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dimanche 2 octobre 2022

Saints Anges gardiens

Il est bouleversant de découvrit combien nos rois ont aimé la très sainte vierge Marie, se sont dévoués à elle, et lui ont consacré notre pays.

La dévotion mariale des rois de France

Conférence de Bernadette Bourbon, historienne, sur la dévotion mariale des rois de France (mars 2022).



Chinon 13 mars 2022

Nous voici à Chinon en ce lieu chargé d’histoire avec Jeanne pour commémorer le 100ème anniversaire de la proclamation par le Pape Pie XI de la Sainte Vierge, Patronne principale de la France et de  Jeanne, Patronne secondaire,  comme il l’a déclaré le 2 mars 1922.   

Péguy, quand il écrit de Jeanne le devinait: « Qu’elle était la sainte la plus grande après Sainte Marie ».

Pie XI, est élu Pape le 6 février 1922, et dès son arrivée au Pontificat, il reprit la démarche de son prédécesseur le Pape Benoit XV.

Elle est Reine de France, ce titre  lui a été donné par un acte officiel du roi Louis XIII, comme vous le savez. Vous allez entendre qu’Elle est venue à notre secours lorsque notre pays a été menacé. Grâce à notre auguste Reine, nous devons d’être restés Catholiques et Français.

Le 27 novembre 1095, le pape Urbain II est à Clermont venu en France pour le Concile. Emerveillé de la dévotion française envers Marie il  dit :

 

« Le royaume de France est le royaume de Marie ».

Au cours de cette intervention, il vous sera évoqué l’Evangélisation de la Gaule,  et surtout, la dévotion de nos rois (jusqu’à Louis XII) envers Marie, qu’ils invoquent avant les batailles, et la protection accordée  après les vœux ou prières.

Depuis la venue des amis de Marie, elle est bien notre Reine. Vous verrez quelques Vierges  élevées au cours  de notre histoire. Nous allons commencer  en chantant le refrain de :

« Reine de France, priez pour nous,
« Notre espérance, repose tout en vous ».

 


 

Marie envoie ses amis évangéliser la Gaule.

Les disciples continuent l’Evangélisation.

La dévotion de nos  rois  envers Marie de Clovis à Louis XIII et notre Libératrice « Jeanne »

Quelques visites de la Vierge à partir du XIXè en France

 

Premier témoignage

La Vierge est chez elle, chez nous. Oui, la France est le royaume de Marie. En venant d’Espagne, nous en avons le témoignage par cette inscription que nous lisons  sur le fronton de l’église Saint Sauveur à Cerbère :

                         « Regnum Mariae Regnum Galliae »

Les habitants de Cerbère firent le 17 octobre 1879, une pétition pour réclamer dans la vallée, la construction d’un lieu de culte permanent. Ce fut M. l’abbé Santol, à Banyuls. Nous étions en  période de république athée. Le vin de  Banyuls  (meilleur vin de messe) et les habitants vont financer cette construction.

Photo 1 Nous avons l’apparition de Versailles où la Sainte Vierge s’est montrée  en Reine de France à la voyante Marcelle Lanchon (1891-1933) le 8 septembre 1914. Pendant ce temps se déroule la fameuse bataille de la Marne. Elle  priait dans la chapelle de Notre Dame des Armées à Versailles. Elle considérait Jeanne comme une sœur spirituelle, une statue est déposée sur sa tombe. Notre Seigneur lui apparaît le 31 décembre 1914 avec saint Michel et sainte Jeanne d’Arc en Roi de France.  

 


L’évangélisation de la Gaule par les premiers Apôtres

La Sainte Vierge a choisi la France comme pays d’adoption. Dieu confie l’Evangélisation des Gaules à une famille que son Fils et Marie, sa Mère aimaient d’une façon privilégiée, la famille de Béthanie. Lazare, Marie Madeleine et Marthe, puis Marie Jacobé, Marie Salomé, Sara, et Maximin. Ils sont devenus les témoins gênants. Ils embarquent sur une barque sans voile, sans gouvernail, sans provisions, voués au naufrage, Marie leur confie les reliques de sa mère sainte Anne. Jésus veillait, ainsi que Marie, l’Etoile de la mer. Ils vont apporter le flambeau de la vérité sur notre terre.

