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vendredi 28 janvier 2022

Saint Thomas d'Aquin

Articles Marie Julie Jahenny

Marie Julie Jahenny

"Vous qui avez soif de Mon Règne..." - Jésus, à Marie Julie Jahenny

Extraits de l’extase de Marie Julie du Crucifix le 19 avril 1923 (Ces paroles s’adressent à toutes les âmes qui désirent le grand Règne Eucharistique).

Le Divin Cœur «Paix, paix Mes petites épouses, Je suis la résurrection et la vie.

C’est dans Mon divin Cœur que Je veux vous attirer et vous faire tous pénétrer jusqu’au centre, jusqu’au plus profond de mes abîmes d’amour, d’amour de tendresse et de bonté.

« Mes petites âmes épouses, là Je vous réunis tous, pères, mères, enfants, affligés, éprouvés, souffrants, chargés de Ma Croix; âmes bien-aimées, vous trouverez tout dans ce Cœur adorable, vous qui avez soif de Mon Règne.

Ô! que cette soif Me plaît, Me désaltère, Me console et Me fond en amour pour Mes bien-aimés.

À mesure qu’il approche, ce Règne adorable, à mesure Je multiplie les épreuves pour Mes bien-aimés. Je multiplie les peines pour Mes mieux aimés. Je multiplie les larmes pour Mes protégés et les protégés de Ma tendresse.

Mes petites épouses, avec ce règne divin de Mon Cœur adorable, vient celui de la Croix (2 fois), de Ma Croix méconnue, de Ma Croix méprisée, de Ma Croix que si peu d’âmes aiment et portent joyeusement.

« … Mon Divin Cœur et Ma Divine Croix … Voilà les deux abris de joie et de paix pour Mes bien-aimés que Je veux conserver pour Me glorifier après la terrible épreuve, Mes bien -aimés à qui Je ne refuserai rien dans ces deux grands triomphes qui seront le grand signe de joie, d’espérance, de paix et de sûr abri dans les grands orages de Ma terrible justice.

« Mes petites âmes aimantes, ne vous préoccupez point de vos domiciles, ne vous préoccupez point de vos demeures. Pour un temps de prodiges, Je vous couvrirai dans vos maisons de Mon puissant amour, Je vous protégerai contre les assauts, les haines et les vengeances d’âmes sans foi, sans confiances et armées contre Moi de haine et de fureur, »

Le Divin Cœur: « Mes petites âmes aimantes, après ce sera le dur châtiment. Et pourtant cette pensée M’effraie, Mes petites âmes: C’est de rappeler tant d’âmes dans Ma disgrâce, tant d’âmes souillées, tant d’âmes qui ne Me connaissent plus et ne M’aiment plus.

« Après, ce sera un tourment inouï, un châtiment qui épouvantera même les pêcheurs, les âmes coupables, et parmi ce grand châtiment qui purifiera la terre et la renouvellera, en beaucoup d’endroits il restera peu de monde. Mes petits justes la repeupleront et l’embelliront par leur foi et leurs belles vertus.

« Mes petits enfants, ce sera tout à la fois, le châtiment terrible, le tremblement de terre, le grand courroux du tonnerre, beaucoup de maladies incurables à l’art humain, l’art humain sera impuissant contre Ma volonté.

« Mes petites âmes aimantes, le remède le plus doux pour vous fortifier, pour vous protéger: Une médaille bénite où est tracée Ma divine Croix adorable, une médaille bénite de mon Divin Cœur. Vous tremperez dans un verre d’eau ces deux images, Mes petites épouses, que ce soit en carton ou en métal, vous boirez de cette eau deux fois bénite, deux fois purifiée. Une seule goutte dans vos aliments, une toute petite goutte suffira pour éloigner, non pas le fléau, mais les fléaux de Ma justice si longtemps promis au peuple coupable.

« Mes petites âmes aimantes, conservez toujours les petites herbes, car ce nom est si précieux. Ce nom est pour Moi, un nom d’amour. C’est le nom du grand apôtre qui a adopté ma Mère pour sa Mère, et ma Mère l’a adopté pour son fils. (Il s’agit de l’herbe de St Jean, le lierre terrestre) « Mes petites épouses, Je vous assure c’est pour dissiper toutes craintes et toutes frayeurs, vous ferez toucher à vos fronts, l’image ou la douce médaille de Ma Mère Immaculée.

Vos esprits resteront calmes, vos intelligences ne craindront pas l’approche de la terreur des hommes, vos intelligences ne ressentiront point les effets terribles de ma grande justice. Soit,’, l’image Immaculée, soit la médaille de Marie Conçue sans péché, cette belle invocation qui réjouit tout le Ciel et fait sourire ma Sainte Mère.

