caprices, ont fini par remplacer la Loi de Dieu par celle qui leur plaisait, au gré des situations, dans le souci de se donner « bonne conscience ».

La conscience droite, ne cherche pas à se complaire dans ses fautes, ni à prétendre « je pense ce que je veux », « je fais ce que je veux ». Elle cherche en toutes circonstances à faire la volonté de Dieu, en se gardant du péché et en faisant le bien.

Cependant, pourrait on répondre : certes dans les rapports avec Dieu l’homme ne peut user de sa liberté que pour faire le bien et éviter le mal, puisque c’est pour cette raison que Dieu l’a fait libre, mais dans l’ordre des relations sociales, Dieu n’a-t-il pas voulu qu’il ait un droit, opposable aux autres hommes, d’agir à sa guise, dans de justes limites. C’est là une objection, qui mérite d’être traitée séparément.

Augustin J.

Qui était Israel Zolli ?

Israel Zoller est né en 1881 à Brody, dans l’oblast de Lviv, en Galicie (région actuellement répartie entre la Pologne à l’ouest et l’Ukraine à l’est), dans une famille de rabbins. En 1920, il fut nommé rabbin dans la ville de Trieste, qui venait de se libérer de l’occupation austro-hongroise. Ce fut là que la famille Zoller italianisa son patronyme en « Zolli ». En 1940, Israel Zolli devint grand rabbin de la ville de Rome. Selon sa biographe Judith Cabaud, en 1944, alors qu’il conduisait le service de Yom Kippour, il eut une vision mystique de Jésus-Christ1. Peu après la Libération, le rabbin Zolli se convertit, avec son épouse, au catholicisme. Pour prénom de baptême, il choisit de s’appeler « Eugenio Pio», en hommage au pape Pie XII, né Eugenio Pacelli, en raison de son action pour les Juifs de Rome pendant la Seconde Guerre mondiale. Myriam, la fille du rabbin Zolli, écrit : « Pacelli et mon père étaient des figures tragiques dans un monde où toute référence morale avait disparu. Le gouffre du mal s’était ouvert, mais personne ne le croyait, et les grands de ce monde — Roosevelt, Staline, de Gaulle — étaient silencieux. Pie XII avait compris que Hitler n’honorerait de pactes avec personne, que sa folie pouvait se diriger dans la direction des catholiques allemands ou du bombardement de Rome, et il agit en connaissance de cause. Le pape était comme quelqu’un contraint à agir seul parmi les fous d’un hôpital psychiatrique. Il a fait ce qu’il pouvait. Il faut comprendre son silence dans le cadre d’un tel contexte, non comme une lâcheté, mais comme un acte de prudence2. » Devenu professeur à l’Institut biblique pontifical, Eugenio Zolli mourut à Rome en 1956, à l’âge de 74 ans. Son autobiographie publiée en 1954, Prima dell’alba, décrit les circonstances de sa conversion et explique les raisons de son admiration envers Pie XII. On y lit notamment : « La rayonnante charité du Pape, penché sur toutes les misères engendrées par la guerre, sa bonté pour mes coreligionnaires traqués, furent pour moi l’ouragan qui balaya mes scrupules à me faire catholique. »3 1 Cf. (en) Un entretien de Judith Cabaud sur le site catholicculture. 2 Judith Cabaud, « Eugenio Zolli et le pape Pie XII », Kephas, novembre 2006. 3 Monde et Vie, no 152, 18 mai 1995

L’incoyable révèlation du Rabbin Itzhak Kadouri concernant le retour de Jésus

Le 4 novembre 2003 Itzhak Kadouri a eu une apparition, dit-il, du Messie, qui lui aurait dit qu’il allait bientôt revenir…

Ceci fut confirmé par son fils :
« Mon père a rencontré le Messie lors d’une vision, et nous a dit qu’il viendrait bientôt. »
Toujours selon les dires du Rabbin Itzhak Kadouri, le Messie lui a dit que sa venue interviendrait peu après le décès d’Ariel Sharon (l’ancien Premier ministre est décédé le 11 janvier 2014). Kadouri a laissé une note manuscrite à ses disciples qu’il leur a chargé d’ouvrir et de révéler un an après sa mort, indiquant qu’elle contenait le nom du Messie. Cette période de temps étant écoulée, la note a été ouverte et il était écrit : ירים העם ויוכיח שדברו (שדברי) ותורתו עומדים « Yarim Ha’Am Veyokhiakh Shedvaro (ou Shedvari) Vetorato Omdim », soit en français :
« Il va élever le peuple et confirmer que sa parole et sa loi sont valides »
ce qui donne en acrostiche le nom de יהושוע Yehoshua qui signifie « Yahvé » (le sauveur), soit en français Josué ou Jésus (il s’agit du même prénom, le premier dérivant de l’hébreu ancien et le second de l’hébreu plus tardif et de l’araméen). Cette révélation plus que surprenante, et déroutante même pour ses disciples, a suscité des réactions hostiles dans certains milieux juifs orthodoxes, qui ne veulent pas entendre parler d’un Messie nommé Jésus, et prétendent que cette note est un faux.