Ils abordent  sur les côtes de la Provence, à Notre Dame de la Barque, qui est devenue les Saintes Maries de la Mer, c’est le 2 février 43. Ils vont dresser une croix et un oratoire à Marie. Saint Maximin va célébrer la messe. De là part l’étincelle qui portera la lumière de la foi.

Lazare, devient le premier évêque de Marseille, Marthe va  à Avignon où elle élève Notre Dame des Doms, ensuite elle se rend à Tarascon. Maximin porte la bonne nouvelle à Aix où il élève Notre Dame de la Seds, Marie Madeleine se retire plus tard dans une grotte connue sous le nom de la Sainte Baume. Marie Jacobé et Marie Salomé, avec Sara, leur servante restent à côté de leur oratoire.

Ils commencent l’Evangélisation annonçant la bonne nouvelle. Arrive la persécution et le culte se fait dans les cavernes et les grottes. Lazare se cache avec ses néophytes durant la persécution, où il subit le martyre. Vers 410 saint Cassien fonde à Marseille le monastère saint Victor qui s’élève au-dessus de la grotte.

Près des tombes des martyres et du sarcophage de saint Cassien, nous voyons la Vierge noire (photo2) Notre Dame de la Confession et des Martyrs. Son nom vient des premiers chrétiens qui viennent à ses pieds se préparer au martyre. Elle est vêtue d’une tunique et d’un manteau vert parsemée d’étoiles, le vert évoque l’espérance et l’immortalité.

Le 2 février,  les pâtissiers marseillais fabriquent un biscuit en forme de barque  « la Navette » en souvenir. C’était en l’an 43, année  où le chef des apôtres s’installe à Rome. Dieu veut marquer dès le début ce lien qui unit la France à l’Eglise.

 

Les disciples vont apporter avec eux des images de Notre Dame et  son culte.

Pierre songe à envoyer des disciples comme missionnaires en Gaule. Parmi eux, citons saint Martial[1], qui fut choisi le premier  par saint Pierre  pour évangéliser la Gaule. Il fut l’ami de Jésus, le petit enfant  du miracle des pains et des poissons, il assiste à la dernière Cène. Il est reconnu que c’est par une ostension spéciale à Limoges que nous lui devons notre Libératrice Jeanne. Il amenait avec lui des reliques de la Vierge qu’il dépose dans différents lieux. Je vous en montre quelques unes.  Photo  3  A Rodez, le saint soulier, le voile à Chartres, et la sainte ceinture au Puy Notre Dame. Au sujet de cette relique, quand l’épouse de Louis XIII fut enceinte, elle fait demander au chapitre une neuvaine de messes pour une heureuse délivrance. Elle envoie des rubans de la longueur de la ceinture de la Vierge, les fait placer sur cette relique et les porte sur elle. Pour sa délivrance, la relique lui fut apportée, elle s’en ceignit. Elle vient en pèlerinage en 1642 avec son fils et fit don de deux couronnes de vermeil.

A Notre Dame des Miracles à Gignac, Louis XIII et Anne d’Autriche se sont adressés pour avoir un héritier. Une sainte religieuse, sœur Germaine de Clermont, fut chargée de présenter la requête royale. Dans la chapelle des miracles, elle eut une vision où la Vierge lui promit qu’Elle accorderait bientôt  un dauphin à la France.

Saint Martial[i] évangélise  le Rouergue, l’Aquitaine, Tulle et  Ahun. Il  fonde Notre Dame de Ceignac,  va au Puy puis Limoges où Il meurt. Ses reliques se trouvent à l’église saint Michel des Lions. L’an passé, nous étions un petit groupe à faire un pèlerinage  avec Odile en Creuse. Nous sommes passés  à  saint Léonard de Noblat, prier Léonard, le filleul de Clovis. Nous étions à Limoges le 30 juin  jour de la fête de saint Martial pour prier devant ses reliques.