« Mes petits enfants, vous porterez toujours vos, petites Croix, ou vos grandes Croix, sur vous-mêmes, ne les quittez pas. Elles auront sur vous-même, leur éclat au grand triomphe de Ma Croix adorable. C’est par elles Mes petites âmes aimantes, et par le grand règne de l’amour de Mon Divin Cœur que vous obtiendrez d’innombrables grâces et que rien ne pourra vous faire de mal, car, aujourd’hui, Je vais donner une si grande bénédiction pour tous ces grands malheurs que le péché a attirés sur la terre, pour toutes ces affreuses catastrophes que Je tiens toutes préparées. Le règne du mal ne sera pas long désormais. Il y aura une grande lutte entre tous les hommes, hommes de bien et hommes du mal, une lutte terrible, plus terrible que le châtiment dernier qui a fait tant de victimes et fait verser tant de larmes. (La « Grande guerre » comme on l’appela, terminée au moment de cette extase depuis à peine quatre ans et demi.) « Mes petites âmes, épouses bien-aimées, vous pouvez bien amasser quelque chose petit à petit et à notre heure plus proche, Je vous dirai le tout et Ma justice s’étendra sur la terre avec toutes ses rigueurs. Je serai glorifié par Mes justes, consolé et réjoui.

« Mes petites âmes aimantes, il y a bien des choses que Mon Divin Cœur ne vous révèle pas encore. À la dernière heure il sera encore temps parce que Je vous donnerai le temps nécessaire pour amasser ce qui vous sera utile (2 fois).

Mes petites âmes aimantes, il y aura une belle résurrection sur la terre de Mes justes et Je donnerai à pleines mains Mes trésors, Mes faveurs et Mes merveilles toutes puissantes (2 fois). Je vous aime si tendrement. « Mes petites âmes aimantes, Je vais avec Ma sainte Mère, épandre sur tous vos objets d’innombrables bénédictions, tout ce que Je puis donner et mettre de trésors de grâces pour Mes petits amis fidèles et bien-aimés. »

Marie-Julie: « Merci, ô! Divin Cœur, merci Mère immaculée. Tout au Divin Cœur. C’ est moi qui reçois tout du Divin Cœur pour Ses bien-aimés. »

Merci à Senex

Prières pour le Pape
par Marie-Julie du Crucifix
- Extase du 13-8-1974

Ô Très Saint-Sacrement, ô Cœur Sacré de Jésus, Ô Marie Immaculée, gardez et protégez le Souverain Pontife. Priez pour nous.

Ô Très Saint-Sacrement, du haut du Ciel, Jésus veille sur le Souverain Pontife et chaque jour au Très Saint-Sacrement il envoie une bénédiction au Souverain Pontife.

Ô Très Saint-Sacrement, qui faites goûter des consolations si douces, et vous, Vierge Immaculée, qui intercédez auprès du Sacré-Cœur, faites descendre une douce rosée sur le cœur du Souverain Pontife et priez pour nous.

Ô Très Saint-Sacrement, qui êtes la source d’où découlent toutes les grâces, qui venez nous nourrir et nous désaltérer de Votre Sang adorable, faites que nous allions puiser à cette source d’eau vive. Chaque matin, Marie Immaculée va chercher cette rosée pour la distribuer à ses enfants et au Souverain Pontife.

Ô Très Saint-Sacrement, fournaise de l’Eucharistie, qui réchauffez les âmes justes, notre cœur est ouvert pour Vous recevoir et Vous cacher. Et vous, Marie Immaculée, priez pour nous qui sommes sur la terre, bénissez le Souverain Pontife au Très Saint-Sacrement.

Ô Sacrement de l’Eucharistie, ô Jésus toujours bon pour nous recevoir, vous nous invitez d’aller prier au Très Saint-Sacrement comme Marguerite-Marie. Purifiez, fortifiez-nous, rassasiez-nous par Votre Très Saint-Sacrement.

Ô Sacré-Cœur de Jésus, faites couler Vos larmes sur nous, qui sommes toujours dans la misère, dans un tombeau noir et obscur et faites-nous retrouver la lumière.

Que vos Anges portent la couronne sur cette tête vénérable, le bénissant chaque jour, chaque jeudi au Très Saint-Sacrement. Priez aussi pour nous misérables. Nous donnant cette paix si belle, qui a fleuri dans Son Cœur par ce beau lys d’amour, ce beau lys qu’Il va planter au milieu de la France (Henri V de la Croix). Jésus-Christ dit : «France, sors de ton cercueil et de ta poussière. Élève tes cris d’espérance et de confiance au Très Saint-Sacrement.