– Le Rabbin Itzhak Kadouri a bien dit qu’il avait vu le Messie, qu’il revenait bientôt, après le décès d’Ariel Sharon (multiples témoins dont son fils et publication sur son site Internet).

– Il a, peu de temps avant sa mort, laissé une note dans laquelle était révélé le nom du Messie et qu’il fallait l’ouvrir un an après sa mort (confirmé par ses disciples).

– Une note a donc été ouverte et révélée un an après sa mort et elle contient le nom de Jésus comme étant le Messie.

Ces informations sont parues sur le site même du Rabbin (www.kaduri.net)

Toutefois, bien que d’autres reconnaissent que la note est authentique, son fils, Rabbi David Kadouri, atteste que la note est un faux.

Quand les disciples de Rabbi Kaduri ont dit à son fils que le site officiel de son père (www.kaduri.net) mentionnait la note du Messie, il se serait écrié :
« Oh non ! C’est un blasphème. Les gens pourraient comprendre que mon père a dit que le Messie est celui des chrétiens. »
David Kaduri a confirmé que dans sa dernière année, son père avait parlé et rêvé presque exclusivement sur ​​le Messie et sa venue :
« Mon père a rencontré le Messie dans une vision, dit-il, et nous a dit qu’il viendrait bientôt. »


Cependant, il est intéressant de se poser la question : Pourquoi des Juifs iraient falsifier la note de Itzhak Kadouri pour y mettre le nom du Messie Catholique ?

La loi sur la « fin de vie » est elle une bonne loi ?