Martial est avec Zachée (Amadour) et Véronique (elle reçut sur son voile l’impression de la Face du Sauveur) Elle élève un oratoire à Marie à Soulac,  béni par Martial qui devient Notre Dame de la Fin des Terres. Puis  Zachée  fonde en Quercy un oratoire, le célèbre sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour, béni par saint Martial.

                                              La Gaule

La Gaule faisait éclore, comme une fleur d’espérance, le culte de Marie. Par le culte de la « Virgini Pariturae » ils purent annoncer qu’Elle vivait et avait mis au monde le Sauveur.  Aussi, les premiers disciples trouvèrent-ils des âmes préparées pour recevoir la bonne semence. Les druides entretiennent avec un soin jaloux du fond de leurs forêts  le culte à une déesse, une Vierge-mère, la Vierge qui doit enfanter. Longpont honorait Virgini Pariturae avant Chartres,

Pour construire la cathédrale de Chartres on vient chercher dans les forêts de Longpont les bois nécessaires à la charpente. La cathédrale  de Chartres va s’élever grâce à la générosité des rois, des princes, des seigneurs, des marchands et chantera la gloire de Notre Dame.

Les rois y viennent demander une grâce ou témoigner de leur reconnaissance.  Les pèlerins furent aussi des papes puis des saints.

Marie prend possession de la terre de France et  lui restera fidèle.

Après la mission des premiers évêques, une seconde mission envoyée par le Pape saint Clément (88 à 97)  dont Saint Denis l’aréopagite,  qui annonce aux premiers chrétiens de la Gaule à prier et à aimer La Mère de Jésus. Martyrisé, il eut sa tête tranchée, qu’il porte sur la colline où se trouve le Sacré Cœur à Montmartre. Les autres missionnaires  dressent en différents lieux des oratoires à Marie.

Exemples : Notre Dame de Senlis, Notre Dame de Bonne Garde à Longpont, Notre Dame de la Délivrande à Caen.

Une troisième mission fut envoyée par le Pape Anicet ayant à sa tête Pothin. Ce sera à l’église Saint Nizier que le culte de la Mère de Dieu fut professé la première  fois par saint Pothin. En 1817 Notre Seigneur, en la veille des Rameaux, demande à Pauline Jaricot si elle veut souffrir avec lui. Elle fonde l’œuvre de la Proclamation de la Foi et le Rosaire Vivant. Elle va être béatifiée en mai prochain.

Puis ce fut le sang des martyrs  sous la persécution de Marc Aurèle. A Lyon sur cet amphithéâtre où s’élève Notre Dame de Fourvières fut martyrisée sainte Blandine.

La croix lumineuse apparaît à Constantin, et les églises de la Gaule deviennent florissantes.

Le culte de la Vierge va triompher des hérésies et du sein de la Gaule vont surgir d’illustres défenseurs de la foi :

Hilaire à Poitiers, Martin à Tours, etc…

       La France va naître à Tolbiac sur le vieux sol gaulois.

Durant deux ans des cavaliers et des fantassins sillonnent la Gaule, les villes sont pillées et brûlées, certains évêques  parviennent à se faire respecter des Barbares, mais du sang  fécondé des martyrs sur ce sol gaulois va sortir une nouvelle moisson.

Photo4 Un événement mémorable va se présenter. En Anjou, en 430 la Vierge apparaît à  saint Maurille, évêque d’Angers et disciple de saint Martin lui demandant d’instituer la fête en l’honneur de sa Nativité, le 8 septembre, fête qui n’existait pas encore dans la chrétienté. Le culte de la Nativité de la Vierge va se répandre.  L’année suivante en 431, le Concile d’Ephèse proclamait Marie, Mère de Dieu.