Jésus-Christ, au Très Saint-Sacrement, va faire couler sur la France, la source des eaux vives, la source des grâces. Il nous appelle tous à Lui, Il veut nous bénir. » Ô Très Saint-Sacrement ! Ô adorable Jésus-Christ ! Avec les Anges et les Saints ! Jésus-Christ au Très Saint-Sacrement nous donne Sa Croix pour bannière. Jésus-Christ au Très Saint-Sacrement nous donne Son corps et Son Sang pour nous fortifier au milieu des combats et au milieu des périls. Il fait voir Son Cœur tout sanglant pour nous. Il va nous donner toutes les marques de Son Amour, de Sa tendresse, nous bénir tous et bientôt. Jésus dit « Je viendrai avec Marie, Ma Mère, pleine de grâces, compatissante et chérie, et avec Saint Joseph, planter ce drapeau de victoire au milieu de votre France.»

Marie dit : «Je viendrai au milieu des Romains planter mon laurier florissant et faire fleurir la foi, bénir le Saint-Père en posant sur sa tête, ma douce bénédiction. L’heure approche, le temps va finir; ces impies sous le ciel vont périr, dit Marie ! Le courroux du Ciel est à son comble, les impies font de vains efforts. Jésus-Christ dans ce beau jardin d’amour semé de fleurs, rempli de délicieux parfums, s’avance au milieu des chaînes pour les briser. Il marche portant une main sur Son Cœur ….. Il a des soupirs d’amour en approchant et étant sur le point d’arriver près du Saint-Père, Il brise ses chaînes et dit : «Viens Pontife, viens Mon fils chéri: elle est arrivée l’heure mille fois bénie de briser tes chaînes.» Ô Jésus au Très Saint-Sacrement d’amour, de paix et d’espérance, Vous nous faites voir l’heureux avenir du Pape. Arrivez, ô Jésus, auprès de Votre fils, votre Vicaire. »

 

Une pauvre petite bergère au sommet de la mystique

Quelle destinée étonnante que fut celle d’une pauvre petite bergère bretonne: Marie-Julie Jahenny (1850-1941). Une aventurière du surnaturel. La récipiendaire d’une multitude de dons à décontenancer le plus féru des théologiens. Une foi rayonnante à convertir le diable, ou presque ! De telles dispositions extraordinaires, ne procurent pas que des amis. Toute sa vie elle a eu à porter de nombreuses souffrances à cause de la crédulité des hommes.

Marie-Julie Jahenny a été connue grâce à l’œuvre d’un curé de campagne : l’abbé Pierre Roberdel qui a publié quatre livres sur la pieuse fille, aux Éditions Résiac. À la demande de Monsieur Kayser, l’éditeur, j’ai rencontré en 1984 l’abbé Roberdel, pour réaliser une cassette sur Marie-Julie. C’était devenu un ami. À 90 ans, il avait gardé une vivacité d’esprit qui me surprenait à chaque fois que je lui rendais visite.

Un jour je lui rendais visite en compagnie de Monseigneur Onfroy.Ils ne s’étaient pas revus depuis 15 ans. Après les amabilités d’usage :
« Mais quel âge avez-vous donc bon Père ?
– Soixante-quinze ans abbé Roberdel.
– Ah mais vous êtes un jeune homme ! »
Cet humour, cette repartie qui fleure la bonne humeur, c’était tout le Père Roberdel. J’avais toujours été fasciné par « sa voix ». La voix d’un conteur né qui lui était particulière, et une rhétorique élégante, colorée et savoureuse que l’on retrouve dans ses écrits.

Il soutenait que c’était « la Providence » qui a tout organisé pour qu’il fasse connaître au monde Marie-Julie. On peut le croire, jugez-en.

Après l’ordination, il a été vicaire instituteur, puis 5 ans de captivité en Allemagne ; à son retour : curé de Mouzillon, puis du Pouliguen. La retraite approchant, il est nommé aumônier de l’école libre de Saint Marc qui ferme la même année. Il se retrouve seul avec la petite communauté de sœurs Jeanne Lanoue : « L’évêché a dû m’oublier » dit-il, et il ajoute : « j’ai fait un travail exceptionnel d’évangélisation, et j’ai pu travailler en toute liberté sur le dossier Marie-Julie ». Le Marquis de La Franquerie, historien et écrivain bien connu, a été l’un des instruments de la Providence, en lui demandant d’écrire la biographie de la stigmatisée de Blain, lui donnant ainsi accès à un gigantesque dossier de plus de 60 000 documents !