(…) il y a un groupe de députés (LREM et La France insoumise) qui a présenté une proposition de loi sur « l’euthanazie » (20/12/2017). On est clairement dans la stratégie des petits pas. L’idée est toujours la même : faire accepter le mal comme normal et comme bon. La loi du 2 février 2016 sur la « fin de vie » est elle une bonne loi ? Par Me Augustin Jochaud du Plessix. Ôter la vie aux patients en état végétatif chronique ou pauci-relationnel, même ceux ne se situant pas en phase terminale, la loi Leonetti du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, l’avait admis. Le moyen légalement prévu était simple : arrêt de tout traitement, y compris l’hydratation et la nutrition, selon l’interprétation adoptée le 24 juin 2014 par le Conseil d’Etat. En revanche, l’administration d’un traitement dont l’objet était d’entraîner la mort restait implicitement exclue. La loi prévoyait cependant que, lorsque le médecin constatait qu’il ne pouvait soulager la souffrance d’un malade en phase avancée ou terminale d’une affection grave ou incurable qu’en lui appliquant un traitement pouvant avoir pour effet secondaire d’entraîner la mort, il en avertissait la personne, le tiers de confiance, la famille ou à défaut l’un des proches. Déjà très permissif, et ouvrant la porte à l’euthanasie sans l’avouer, ce dispositif a été jugé trop restrictif par les lobbies de la mort, et les officines obscures auxquelles l’Assemblée Nationale sert de courroie de transmission. Il fallait donc, selon ces messieurs, que l’arrêt des traitements ne soit plus la seule façon de donner la mort, qu’une injection ou une sédation adaptée puisse nous faire passer de vie à trépas, et surtout qu’un plus grand nombre de patients, pas seulement ceux atteints d’un mal incurable et promis à la mort à courte échéance, puissent en bénéficier. Halte aux discriminations, assez des privilèges ! Fruit d’un long travail en loges, dont le seul enjeu était de faire admettre l’horreur d’une réforme sous couvert d’humanisme, la loi sur la fin de vie, dite Clayes Léonetti a été votée, et publiée le 2 février 2016. Elle opère un nouveau recul de la culture de vie, et une nouvelle « avancée » de la culture de mort. Lors des débats préparatoires, la proposition de loi « droite-gauche » avait été présentée, comme l’avait avoué Mme Marisol Touraine, comme opérant un véritable « renversement de la décision médicale » 1. Pour le concevoir, il faut se départir quelques minutes du masque tentant de la naïveté, dont la presse, les lobbies et tristement la Conférence des Evêques de France2, nous invitent à nous parer, en considérant qu’il apporte une « réponse équilibrée » au problème de la fin de vie, et en affirmant qu’il ne faut surtout pas revenir sur le texte voté. Il faut vraiment ne pas avoir lu le texte pour affirmer de telles inanités. Peu qu’au cours des débats parlementaires, plus de 1000 amendements, dont certains ayant pour objet d’instaurer explicitement un droit positif à l’assistance au suicide, aient été écartés. Peu importe aussi, l’insatisfaction du lobby pro-euthanasie. N’a-t-on pas lu le soir du vote à l’Assemblée Nationale, sur le site l’Association pour le droit de mourir dans la Dignité (ADMD), ce message, qui vaut bien aveu du fait que le texte envisagé laissait entrevoir un droit du personnel soignant à laisser dépérir une personne, donnant rendez-vous aux Français, devant le Sénat – qui devait lui aussi se prononcer sur le projet de texte – pour dire «NON À UNE MORT DE FAIM ET DE SOIF ». En réalité, l’insatisfaction du parti de la mort ne portait pas sur le principe du droit à mourir, mais sur ses modalités. Le résultat est là, dans le texte voté, l’euthanasie est clairement admise en France. Devraient y songer davantage tous ceux qui, en dignes héritiers de la démocratie chrétienne, persistent à croire que l’on revient de loin au vu du programme sur lequel notre Président avait été élu3. A ceux-là il faut expliquer que la loi votée le 17 mars constitue le cheval de Troye du suicide assisté. Désormais, en effet, l’article L1110-5-2é du Code de la Santé précise « A la demande du patient d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable, une sédation profonde et continue» – qui conduit par définition à la mort, et qui était jusqu’à présent interdite pour cette raison – « provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie est mise en œuvre » dans plusieurs cas : Tout d’abord « Lorsque le patient atteint d’une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire aux traitements ». Notez que le texte ne précise pas si toutes les thérapeutiques usuelles envisageables doivent avoir été essayées en vain au préalable. il suffira donc de surfer sur l’ambiguïté, et de prescrire, qui sait à dessein (deux thérapies dont on est sûr qu’elles échoueront), pour constater que le patient y est réfractaire, et qu’on