Le Pape Innocent IV, inaugure  cette fête solennellement le 8 septembre 1245 à Lyon, pour remédier aux grands maux dont souffre l’Eglise.

Nous devons être fiers que la France fût choisie pour cette demande car la dévotion à Marie Enfant est très importante. Nous devons relever le fait que saint Maurille natif de Milan ait rencontré saint Martin en Italie et il le suivit. Or la Cathédrale de Milan est consacrée à la Nativité de la Vierge et la statue miraculeuse de la  « Bambina » se trouve à Milan. Cette apparition est un témoignage de la prédilection de Marie pour le vieux sol gaulois. C’est du Marillais, en Anjou, que le culte  de la Nativité se répandit. Nous trouvons plusieurs sanctuaires dédiés à « Marie Enfant » dans ce diocèse et en Mayenne d’où refleurit la dévotion au XIXè, par les Carmélites de Laval. Nous avons  effectué voilà quelques années une marche pèlerinage avec Odile aux sanctuaires possédant une statue de la Bambina en Anjou.

Au début de 451 Attila franchit le Rhin, une nuée d’insectes s’abattit sur la Gaule. C’est alors que survint Geneviève et Lutèce fut épargnée.

Arrive un  événement providentiel  « CLOVIS »

Clothilde va souvent prier dans la chapelle Notre Dame de Bethléem[2] à Ferrières en Gatinais. Le ciel va ménager la rencontre entre Clovis et Clotilde. C’est aux pieds de Notre Dame de Bethléem qu’a été choisie celle qui allait devenir l’instrument de la France chrétienne. De nombreux miracles ont lieu, le plus éclatant est celui de la veille de Noël vers minuit en présence de la communauté rassemblée.

Une lumière mystérieuse remplit l’assemblée et tous les assistants aperçoivent la Sainte Vierge   portant l’Enfant Jésus dans ses bras et saint Joseph et les anges chantant :

                           « Gloria in excelcis Deo »

Savinien s’écria « c’est vraiment ici Bethléem ».

Clovis a entendu raconter des merveilles de ce sanctuaire, les ermites, gardiens du lieu lui parlent de la vertueuse Clotilde. Il résolut de l’épouser. Elle fut la reine de son cœur comme elle fut la reine de son peuple. Lorsque leur second fils Clodomir tombe malade, elle le voue à Notre Dame de Bethléem. L’enfant est porté à Ferrières où il reçoit le baptême  et retrouve la santé. Près de la chapelle Clovis fait                                                                                                                                                                                                                                              construire une vaste église dédié à saint Pierre et à saint Paul. Il fonde une confrérie royale qui  s’arrête après la guerre de cent ans. Elle est rétablie   par Louis XIII. Sa réponse est une magnifique profession de foi envers la Vierge. Elle est le prélude  de la future consécration de 1638.

Puis ce fut la victoire de Tolbiac où Clovis invoque le Dieu de Clotilde et il  promet de se convertir s’il est vainqueur. La face du combat change, les Alamans jettent leurs armes.

C’est  au baptistère de Reims que Clovis vient après sa victoire, se faire régénérer et reçoit de la bouche du Christ les promesses d’avenir de la France. Clovis donne le nom de sa Race à la Gaule qui devient le royaume des Francs, puis la France à son tour donne son nouveau nom à la famille royale «  la maison de France ».

A Notre Dame de Reims,  les rois viennent se faire sacrer et consacrer au Roi des rois et à sa bonne Mère le royaume. C’est le berceau de la France royale, le baptistère et le trône de la monarchie sacrée par Dieu. Bombardée lors de la guerre de 14-18, cela avait été annoncé par  la Sainte Vierge à Jeanne Vergne (1825-1927). En 1900, le maire de Reims avait organisé des banquets gras pour le Vendredi saint, instauré des parodies de premières communions laïques, fait scier les calvaires de missions et de cimetières. Jeanne reçoit des indications et envoie au maire une poésie où sont annoncés les coups qui le frapperont et le malheur de la ville. Il est frappé d’un mal incurable le vendredi saint et enterré le jour de Pâques. Durant la grande guerre, Reims n’est pas épargnée.