Marie-Julie avait dit que ce serait un « prêtre de Nantes » qui écrirait sa vie. À notre connaissance, deux prêtres avaient écrit avant-guerre des biographies qui n’ont jamais été éditées. Or, dans le compte rendu d’une extase, le Christ fait voir à Marie-Julie un prêtre au moment où il enlève ses ornements sacerdotaux : « Regarde bien ses traits, car avant de se fermer, tes yeux pourront les reconnaître. » De fait, lorsque Pierre Roberdel a écrit sur Marie-Julie, il était le seul prêtre encore vivant à l’avoir rencontrée.

Un jour, je lui demandais : Rien dans votre caractère, me semble-t-il, ne vous prédisposait à vous intéresser au surnaturel, vous avez plutôt une expression de foi rigoureuse, ne serait-ce que dans vos prônes dominicaux. Et n’avez-vous pas craint que vos confrères ne vous discréditent en parlant de ces « choses-là »?

– Un prêtre se doit de savoir discerner « la main de Dieu » dans les événements ; bien sûr ce n’est pas facile, mais notre Seigneur connaît notre petitesse et il insiste, il insiste même lourdement parfois. Quand j’ai été convaincu de devoir faire connaître Marie-Julie, j’ai dit dans ma prière que jamais aucun prêtre ou aucun évêque ne me fasse de réflexion sur mon travail sur la pieuse fille. Ma prière a été exaucée, on ne m’a jamais fait aucune réflexion. Au contraire il y a des témoignages de prêtres favorables.

– J’ai été stupéfait du nombre invraisemblable de prodiges dont Marie-Julie a été le récipiendaire. On ne vous a jamais dit que ça faisait un peu trop ?

– Croyez-vous que l’on ait à juger de ces choses-là ? Doit-on dire à Dieu ce qu’il doit faire ? Il n’y a aucune explication humaine aux stigmates, à la bilocation, à la lévitation, à la communion surnaturelle, etc. Marie-Julie a été le récipiendaire de tous ces charismes. Or, tout ceci s’est développé avec beaucoup de délicatesse. C’est bien le Ciel.

– D’accord mais à quoi ça sert ?- Mais vous Christian, vous n’avez pas à être convaincu de la plénitude de Dieu, toute votre vie vous avez pratiqué, vous avez cru, même quand vous étiez en colère contre un ministre de notre Église. Grâce à votre éducation, votre culture, vous n’avez pas mis sur le dos de l’Église le péché de l’homme. D’autres sont interpellés par ces faits surnaturels que la science n’explique pas. Dieu a parlé par la bouche de Marie-Julie au XIXe siècle et au début du XXe, pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui.

– Comment donc ?

– Mais ne croyez-vous pas que c’est l’urgence des temps ? Vous avez vu la situation du monde ? Ça craque de toute part. Dieu appelle, les gens ne l’entendent plus. On dirait que depuis 40 ou 50 ans, tout s’est organisé progressivement pour perdre l’humanité. J’ai 90 ans, j’ai vécu tout cela. Croyez-vous qu’un prêtre qui aime l’Église, qui n’a pas douté une seule seconde de sa vocation, puisse voir la désertification des paroisses, l’ignorance totale des choses de Dieu des jeunes générations, sans éprouver une immense douleur ? Ah les sectes pseudo-chrétiennes ont beau jeu ; il y a un grand appel de Dieu chez les Français aujourd’hui, quelle réponse de l’Église ont-ils ? Le renouveau charismatique et les apparitions. À quelques exceptions près, c’est tout ! Quand je dis cela, je pense à l’apostolat auprès des non pratiquants. Nos prêtres en activité ont tellement à faire. Mais il ne faut pas étouffer les bonnes choses de Dieu.

– Vous dites renouveau charismatique, apparitions, le doigt de Dieu…

– Mais oui, Dieu aime tellement les hommes qu’Il intervient directement dans notre vie. À la façon de Dieu. Et avec sa délicatesse habituelle, Il nous laisse libres. Il propose, on dispose. L’homme dispose bien peu aujourd’hui, la prospérité l’a rendu égoïste, étroit d’esprit, il se regarde vivre, au lieu de vivre. Il copie l’archétype que lui bombarde la télé jour et nuit. Il est devenu un « enfant de pub » oubliant qu’il est un « enfant de Dieu ». Il ne peut pas se rendre compte que sans Dieu, le monde va à sa perte, à la catastrophe. N’est-il pas notre Créateur ? Le monde créé par Lui, ne peut pas fonctionner sans Lui. Même des savants l’admettent aujourd’hui, comme vous l’avez dit dans Chrétiens Magazine en septembre. Coup de chapeau au passage, je ne sais pas comment vous vous débrouillez pour trouver tous ces articles chaque mois, ils stimulent la foi, font aimer Dieu, on a envie d’être un saint quand on le lit. Et le plus exceptionnel, je retrouve le parfum de la foi de mon enfance dans vos pages, avec les mots d’aujourd’hui.