peut donc le faire passer de vie à trépas. Voilà qui va faire le profit des caisses de chômage et d’assurance maladie, ainsi que des mutuelles. Passons. Autre cas de sédation profonde permettant de passer de vie à trépas, prévu dans la loi votée : « Lorsque la décision du patient atteint d’une affection grave et incurable d’arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme et est susceptible d’entraîner une souffrance insupportable. » Ce cas pouvant être interprété avec plus ou moins de largesse, on peut redouter le pire. Quid des diabètiques insulino-requérants, et de tous ceux dont la vie est possible avec un traitement simple et constant ? Notez aussi qu’en parallèle de la sédation profonde, il y aura arrêt des traitements de maintien en vie, lesquels ne couvriront pas seulement les traitements curatifs, mais aussi désormais, l’hydratation et la nutrition artificielles, puisque la loi les qualifie désormais expressément de « traitements » (article L1110-5-1 du Code de la Santé Publique). Beau tour de passe passe. Autre cas prévu de passage de vie à trépas : « Lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté et, au titre du refus de l’obstination déraisonnable mentionnée à l’article L. 1110-5-1, dans le cas où le médecin arrête un traitement de maintien en vie, celui-ci applique une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie. » L’usage de l’indicatif dans le texte (« arrête », « applique ») induit comme dans tout texte juridique une obligation. Le médecin devra donc appliquer la sédation dans le cas visé. A quand les médecins poursuivis pour acte de tortures sur les patients qu’ils auront courageusement refusé de tuer ? De plus, le passage précité utilise des termes si généraux qu’il embrassera la situation de ceux qui, respirent spontanément, sans appareil de ventilation, et ont seulement besoin d’un apport hydrique et alimentaire par le biais d’une sonde gastrique totalement indolore et sans risque. Ou encore, ceux qui, diabétiques, peuvent encore vivre plusieurs années avec un traitement. Mieux vaudra, dans ce dernier cas, ne pas dire trop fort ce que l’on pense de l’acharnement thérapeutique ni affirmer, à l’occasion d’une intervention chirurgicale quelconque, que l’on souffre vraiment beaucoup. Vos propos risqueraient d’être interprétés comme l’expression anticipée d’un souhait de mourir. Que la volonté du patient se porte clairement vers la mort, ou qu’elle soit interprétée telle par l’entourage médical, elle s’imposera à ce dernier, qui ne disposera d’aucune possibilité de se soustraire à ses nouveaux devoirs, même pour des motifs tirés de ses convictions ou de sa conscience. Fort naturellement, pour qu’aucun patient ne soit privé de son droit de mourir, par un médecin scrupuleux, la loi votée le 2 février 2016 n’accorde au personnel médical aucune clause de conscience. Quoi de plus étonnant dans une société, où le communisme a répandu ses erreurs, et où en conséquence l’Etat s’arroge les droits de Dieu, chaque personne n’étant un bon citoyen que si elle laisse sa religion et ses scrupules au placard le matin en allant travailler, pour les retrouver le soir si le cœur lui en dit. La primauté du choix du patient s’exercera donc de manière absolue, sans que la conscience d’autrui soit une juste cause de trouble et de retrait. L’on passe dès lors d’un droit du patient à voir ses choix pris en compte, à un droit à mourir opposable, impliquant une faculté d’exiger d’autrui des actes positifs dont l’effet attendu et voulu est de tuer. De la même manière qu’on avait précédemment inventé une espèce de « droit au logement opposable » à l’Etat et permettant de le faire sanctionner, il y aura désormais un droit de mourir opposable », dont l’Etat devra garantir le respect par le personnel médical. Comme l’a reconnu Mme Marisol TOURAINE, à l’issue du vote à l’Assemblée Nationale, la loi sur la fin de vie traduit donc un renversement total de conception. Le médecin n’est désormais plus maître de ses choix médicaux. L’assujettissement aux desiderata du patient, éventuellement interprétés ou supposés par le corps médical, sera d’autant plus injustifiable que dans les cas où le malade est conscient, l’état de souffrance requis pour pouvoir exiger une « sédation profonde et continue » de nature à lui faire passer l’arme à gauche, ne sera plus nécessairement un état objectif. Il faudra se fier à l’appréciation du patient, s’il peut s’exprimer clairement, sinon à celle du corps médical. Le bouleversement atteint aussi les actes médicaux eux-mêmes. Jusqu’à présent une sédation profonde et continue n’était pas envisageable. Seule une sédation prudente, brève ou légère, était possible. L’arrêt des traitements n’était possible que lorsqu’ils étaient jugés disproportionnés, au terme d’une réflexion sur chaque produit, effet bénéfique sur sa finalité propre, tolérance, complexité