Clovis fait élever en l’honneur de la Vierge, dans un bois où se pratique des sacrifices païens, une  église en bois sous le vocable de l’Assomption. En ce lieu nous voyons, Notre Dame de Strasbourg, une des merveilles du monde.

Le culte  des rois à Marie, des Carolingiens  à Louis XIII

Malgré leur baptême, les Francs restent longtemps des Barbares. Il faut des siècles pour vaincre leur attachement aux superstitions du paganisme et faire de ces rudes guerriers les chevaliers du Moyen-Age.

Ce fut  l’œuvre qu’accomplirent, de Clovis à Hugues Capet,  les moines et les évêques. Puis les monastères vont se multiplier du VIè au VIIè et il va se lever partout des sanctuaires dédiés à la Sainte Vierge.

Saint Omer bâtit une église à la Vierge qui deviendra Notre Dame des Miracles, sur les ruines d’un temple consacré à Minerve.

Saint Avit évêque de Clermont  bâtit Notre Dame du Port, où le Pape Urbain offrit le saint sacrifice afin d’obtenir de Marie l’heureuse issue du Concile. C’est à ce moment, que l’Occident s’ébranle pour reconquérir le tombeau du Christ.

Les Croisés à leur retour de Terre-Sainte déclarent que Marie n’a cessé de les protéger.

Photo5 A Boulogne sur Mer, dans la patrie de Godefroy de Bouillon, en l’an 630, une barque conduite par des anges amène une statue de la Vierge, une chapelle en bois fut construite et devient un grand pèlerinage. Le vainqueur de Jérusalem dote une chapelle dédiée à la Vierge, – et appelée Notre Dame du Saint Sang, – d’une insigne relique des gouttes de sang du Rédempteur.

Menacée par les hordes sarrasines, la Reine des Archanges va intervenir.

En 708, l’archange st Michel apparait à saint Aubert évêque d’Avranches et lui ordonne d’élever un sanctuaire.

Le Mont Saint Michel résiste à tous les efforts des Anglais. Vous avez entendu hier une conférence sur l’Archange. N’oublions pas qu’il est l’Ange protecteur de la France.

Charles Martel  attribue sa victoire contre les Sarrazins à Marie. Après avoir entendu la messe à l’autel de la Vierge et avoir communié il met en déroute près de Poitiers les Sarrazins en 732.

Pépin le Bref  (752-768) met sa couronne  sous la protection de Marie et ne veut être sacré que dans une église qui lui est dédiée. Il aime à s’arrêter aux chapelles de la Vierge. En 753, le Pape Etienne II vient lui demander aide et protection car il est confronté aux invasions des Lombards. Leur roi Astolphe veut s’emparer de Rome. Il sacre à l’abbaye de Saint Denis le 27 ou 28 juillet 754 Pépin et ses deux fils. Il donne sainte Pétronille comme protectrice des rois de France. Pépin va combattre les Lombards et offre le territoire  conquis au Pape : c’est l’Etat pontifical.

Dès sa plus tendre enfance, Charlemagne a une dévotion à Marie. Sous son règne  le culte de la Vierge prit une grande extension. Il porte l’image de Marie sur ses étendards,  donne à Notre Dame du Puy sa couronne d’empereur. Après  avoir vu dans la nuit une clarté éblouissante et une dame rayonnante il érige Notre Dame de Sabart.

Dans les Pyrénées en 778, découragé Charlemagne allait lever le siège, lorsque son aumônier, l’évêque du Puy  implore Marie, le prince Sarrazin Mirat et sa suite se rendirent au Puy où ils reçurent le baptême.

Il élève une magnifique chapelle à  Notre Dame à Aix la Chapelle pour y déposer la tunique de la Vierge reçue de l’impératrice Irène. Il porte  toujours sur lui une image de la Vierge, suspendue à son cou par une chaîne d’or, il  demande d’être enseveli avec.