– Merci, mais je rouspète tous les matins dans ma prière, les nouveaux abonnés ne viennent pas assez vite.

– Mais mon garçon, c’est que vous avez vingt ans d’avance. Votre engagement radical dans la foi fait peur à certains, plutôt que de comprendre « ils jugent ». Il faut prier pour leur conversion. Vous me dites que vous avez de plus en plus de prêtres et de religieux qui s’abonnent, c’est un bon signe. Et vous me disiez que vous avez un taux exceptionnellement élevé de réabonnements, vos lecteurs sont comme moi, ils ne peuvent plus se passer de leur Chrétiens Magazine, ils l’attendent chaque mois avec impatience. La preuve de tout ça, vous parlez de Marie-Julie ! Vous m’avez dit que c’est une folie, mais Dieu aime les fous, les fous de Lui.

– Vous désirez encore écrire sur la stigmatisée de La Fraudais ?

– En arrivant ici à la maison de retraite du « Bon Pasteur » j’étais en bien mauvais état. D’ailleurs, je suis arrivé en étant dans le coma, à cause du diabète. Depuis des années je repoussais l’échéance d’y venir. Un malaise, le coma. On m’a transporté ainsi. Quand je me suis réveillé je me suis dit : « J’y suis et bien j’y reste. » Les forces me sont revenues et j’ai ressenti de devoir écrire un certain nombre de choses qui pourraient être publiées après ma mort, pensais-je.

– Comment avez-vous fait pour trouver les forces nécessaires pour écrire ? Ce n’est pas une mince affaire.

– Je dors peu la nuit, ça s’écrivait dans ma tête tout au long de la nuit, dans la journée je me mettais à mon bureau et j’écrivais.

– Dites donc cher Père, vous voulez me faire croire que ce n’est pas vous qui avez écrit toutes ces pages !

– Et vous jeune homme vous voulez me faire dire, ce que je n’ai pas dit ! (Éclats de rire). Je ris, mais c’est « le doigt de Dieu » dans cette affaire de la Fraudais. Rien de contraire à la Doctrine et aux bonnes mœurs. Donc on a le droit d’en parler. Et que ceux qui veulent l’étouffer, qu’ils commencent par s’interroger sur les « diseurs de bonne aventure » et autres « marabouts » qui parlent à la radio et qui tirent les cartes par téléphone ou font des horoscopes par Internet. Dieu l’a interdit dans les Évangiles, ça !

– Je n’ai toujours pas compris pourquoi écrire à nouveau, maintenant ?

– Le « temps de Marie-Julie » est arrivé.

– Diantre, vous y allez fort Père.

– Ce sont les prophéties qui m’ont amené à le comprendre. Depuis des mois je les ressassais et tout à coup, «j’ai tout compris ». Jusqu’alors on piétinait, on les embrouillait, elles sont tellement nombreuses. Elles se superposent continuellement. D’ailleurs le Christ nous a prévenus dans l’une de ces milliers d’extases qu’a eues Marie-Julie : « vous ne comprendrez que quand vous aurez le nez dessus ». Je crois qu’on a le nez dessus. Jusqu’alors on s’était bien trompé !

– Mais pourquoi Dieu voudrait-il nous faire peur ?

– Dans ces extases, une multitude de fois, il est dit comme à Fatima : « voilà ce qui va se passer, si vous ne vous convertissez pas ». Vous êtes le seul journal au monde à avoir écrit, sous la plume de René Laurentin, que la conversion de la Russie était l’Œuvre de la Sainte Vierge, d’autres journaux commencent à le dire timidement. Des livres sortent aussi. C’est ça la foi, on est devenu tellement timide qu’on n’osait plus le dire. Cette timidité est l’œuvre du « terrorisme intellectuel ». Il faut que la contre-offensive de l’Amour et de la Vérité se lève !

– Mais les terribles épreuves qu’annonce Marie-Julie pour la France ?

– Croyez-vous que les Français se convertissent ? Quelques-uns, mais le nombre est bien petit. Alors c’est le moment de relire les prophéties de La Fraudais les plus marquantes, les étapes. N’oublions pas que la durée de chaque étape n’est pas donnée. Je vous le répète : on a le nez dessus !

– On aura toujours le temps de voir venir.