de mise en œuvre, admissibilité par le patient. Le dispositif était déjà permissif. Cela s’aggrave considérablement maintenant. La question de savoir si la nutrition et l’hydratation constituaient un « traitement » et pouvaient être interrompues par le médecin, quand l’état de conscience du patient était altéré, avait été tranchée par le Conseil d’Etat dans une décision du 24 juin 2014 qui avait répondu par l’affirmative. Il s’agissait en l’espèce du cas de Vincent Lambert. Le texte voté par les députés consacre officiellement cette solution jurisprudentielle, à tous les patients susceptibles, dans les cas précités, de se voir administrer une sédation profonde et continue. Bel humanisme il est vrai, qui permet de refuser au prochain le minimum vital, au nom de la dignité humaine ! Bravo Messieurs des loges. Autre point, la volonté du patient d’éviter de souffrir n’était pas assimilée dans les textes à une volonté de mourir, et une telle volonté, même exprimée clairement, ne créait aucun droit pour le patient à se voir administrer la mort. Désormais, il peut exprimer par avance des directives anticipées que le médecin devra normalement respecter (article R4127-37-1 du Code de la Santé Publique), sauf s’il les juge inappropriées, chose qui se produira sans doute plus souvent si elles vont dans le sens d’un maintien des traitements que d’un arrêt de ceux-ci. Il faut souligner sur ce point que le décret n°2016-1066 pris en application de la loi, et qui lui est inférieure dans la hiérarchie des normes semble interdire la pratique de la sédation profonde et continue quand le patient s’y est opposé (art. R 4127-37-2 du Code de la Santé Publique), alors que la loi semble ouvrir une possibilité absolue du médecin de s’opposer, dans le cadre d’une procédure collégiale, aux directives anticipées. Cette non-conformité du décret par rapport à la loi, si elle était invoquée dans un contentieux, et admise par les juridictions, permettrait aux médecins n’ayant pas respecté le souhait de vivre exprimé par leur patient dans ses directives anticipées, de s’en tirer à bon compte. Le patient peut refuser certains soins, et réclamer la mort s’il est atteint d’une affection grave et incurable. Il lui suffit de décider d’arrêter un traitement. Le médecin ne peut s’y opposer. Les nouvelles dispositions caractérisent donc une nouvelle extension de l’individualisme forcené qui traduit l’émergence contemporaine, de l’homme dieu. Cependant, il ne faut pas s’y tromper, l’inspiration individualiste qui anime la loi votée n’est qu’un miroir aux alouettes, destiné à faire désirer et accepter l’euthanasie par une population qui n’agit désormais plus que dans le sens que lui dictent ses émotions, suscitées par un battage médiatique en règle et à sens unique. Derrière toutes ces modifications, les vraies raisons de la réforme de la fin de vie sont d’inspirations économiques et malthusiennes. Il s’agit de réaliser des économies budgétaires conséquentes, et pourquoi pas, de régler une bonne fois pour toutes le problème du déséquilibre de la branche retraite et celui du déficit de la sécurité sociale. Pour preuve, l’arrêt sur décision collégiale des traitements, notamment ceux ayant pour effet le maintien de la vie, quand ils sont jugés « inutiles » ou « disproportionnés ». Autre preuve : on donne au personnel médical la faculté d’interpréter la volonté exprimée par certains patients en une volonté de mourir, et on impartit également à ce personnel médical le devoir de tuer quand le patient est inconscient. C’est donc bien qu’en réalité ce que l’on protège, ce n’est pas sa dignité, mais l’intérêt de ceux qui ne veulent pas assumer le coût de sa vie. Les choses replacées dans leur vraie finalité, Il n’est pas étonnant que les députés aient accordé si peu d’importance à l’aspect immoral du texte voté, ni au fait que ce dernier place tout médecin dans la situation de contredire impunément dans ses actes, le serment qu’il a prêté lors de son entrée dans la profession. N’a-t-il pas juré, ce jour là : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » ? A l’avenir, sera poursuivi celui qui s’abritera derrière le mur de sa conscience morale, et qui refusera d’obtempérer aux lois iniques qui le gouvernent. En revanche, le médecin qui donnera la mort dans les cas prévus par la loi ne fera que son devoir, et ne pourra être inquiété, ni sur le plan disciplinaire, ni sur un plan civil ou pénal. On en revient ainsi à une situation analogue à celle des criminels communistes ou nazis, et de tous ceux, qui coupables ou innocents – tels les Papon, Touvier – ont obéi ou cru obéir à moment donné de leur carrière à des ordres de l’autorité légitime …. avant que l’autorité légitime ne change et que l’Histoire, dont Brasillach, Mitterand et d’autres disaient fort justement qu’elle est écrite par les vainqueurs, ne les accable.