Son neveu, Roland s’arrête à Notre Dame de Rocamadour avant d’aller guerroyer. Il a sa fameuse épée Durandal, véritable reliquaire contenant une frange du manteau de la Vierge et des cheveux de saint Denis.

Les Capétiens

La  dynastie capétienne fut fondée dans un lieu consacré à Marie : le cloître Mont Notre Dame. Le choix divin désigne Hugues Capet. Il a toute sa vie pour la Vierge Mère une grande dévotion. Sous les Capétiens, l’étendard de la Vierge flotte à la tête des armées et à la poupe des vaisseaux.

Son fils Robert le Pieux, eut la même dévotion envers la Vierge. Il introduit la coutume de laver les pieds aux pauvres le Jeudi Saint, fait construire Notre Dame de Poissy  et élève de nombreux sanctuaires. Il institue le 8 septembre 1022 l’ordre de chevalerie de Notre Dame de l’Etoile.

Puis arrive les grandes fondations monastiques : Cluny, La Chartreuse, Fontevrault,  Citeaux, les Prémontrés. C’est Clairvaux avec saint Bernard qui deviendra Docteur de l’Eglise.

Le vendredi 15 juillet 1099, à trois heures de l’après midi, heure à laquelle le Sauveur rendit son esprit à son Père, que le drapeau de la croix triomphante flotte sur les murs de la Cité Sainte. Godefroy de Bouillon, au moment où tout est désespéré montre aux Croisés sur le Mont des Oliviers, un chevalier( saint Michel) aux armes lumineuses qui donne le signal et qui s’élance le premier. Les Croisés, par une ardeur irrésistible se précipitent et entrent dans la villeLouis VII en 1147 avant de partir en guerre, passe  au Puy mettre son royaume sous la tutelle de la Reine du Ciel.

De retour,  le Pape Alexandre III est en France à cause du schisme qui divise l’Eglise, ce qui permit de bénir la première pierre de Notre Dame de Paris, qui est bâtie sur  les ruines d’une église élevée par Childebert. Nous devons voir un symbole de l’alliance de Marie avec la France dans le fait que toutes les routes françaises partent du parvis de Notre Dame. Les rois et reines y viennent prier.

En 1165, il n’a pas d’enfant mâle, il se présente au chapitre des abbés de Citeaux, se prosterne le front à terre devant les moines et les supplie de prier pour qu’il ait un fils. Il dit qu’il ne se relèvera pas avant d’avoir obtenu leur promesse. Ils répondent que cela dépend de Dieu, ils pleurent d’attendrissement, tombent à genoux et se mettent en prières. Obéissant à une inspiration divine céleste, ils disent au roi qu’il sera exaucé. La même année la reine Alix de Champagne met au monde le prince qui sera Philippe Auguste. Louis VII en action de grâces fonde l’abbaye cistercienne Notre Dame de Barbeaux.

C’est Marie qui conduit notre oriflamme à la grande victoire de Bouvines en 1214. Philippe Auguste invoque la benoîte Vierge Marie  et fait placer sa bannière en tête de l’armée et elle lui donne la victoire. En reconnaissance, il fonde le 8 mai 1222 l’abbaye Notre Dame de la Victoire près de Senlis. Lorsqu’il fait bâtir la première enceinte de Paris, il surmonte chacune des portes d’une statue de la Vierge. Il construit Notre Dame de Nanteuil en Anjou en mémoire de sa victoire sur le roi d’Angleterre  et de la prise de Montrichard.  Sans héritier, il met sa confiance en la Vierge, en allant prier Notre Dame du Pilier à Chartres..

A sa mort, il demande que son cœur soit déposé dans la collégiale de Notre Dame de MANTES.

Sous ce règne est fondé l’Ordre des Trinitaires avec Jean de Matha et Félix de Valois pour le rachat des  chrétiens en esclavage.