– Réfléchissez avec moi, le Seigneur nous a prévenus qu’elles se répandront partout ces prophéties, ces événements clés qui auront été annoncés d’avance, ne croyez-vous pas que cela fera réfléchir les gens, si par malheur elles s’accomplissaient ? Or, ces milliers d’extases qui ont été recueillies, c’est aussi un catéchisme, par Dieu et la Sainte Vierge eux-mêmes ! Ça ne s’adresse pas aux théologiens, aux exégètes, le catéchisme. Il est fait pour le bon peuple qui se désespère de nos jours du mal qui a tout envahi, d’une société égoïste, de la généralisation de la violence, d’une génération qui casse toute l’œuvre du Créateur. L’œuvre de Marie-Julie c’est un appel à la prière, aux sacrements, au retour à l’Église, celle instituée par Dieu lui-même. Hors de l’Église pas de salut. Le temps des « minauderies » est terminé. Il faut que les catholiques se lèvent, sortent de leur timidité, crient au monde leur confiance absolue en la grâce distribuée gratuitement par le Ciel. C’est ça « croire ». Qu’ils prennent pour exemple cette pauvre petite vieille à la foi bouleversante. Dieu se sert souvent des « petits » pour faire comprendre sa volonté. Je suis fatigué. Vous êtes très bavard Christian (sic !) Contentez-vous de suggérer à vos lecteurs de lire ces prophéties, ils comprendront. Et ils le recommanderont autour d’eux. Que notre Seigneur les bénisse tous.

En quittant l’abbé Roberdel, il m’a assuré de sa prière pendant ma route : « Un chapelet, chaque dizaine dans une langue différente, dont le grec et le latin. » Il était comme ça le Père Roberdel ! Nul doute qu’il est au paradis et prie pour nous.

Christian Ravaz

QUELQUES PROPHÉTIE DE LA FAUDRAIS

« Mon peuple semble rentrer dans l’incrédulité… La religion, chaque jour, s’affaiblit. Bientôt elle sera désertée presque par toute la terre, mais elle régnera dans des âmes isolées… » 10 juillet 1879

« Te rappelles-tu, France ingrate, que tu avais Promis à mon divin Fils, de lui donner ton cœur ! » 18 septembre 1877

« La Mère de Dieu, poussée par l’amour de son cœur, va redescendre sur la terre, apparaissant à son peuple d’une façon qui sera sans mesure. » 15 mai 1882

« Un appel prochain va jeter la consternation dans les cœurs où règne encore la foi. On veut briser l’unité entre le Saint-Père et les prêtres de l’Univers, les séparer du Chef de l’Église, afin que chacun demeure libre de soi, et sans aucune surveillance. » 7 novembre 1882

« Attendez-vous à tout… sans frayeur, ni abattement, ni dégradation de la Foi » 29 septembre 1879

« O France, on apportera, jusque dans tes lieux, la poussière de l’étranger. Tu ne pourras renvoyer ces étrangers. Ta noblesse sera perdue. » 30 novembre 1880

« Beaucoup de coureurs appellent les ouvriers à la révolte à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour. » 23 novembre 1882

« Parmi les suppôts qui doivent traverser notre Bretagne, il en est qui sont du dehors de la France, mais les plus nombreux seront de notre royaume. Ceux du dehors seront de la dernière qualité. Quand tout sera donné à la liberté, toute prison se videra, tout sera libre, jusqu’aux condamnés… » 12 avril 1880

« À cette époque, le monde et l’enfer auront épuisé toute leur rage. Il n’y a pas loin à attendre l’heure qui marquera le renversement et le fatal châtiment de la France… ou plutôt l’heure de cette grande révolution universelle. Le commencement en sortira d’abord de la France : c’est elle qui la première marchera à l’abîme et, aussi, à la résurrection. » 9 mai 1882

« La terre aura reçu… la mer immense du sang chrétien, mêlé à celui de beaucoup de ces étrangers qui seront entrés dans cette patrie pour s’unir à ceux qui dévastent tout et répandent la ruine la plus complète. » 9 mai 1882 « Notre Seigneur dit que la terre des Arabes triomphera des pauvres armées françaises. Ils vont faire expulser de France les soldats français. Une grande partie va retomber dans ces lieux où ils ont tant souffert, où ils ont été réduits à la misère. » (En Allemagne). 28 septembre 1904

« Archange (dit le Seigneur), ils vont diviser le royaume en deux parties. Ceux qui sont nouvellement entrés vont résider au Centre ; l’autre partie sera donnée, comme commencement de conquête, à celui dont le nom sortira bientôt pour être proclamé roi des Français. » 28 septembre 1882