Prier à Lourdes pour ...la conversion des musulmans

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambelle (forteresse médiévale du pays de Bigorre, ancêtre du château de Lourdes : voir photo ci-dessus) s’apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé.

Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât :
« ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu’il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d’Elle seule.»
Charlemagne signe l’accord.

Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes. (1)
« Du 11 février au 16 juillet 1858, par dix huit fois, la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle. L’évêque de Tarbes et Lourdes permit le culte de Notre-Dame en ces lieux et une chapelle y fut construite. Depuis lors, des foules innombrables y viennent du monde entier. La mémoire de ces apparitions a été inscrite au calendrier romain en 1907. » (diocèse de Tarbes et Lourdes)
Chaque année, le 11 février, nous fêtons Notre Dame de Lourdes : prions pour la conversion des musulmans et le salut de la France, fille aînée de l’Église.

Voir la grotte de Lourdes en vidéo (direct)

(1) Tiré de La Vierge Marie dans l’histoire de France du Marquis de la Franquerie.

Iskander : Dragon de l’Albanie

Enlevé par des musulmans et élevé pour être leur champion, ce héros chrétien est devenu leur pire cauchemar … George Kastrioti Skanderbeg (6 mai 1405 – 17 janvier 1467), est également connu sous le nom d’Iskander (Lord Alexander). « Il était également connu sous le nom de « Dragon de l’Albanie » et il est le héros national de ce pays. Son histoire est longuement racontée dans le nouveau livre Defenders of Christianendom (Défendeurs de la chrétienté). George était le fils d’un seigneur albanais qui avait été forcé de se soumettre à Murad II, le sultan de l’Empire ottoman. Il était encore un jeune garçon quand lui et ses trois frères ont été remis par ses parents à l’empire musulman dans le cadre de la pratique de devsirme (la pratique par laquelle l’Empire ottoman envoyait des officiers militaires pour emmener des garçons chrétiens âgés de 8 à 18 ans à leurs familles pour être élevées au service de l’Etat, cette «taxe des fils» ou «taxe sur le sang» ne s’appliquait qu’aux sujets chrétiens de l’empire, dans les villages des Balkans et de l’Anatolie. Alors que ses trois frères aînés ont été lentement empoisonnés quand ils ont fermement refusé de se convertir à l’islam, George a été autorisé à vivre, car il était seulement un enfant. Forcé de se conformer aux pratiques de l’Islam, George fut soumis à un entraînement impitoyable au cours duquel il excella, se révélant à la fois un guerrier physiquement puissant et finalement un brillant commandant de campagne. S’élevant rapidement à travers les rangs, il fut nommé bey generalissimo et confié à la tête d’une grande unité de cavalerie musulmane. Le sultan ottoman lui-même l’honora en lui conférant le nom d’Iskander, «Lord Alexandre», le comparant favorablement au conquérant macédonien Alexandre le Grand. Le commandant hongrois Hunyadi était en campagne contre l’Empire ottoman lorsqu’il rencontra Iskander dans la ville de Nish. Inconnu de ses commandants, Iskander n’avait jamais vraiment accepté l’Islam, ni oublié le meurtre de ses frères héroïques. Il avait aussi secrètement communiqué avec des nobles albanais de son propre pays, car les musulmans n’avaient pas réussi à effacer la mémoire de sa patrie. En apprenant la mort de son père, Iskander décida qu’il rejoindrait l’armée catholique en marche et se battrait contre les Turcs pour restaurer l’Albanie. Avec trois cents Albanais qui avaient été forcés de servir les Turcs, il fit défection et combattit côte à côte avec Hunyadi. Tournant leurs épées contre leurs oppresseurs islamiques, ils vainquirent facilement l’armée musulmane À ce stade de sa carrière, Iskander était un personnage impressionnant, «grand et mince avec une poitrine proéminente, de larges épaules, un long cou et un front haut. Il avait les cheveux noirs, les yeux enflammés et une voix puissante. Sa nature était si guerrière qu’il avait vraiment besoin de se battre de temps en temps. Il tua plus de deux mille Turcs de ses propres mains. Il était un maître de toutes les armes, rapide et ingénieux, un général avec un regard rapide et certain, audacieux et résolu. Naturellement possédé d’un tempérament fougueux, la colère lui montait rapidement à la tête et embrasait ses yeux. Mais il savait dominer sa colère, mordant ses lèvres jusqu’à ce qu’elles saignent. Son courage dans la bataille découlait de cette lutte contre ses passions diaboliques. Dans l’ensemble, ses coutumes étaient pures, sa manière noble et élevée. La Vierge Marie était sa force et son inspiration.  » Iskander déclara la guerre à ses anciens maîtres, dans le but de venger son pays des atrocités qu’il avait subies sous l’Empire ottoman. Sa bannière arborait un aigle à deux têtes, une image significative pour sa propre famille, mais aussi celle qui avait été utilisée par l’Empire romain. Il est devenu un emblème bien reconnu dans les Balkans, symbolisant le refus du peuple albanais de se soumettre à l’islam. Plusieurs des princes albanais se révoltèrent contre leurs seigneurs et se rallièrent sous la bannière d’Iskander, formant la Ligue de Lezhe, et élisant Iskander pour diriger l’armée albanaise. Iskander était un adversaire invincible de l’Islam, et la raison de son succès n’était pas un secret: il « aimait le sanctuaire de Marie avec un amour dévoué et enthousiaste; et Marie en retour, non seulement fit de lui un modèle de perfection chrétienne, mais lui donna également un pouvoir invincible, qui a préservé non seulement l’Albanie, mais aussi la chrétienté pendant son règne ». Il y avait à cette époque une peinture miraculeuse dans la ville de Scutari, qui était la capitale de l’Albanie. Notre-Dame de Scutari (alias Notre-Dame du Bon Conseil) était une image de Notre-Dame tenant son divin Fils qui avait été peinte sur une fine feuille de plâtre par une main inconnue. Ce portrait a été vénéré et aimé par le peuple albanais fidèle, et comme un enfant, George Castriota a visité ce sanctuaire. C’était Notre-Dame de Scutari qui l’avait consolé et préservé à travers toutes ses épreuves, et maintenant, quand il retournait en Albanie et lui dédiait sa vie, c’était elle qui le rendait invincible au combat, le redoutable Dragon d’Albanie. Notre-Dame de Scutari. Le premier véritable test d’Iskander fut la bataille de Torvioll, qui eut lieu en juin 1444. Le sultan ottoman envoya une armée de 25 000 hommes en Albanie sous la direction d’Ali Pacha, l’un de ses commandants les plus accomplis. Iskander emmena avec lui 15 000 hommes dans la plaine de Torvioll pour rencontrer Ali Pacha, l’attendant au combat au pied d’une large pente. Le champ était entouré des deux côtés de collines et d’une forêt dense, semblant donner un avantage distinct à l’armée musulmane. Dès que les armées furent pleinement engagées, 3 000 hommes qu’Iskander avait cachés dans la forêt apparurent soudain et frappèrent les troupes ottomanes à l’arrière, provoquant une panique parmi les soldats turcs. Les ailes de l’armée albanaise se tournèrent en même temps vers le centre, attaquant les flancs et faisant beaucoup de dégâts. Voyant son armée s’effondrer devant lui, Ali Pacha et sa garde personnelle fuirent le champ de bataille. Presque chaque soldat turc fut mis à l’épée, et seulement 2.000 furent faits prisonniers. Du côté Albanais, seulement 120 hommes succombèrent. Toute la chrétienté fut encouragée par cette magnifique victoire, et Iskander fut invité à se joindre à une alliance papale dans une nouvelle croisade contre les Turcs. Iskander fut empêché de rejoindre l’armée chrétienne en raison d’un ruse trompeuse ourdie contre lui par le roi de Serbie. Alors Hunyadi finit par se battre contre les forces ottomanes sans son aide et elles furent sévèrement vaincus. En 1449, le sultan ottoman mena une armée de 200 000 hommes en Albanie. Aucun des bastions de l’Albanie ne pouvait lui résister, jusqu’à ce que finalement le sultan se soit trouvé face à Iskander au château de Kruje. « Avec une stratégie sans égale, Iskander parvint à garder les myriades de ses adversaires hors des murs. Avec une énergie presque surhumaine, il balaya de manière inattendue, maintenant ici et là, de nuit et de jour, au milieu de l’ennemi; tous ses soldats munis d’une épée qui en firent périr des dizaines, et sa propre lame frappa comme l’éclair et fit tomber des têtes musulmanes comme des flocons de neige partout où il passait. » Quand le siège a finalement été levé, 20 000 ennemis étaient morts sur le champ. de l’armée musulmane « poursuivie, dans un terrible massacre, par les chrétiens. » Après la bataille, Iskander alla s’agenouiller devant l’image de Notre-Dame de Scutari, la remerciant et l’exaltant publiquement pour son succès. « Il était un héros formé dans la même école que tous ceux qui tirent leur force de leur dévotion à la Sainte Vierge. Comme un nouveau saint Fernando, roi de Castille, Scanderbeg était, sous la conduite de Marie, aussi doux en paix qu’il était terrible dans la guerre. Le bon prince chrétien était souvent vu à ses pieds pour implorer la protection de sa Dame dans ses plus grandes afflictions. » Le pape Nicolas V appelait Iskander «le champion et le bouclier de la chrétienté», ce qui était vrai parce que la Bienheureuse Vierge Marie protégeait son champion et lui accordait ses victoires. Ni la trahison, ni les attaques surprises ne purent vaincre Iskander, jusqu’à ce que finalement il parut au sultan Mehmet qu’il ne pourrait jamais vaincre Iskander sur le champ de bataille. Prenant une approche