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dimanche 4 décembre 2022

Sainte Barbe

Yvone-Aimée de Malestroit en 1927 réalise sa vocation d'Augustine à Malestroit et devient alors, Sœur Yvonne Aimée de Jésus.

Yvone-Aimée de Malestroit

Yvonne Beauvais (1901-1951), devenue en 1927, Sœur Yvonne-Aimée de Jésus, fut tour à tour maîtresse des novices, Supérieure de notre communauté puis fondatrice et première Supérieure Générale de la Fédération des monastères de notre Ordre. 

Elle conjugua une ardente recherche de Dieu avec une attention humaine et apostolique efficace à tout et à tous. A peine entrée au monastère elle avait lancé le projet de construction d’une clinique médicale et chirurgicale à Malestroit. Elle en fut la cheville ouvrière.

Des grâces et des épreuves exceptionnelles donnèrent à sa vie la forme d’une ligne brisée où tout converge en ligne droite. Elle fut menée par des voies étonnantes et difficiles. Sa vie hors-normes s’explique par l’inspiration profonde qu’elle eut, tout enfant, d’aimer le Christ plus que tout le monde. Cette histoire d’amour entre Dieu et Yvonne Aimée est l’axe unique de sa vie. C’est à ce niveau de l’amour que l’aventure de Mère Yvonne-Aimée est intelligible et extraordinaire.

Une vie incroyable dont témoignent quelques sœurs qui ont vécu avec elle (Yvonne reçut des songes qu’elles avaient notés plus de 20 ans avant leurs réalisations) – Elle fut une héroïne de la 2e guerre mondiale décorée de 6 médailles, dont la Légion d’Honneur remise par le Général de Gaulle – Des charismes de bilocation, lecture dans les cœurs, prémonition et stigmatisation. 

Très beau reportage fait par France 3 Ouest 1993 (Les noces du ciel et de la terre) – Une des plus grandes mystiques françaises du 20e siècle aux charismes étonnants : Stigmatisation, bilocation, prémonition, lecture dans les conscience, anneau mystique invisible.
Ce reportage est suivi de documentaires, témoignages et interviews.

I. Documentaire « Les Noces du Ciel et de la Terre » de 1993 (00:45) : La vie d’Yvonne-Aimée de Jésus (54:47) : Témoignage d’un ami intime : le Père Paul Labutte (01:26:01) : Interviews : Abbé René Laurentin, Docteur Maheo (01:43:13) : Entretien avec l’abbé Paul Labutte.

II. (02:42:02) Documentaire « Un Amour extraordinaire : Yvonne-Aimée de Malestroit » du Père René Laurentin (1986).

 III. (03:36:04) Documentaire « Mémoires de Résistants : Sœur Marie-Bernard d’Antin & Philippe Reinhart » (2002) Témoignages sur l’action de Mère Yvonne-Aimée durant la Seconde Guerre mondiale.

 IV. ( 04:03:42) Émission « Mystères » n° 6 : « Yvonne-Aimée » (1993).

Mère Yvonne Aimée est une religieuse qui vécut à Malestroit en Bretagne, de 1927 à 1951, est une héroïne de la résistance, elle fut décorée à plusieurs reprises, et notamment par le général De Gaulle qui l’a faite chevalier de la légion d’honneur.

Sa charité sans bornes lui fit soigner sous le même toit les blessés allemands, qui occupaient son couvent, et ceux de la Résistance qu’elle cachait. La Communauté actuelle, composée d’une cinquantaine de religieuses de vie canoniale, poursuit son oeuvre dans une vie de prière assidue et dans le soin des malades au sein du Groupe Hospitalier Saint Augustin.

Le livre « Ma mère selon l’Esprit », rédigé par le Père Paul Labutte (fils spirituel de Mère Yvonne Aimée), fait état des phénomènes surnaturels qui ont jalonné la vie de la religieuse. Leur authenticité a été reconnue par Mrg Picaud, évèque de Bayeux et Lisieux à l’époque. 