« Ce sera lors de cette division que la France entrera dans les coupables desseins de ses ennemis par l’apostasie et la violence complète. Ce seront jusqu’aux lois les plus faibles (les moins importantes ?) qui seront dénaturées. » 28 septembre 1882

« Mes enfants (dit Marie) la France complote avec ces infâmes perturbateurs qui ont ruiné son cœur noble et généreux. Avec eux, elle s’insurge contre mon divin Fils, contre les lois les plus saintes, contre la religion. Avec eux elle s’engage à fouler aux pieds la religion et à en lever une autre que celle que Dieu a faite. » 28 décembre 1877
(Les autorités impies parlent) « Nous te permettrons encore cette chose… mais hors de la manière et hors de la maison (église) où tes folies ont habitué les dévots à se rendre. »« Nous te donnerons un morceau de pain et quelques gouttes d’eau. Tu pourras faire tout ce que tu faisais quand tu étais au Christ. » (Pour célébrer l’Eucharistie pas de vin, interdît par l’islam intégriste !) 30 juin 1880

« Pendant que j’aurai placé à l’abri du danger mes serviteurs et les familles bénies, tant que le flambeau (le Roi-sauveur) ne sera point apparu, d’ici cette heure, mon peuple présent, tu ne bougeras pas du lieu de repos où je t’aurai placé. » 9 février 1882

« Un peu plus tard, sous une belle aurore d’un matin plein d’espérance, sortira un (Roi) Sauveur qui sera choisi par moi pour rendre la paix à mes enfants exilés. Il bénira mes œuvres ; il favorisera mes desseins ; il sera l’ami de Dieu. » 1er décembre 1896

« Je peuplerai la terre de France de fleurs, c’est-à-dire de cœurs purs, repentants, qui aimeront la sainte Église, le Saint-Père et la France, une génération nouvelle. » 1er décembre 1876

« Vous ne devez pas en vouloir à ceux qui ne veulent pas croire, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Mais malheur à ceux qui se permettent de juger avant de s’être informés. » (non datée, a dû être délivrée peu avant 1938)

 

Le Scapulaire de bénédiction et de protection

Dans ses extraordinaires rapports avec le Ciel, la pieuse stigmatisée de la Fraudais, Marie-Julie Jahenny, a reçu, dans l’extase du 23 août 1878, la demande d’un scapulaire nouveau.
 
Ce scapulaire est une faveur insigne qui nous est offerte par Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge pour traverser ces temps redoutables où le Monde va affronter la Sainte Colère de Dieu. Tant de blasphèmes et d’iniquités de la part des hommes provoquent, inexorablement, la Justice divine, mais, en même temps, l’infinie Bonté de Notre Seigneur et de Sa très Sainte Mère se manifeste pour secourir au milieu de la tourmente ceux qui, humblement, dans de bonnes dispositions surnaturelles et sans présomption leur font confiance.
Non seulement le port de ce précieux scapulaire est vivement recommandé, mais son exposition dans nos Chapelles et demeures assurera une protection toute spéciale.
 

Extase du 23 Août 1878

Voici ce que la Sainte Vierge me fait voir sur Son Coeur Immaculé, c’est un large scapulaire, plus large que les scapulaires ordinaires, il est un peu plus large que le coeur d’une main. Il est d’un beau violet, couleur de la violette à peu près. Voici ce qu’il y a dessus : au milieu, ce sont les trois clous qui ont crucifié Notre Seigneur sur la Croix, ils sont passés les uns sur les autres, pas tout à fait en forme de Croix et à la pointe de chaque clou, il y a une goutte de sang vermeil. Au-dessus de la tête des clous, c’est une espèce de grosse éponge qui a comme des écorces qui se soulèvent, c’est à peu près comme des balles d’avoine. Les trois gouttes de sang vont se rejoindre pour tomber dans un petit calice peint en rouge, et le calice est entouré d’une couronne d’épines, il y a trois petites Croix gravées sur le devant du calice. Voilà le côté de ce scapulaire qui est sur le manteau de la Sainte Vierge.
 
Je remarque que ce scapulaire est tenu par deux liens violets qui passent sur chaque épaule, il y a trois noeuds sur l’épaule gauche et deux sur la droite.
L’autre côté du scapulaire représente la Sainte Vierge Marie assise, tenant son fils adorable dans ses bras, la bouche et la tête de Notre Seigneur reposent sur le coeur de la Sainte Vierge. Au bas du scapulaire, et presque aux pieds de Notre Seigneur, est un Ange vêtu de blanc, à la chevelure frisée, il a sur la tête une couronne blanche, sa ceinture est rouge. Il tient dans ses mains un linge blanc avec lequel il essuie les pieds de Notre Seigneur. A côté de l’Ange, à droite du scapulaire, il y a une échelle gravée. Derrière Notre Seigneur, à gauche, le roseau de la Passion peint en rouge, mais il n’y a pas d’éponge. Les larmes de la Sainte Vierge coulent sur Sa poitrine, à droite, et vont s’arrêter aux pieds de l’Ange. Le scapulaire est bordé d’un lien rouge et les bretelles sont en laine.
 