différente, il feignit d’avoir de l’estime pour le prince albanais, lui offrant son amitié si seulement Iskander lui livrait son fils en otage. Iskander snoba le sultan ottoman par écrit, signant son refus, « Skanderbeg, prince des épirotes et des Albanais et soldat de Jésus-Christ. » Après la mort de Hunyadi, en l’année 1459, le pape Pie II tenta de rassembler les princes chrétiens pour une nouvelle croisade sous le commandement d’Iskander. Ses efforts rencontrèrent un échec total, et ses appels en vue de la réalisation trouvèrent écho à travers les siècles, jusqu’à maintenant où ils ont une valeur particulière : «Nous sommes venus pleins d’espoir; mais nous sommes obligés de le considérer en vain. Nous avons honte que la tiédeur de la chrétienté soit si grande. Certains courent après leurs plaisirs, d’autres sont enchaînés par l’avarice. Les Turcs sont prêts à affronter la mort pour leur doctrine, mais nous ne tolérons ni les moindres dépenses ni les malaises les plus insignifiants pour la cause du Saint-Évangile. » Ces paroles conservent toute leur valeur en 2018. Il y eut beaucoup plus de batailles qu’Iskander mena contre le Turc, seul et sans recevoir l’aide d’une Chrétienté ingrate. Avec l’aide de Notre-Dame de Scutari, il resta invincible, se battant pour préserver une Chrétienté qui le négligeait. En 1466, Iskander apprit que le sultan ottoman avançait de nouveau vers sa patrie avec une armée de 200 000 hommes. Lui et ses compatriotes albanais avaient porté le poids des batailles de la chrétienté, et cela avait presque ruiné son royaume. Le Dragon d’Albanie se rendit à Rome pour demander l’aide du pape. Ce sont ses mots mêmes: « Après vingt-trois années de guerre incessante, je me présente ici avec les guerriers qui restent. Notre pays est épuisé par tant de batailles; L’Albanie est un corps dont aucun membre ne reste sans défense; il ne reste plus que quelques gouttes de son sang pour le monde chrétien. Hélas, venez à notre secours, sinon le dernier champion de Jésus-Christ disparaîtra bientôt de l’autre côté de l’Adriatique! » Le pape donna ce qu’il pouvait, mais l’aide était purement financière, et pas suffisante pour répondre aux besoins d’Iskander. Comme si le monde n’était pas digne de tels hommes. Tous les albanais souffraient âprement. Il ne restait plus maintenant que le cœur à percer. Iskander retourna au château de Kruje, qui était alors entouré par l’armée de Mehmet. Le siège dura des mois, avec un lourd tribut des deux côtés. Iskander, avec ses meilleurs guerriers, resta à l’extérieur des murs afin qu’ils pûssent arriver à n’importe quel endroit inattendu pour contrarier et harceler les assiégeants turcs. Après plusieurs mois, Mehmet retourna à Constantinople, laissant une armée de 80 000 pour continuer le siège. Avec seulement 13 000 hommes restants, Iskander attaqua les Turcs si violemment que leur chef fut tué et le reste s’enfuit dans la panique. « Le prince et le guerrier invaincu, dont la force d’âme donnait à ses compatriotes la force de se libérer de leur léthargie, le courage de s’élever contre les infidèles oppresseurs, osant mépriser la mort et les expulser ainsi de leur pays, émurent ses sujets non seulement par l’exemple mais également par sa foi inébranlable, son ardente charité et son inébranlable espérance … Scanderbeg était l’épée de Dieu contre les ennemis de la sainte foi catholique, le mur de défense imprenable protégeant son royaume. » Physiquement épuisé par ses travaux, et sentant que sa mort était proche, Iskander alla une dernière fois visiter Notre-Dame de Scutari à son sanctuaire, puis se retira dans la ville de Lesh pour mourir. Là, sur son lit de mort, il fit sa dernière confession, et reçut l’extrême onction. Mehmet avait ses espions en Albanie, et était donc pleinement conscient qu’Iskander était en train de mourir. Il envoya une autre grande armée en Albanie pour attaquer Lesh, s’attendant à conquérir toute l’Albanie une fois qu’Iskander serait mort. Les bruits de la bataille, et les cris de désespoir venant de la population effrayée atteignirent Iskander. En entendant les cris, les yeux du mourant s’ouvrirent. La couleur est revenue à ses joues. La transpiration de l’agonie a disparu. Iskander ordonna de lui apporter son cheval et des armes. Puis, une grande bataille s’ensuivit aux portes de Lesh. Le Dragon d’Albanie avait repoussé la mort et l’avait portée aux ennemis de la chrétienté. Les musulmans furent mis en déroute et complètement vaincus au terme d’une bataille sanglante. Iskander remercia la Sainte Vierge et revint triomphalement dans son palais. Une fois là, il mit de côté ses armes et retourna à son lit où il s’affala puis rendit son âme à Dieu. Il avait fini sa vie comme un puissant défenseur de la foi catholique et de la chrétienté, et son étendard de bataille devint le drapeau de son Albanie natale.