Vers 19 h 30, ce même soir, je me rendis à l’Oasis Notre-Dame de Consolation où Soeur Saint-Vincent Ferrier, tout en larmes, m’y accueillit et me dit : Vous avez reçu ma dépêche ?
Oui ! Où est-elle ce soir, notre Révérende Mère Yvonne-Aimée ? Pour obéir, je me retins de raconter que je l’avais vue, au début de l’après-midi dans le métro et qu’elle était menacée d’être déportée cette nuit. Je dînai au parloir, la mort dans l’âme, tandis que Soeur Saint-Vincent Ferrier, par crainte de la Gestapo, visitait la maison pour s’assurer, me dit-elle, que les portes et les volets de fer étaient bien fermés. En me levant de table, je demandai l’autorisation de monter au premier étage, dans le bureau de Mère Yvonne-Aimée. Je dus traverser sa chambre contiguë : le bureau était sans doute tel qu’hier matin à son départ, mais sur la table s’accumulait déjà le courrier non décacheté.
Je fermai la porte, et navré, je me mis à marcher de long en large devant la cheminée, tout en m’efforçant de réciter encore un chapelet. Mes pensées vagabondaient. Je revivais les incidents du début de l’après-midi, j’imaginais le départ en déportation, à cette heure-ci, peut-être, dans la cour d’une prison, mais laquelle, Fresnes ? La Santé ? Le Cherche-Midi ?… » Je vous salue, Marie. Pleine de grâce… Le Seigneur… » Je m’interrompis brusquement, car dans le bureau même, je venais d’entendre un bruit sourd, semblable à celui d’un cavalier botté sautant de cheval et retombant à pieds joints. Me retournant à la seconde même, je me trouvai en présence de Mère Yvonne-Aimée, debout, près de son bureau, dans l’angle opposé à la porte du vestibule qui était fermée. Vous ! m’écriai-je.
Et je bondis et je la saisis par les deux poignets. Elle portait les mêmes habits civils et les mêmes bottes de caoutchouc que dans le métro, mais elle n’avait plus ni chapeau de feutre ni lunettes. Elle était tête nue, les cheveux en désordre.
Laissez-moi ! Lâchez-moi ! disait-elle en faisant des efforts saccadés et violents pour se dégager. Elle heurtait les fauteuils, elle se débattait avec effroi, avec force. Elle ne me reconnaissait pas. Elle me prenait, je le sus plus tard, pour le tortionnaire de la prison. Je réussis progressivement à l’apaiser. Elle murmura – Où suis-je ?… où suis-je donc ? Regardant à droite et à gauche, elle s’étonna – Mais… c’est mon bureau ! Enfin elle me reconnut et avec un sourire maternel – Mais… c’est… toi, Paulo…
Il était environ 21 h 10. Mon Dieu, que se passe-t-il donc ? À vrai dire, ce retour, portes closes, januis clausis ne m’étonnait guère : dans cette journée du 17 février 1943, je n’étais plus à un fait extraordinaire près. J’interrogeai Mère Yvonne-Aimée. Elle venait de s’asseoir, épuisée, dans un fauteuil, près d’une fenêtre. Elle me répondit :
– Ah !… je sais maintenant… je comprends… C’est mon bon Ange qui m’a délivrée et ramenée ici. Il m’a saisie dans la cour de la prison, juste au moment où l’on nous mettait en groupe pour partir en Allemagne… Il a profité du brouhaha et du désordre qui se sont produits au moment du rassemblement et aussi de l’obscurité, du black-out… Avez-vous tous beaucoup souffert ? Oh… oui.
Je me demandais bien comment prévenir Soeur Saint-Vincent Ferrier qui se disposait à passer la nuit en prière et qui devait m’attendre au petit parloir du rez-de-chaussée. Elle était venue, en fait, s’asseoir, chapelet en main, près de la porte d’entrée, tristement, sur la première marche de l’escalier. Je descendis. À ma vue, elle se leva et se lamenta de nouveau : – À cette heure-ci, notre Révérende Mère est peut-être embarquée en déportation ! Non ! répondis-je sans hésiter. Elle va rester à Paris.
Puis rapidement, j’ajoutai : – Elle va être libérée… Elle n’est pas loin. Et brusquement : – Elle est de retour ici… Venez vite dans son bureau. Soeur Saint-Vincent Ferrier, suffoquée, monta précipitamment l’escalier. Je la suivis. Mère Yvonne-Aimée était bien là, mais si lasse et si angoissée, se demandant encore si elle était vraiment de retour à l’Oasis… Sur sa demande, nous la laissâmes seule quelques instants. Nous redescendîmes au rez-de-chaussée, puis nous remontâmes au premier… Mère Yvonne-Aimée n’était plus dans son bureau. Nous la trouvâmes dans sa chambre voisine, étendue toute habillée sur son lit, le visage extatique, plongée dans un sommeil paisible, enveloppée d’un grand voile de tulle blanc, serré au front par un étroit cercle d’or. Le lit, la chambre, la cheminée, les meubles étaient jonchés ou parés de fleurs fraîches, où dominaient (en ce mois de février 1943, dans Paris occupé par les Allemands) des arums, des tulipes et des lilas blancs. Il aurait fallu deux jardiniers au moins pour apporter ces fleurs et un grand artiste pour disposer, sur Yvonne-Aimée, les plis du voile qu’elle-même n’aurait pu arranger.
Soeur Saint-Vincent Ferrier et moi, nous demeurâmes, en silence, à son chevet…… Mère Yvonne-Aimée se réveilla, s’étonna de voir tant de fleurs, se leva avec son long voile, fit un ou deux bouquets avec les tulipes et les arums qui étaient sur son lit, mais, n’en pouvant plus, s’interrompit. Soeur Saint Vincent Ferrier resta pour panser les blessures que portait Mère Yvonne-Aimée sous ses vêtements. Je me retirai. Après un telle journée, J’aurais du être exalté, ou, tout au moins, empêché de trouver le sommeil. Or, je m’endormis vite, paisible, comme un enfant.

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