– Laisse-Moi maintenant ma chère enfant, me dit la Sainte Vierge, te donner l’explication de ce scapulaire. Je M’adresse à toi, ma victime et à mon serviteur. Mes enfants de la Croix, il y a longtemps que mon Fils et Moi avions le désir de faire connaître ce scapulaire de bénédiction. Ce scapulaire, mes enfants, est censé fait sur mon Coeur, car mon Coeur est l’emblème de la simplicité et de l’humilité, de là, la couleur violette. Les clous qui ont transpercé les pieds et les mains de mon Fils sont peu vénérés et sont vénérables, voilà pourquoi mon Fils, dans sa divine Sagesse, fait peindre les trois clous sur le devant du scapulaire. Ces trois gouttes de sang et le calice représentent les coeurs généreux recueillant le sang de mon Divin Fils. L’éponge rouge représentera mon Divin Fils buvant, en quelque sorte, les péchés de ses enfants mais que sa Bouche adorable refuse. Je désire que le fond noir du scapulaire, soit violet, mais Je désire que les clous, le calice, l’éponge et la couronne soient sur un morceau de flanelle rouge foncé. Cette première apparition de ce scapulaire sera une nouvelle protection pour le temps des châtiments, des calamités et des famines. Tous ceux qui en seront revêtus pourront passer sous les orages, les tempêtes et les ténèbres, ils auront la lumière comme en plein jour. Voilà la puissance de ce scapulaire inconnu.
La Sainte Vierge présente le scapulaire à Notre Seigneur qui dit à son tour : – Je m’adresse à toi ma victime, et aussi à mes victimes et à mon serviteur, mes enfants de la Croix, Je veux et Je viens vous donner une idée et une pensée profonde : en me descendant de la Croix on m’a remis à ma Mère, cette descente, cette pensée, cette dévotion sont peu connues. Je voudrais que par la reproduction sur ce scapulaire, cela passe dans le coeur des enfants de la Croix, et ils me salueraient par ces trois salutations
– Je vous salue, Jésus crucifié, pour me laisser la vie.
– Je vous salue avec toute la joie des Anges et des Saints en vous descendant de la Croix.
– Je vous salue avec la tristesse de votre Mère quand vous reposiez sur son Coeur et sur ses genoux immaculés.
– Mes enfants, très peu d’âmes pensent à essuyer les plaies adorables de mes pieds quand le sang coule et Je voudrais que cette représentation soit connue. On pense peu aussi aux larmes versées par ma Mère pendant ma Passion ; ces larmes se trouvent aux pieds de l’Ange qui essuie mes pieds sacrés. Par ce scapulaire, Je voudrais que vous pensiez à cette échelle, à ce roseau et à ces clous de ma Passion.
 
– Mes enfants, toute âme, toute personne qui possédera ce scapulaire, verra sa famille protégée, la maison sera aussi protégée, d’abord des incendies qui n’y pénétreront jamais. Ce scapulaire foudroiera les ingrats qui blasphèmeront mon Nom dans la maison où il sera exposé. Si un impie entre, il sera tellement frappé que sa conversion sera proche. Tous ceux qui le porteront seront préservés du tonnerre, de mort subite et d’accidents. Pendant les châtiments ils seront protégés. Quiconque le déposera dans le Saint Temple, en éloignera les impies et les profanations. Notre Seigneur ajoute encore qu’en rappelant le souvenir de ce scapulaire à une âme obstinée à l’heure du trépas, on réveillera en elle la foi et la conviction, que tous ceux qui en auront la pensée et l’aimeront, seront épargnés des peines de l’âme, que ceux qui le porteront seront à l’abri de tout danger comme s’ils possédaient le Ciel. Que ce scapulaire, enfin, sera comme un paratonnerre sous lequel les coups de la juste Colère Divine ne s’appesantiront pas.
 
Notre Seigneur dit encore :
– Tout prêtre pourra bénir ce scapulaire. Toi, ma victime, tu pourras faire le modèle. En portant ce scapulaire on pourra dire 5 ou 7 fois le CRUX AVE et méditer 1 à 3 minutes sur ma Sainte Passion. J’accorderai de grandes grâces à qui désirera se revêtir de ce saint Habit.