Saint Dominique commence à prêcher le Rosaire.

Saint Louis, Louis IX

Marie exauce la prière de Blanche de Castille, naissance obtenue grâce aux prières de ses parents à Marie. Elle donne à la France  saint Louis. Il signait Louis de Poissy car il avait été baptisé à Notre Dame de Poissy. Il dit chaque jour le Petit Office de la Vierge. Avant de se coucher, il invoque Marie en faisant jusqu’à 50 fois des génuflexions. Avant la Croisade, il fait bénir ses armes à Notre Dame des Vertus à Aubervilliers.

Au retour de la  Croisade il porte en ex-voto au Puy la statue miraculeuse qui est détruite à la Révolution. Il dépose à Notre Dame de Paris la couronne d’épines en attendant que soit achevée la Sainte Chapelle. Il assiste à l’inauguration de la cathédrale de Chartres le 17 octobre 1260 avec sa famille, la cour, des évêques et des chevaliers.

Philippe le Bel est aussi dévot à la Vierge, avant la bataille de Mons en Puelle en 1304, il fait un vœu et remporte la victoire. Il envoie ses joyaux à Notre Dame de Boulogne et dépose son armure à Notre Dame de Chartres et veut ériger à Cléry une église à la Vierge. La mort l’en empêche.

Philippe le Long fait poser la première pierre  de Notre Dame de Boulogne sur Seine.

Les Valois

Philippe de Valois supplie la Protectrice de son royaume de lui venir en aide contre les Flamands. Sa prière à peine achevée, l’armée française se reformait et en moins de deux heures, elle est maîtresse du champ de bataille .Ce fut la victoire de Cassel en 1328.Il se rend à Notre Dame de Chartres pour remercier la Vierge.

Jean le Bon, fonde l’ordre de chevalerie de l’Etoile Notre Dame ou de la Noble Maison qui sera aboli par Charles VIII.  Il est emmené en captivité à Londres. Le traité de Brétigny rend la paix et son roi à la France. Délivré il fait à pied un pèlerinage de Calais à  Notre Dame de Boulogne.

Charles V se rend en pèlerinage à Notre Dame de Boulogne pour implorer Marie pour la délivrance de Jean. Voulant placer son règne sous la protection de Marie, il part en juillet 1367 nu pieds en pèlerinage à Chartres. Il apprend le jour de son sacre à Reims que du Guesclin avait battu les Anglais, les soldats s’étaient élancés sur l’ennemi avec comme cri de guerre : «  Notre Dame Guesclin ».

En 1369 il fait avec sa cour le pèlerinage à Notre Dame de Pontoise. Il consacre son royaume à cette Vierge, vénérée depuis plus d’un siècle.

Il fonde des messes à Notre Dame de Chartres et fournit un riche ornement pour le reliquaire de la tunique de Notre Dame. A son lit de mort, il se fait apporter la sainte couronne d’épines.  En 1372 il fait établir la fête de la Présentation qui sera célébré la première fois à Avignon le 21 novembre.  Chaque jour, il récitait une prière à son aïeul Louis.

Charles VI chasse dans la forêt près de Toulouse, surpris par la nuit il s’égare et offre le prix de son cheval à Notre Dame de Bonne Espérance dans l’église des Carmes. Aussitôt la nuit s’éclaircit et il peut sortir du bois. Le lendemain il s’acquitte de son vœu et fonde l’ordre de la chevalerie du nom de Notre Dame d’Espérance. En 1421 il fait battre des pièces de monnaie sur lesquelles est représentée la salutation angélique AVE MARIA.

Les chevaliers

Au jour de l’adoubement c’est sous la voute de fer, que les anciens tressaient avec leur épée, que passait le futur chevalier « pour Dieu et pour Notre Dame ! ». Les chevaliers avant d’aller au combat offrent leur épée à « très haute, très douce et très puissante Dame Marie, Mère de Dieu ».

Charles VII en 1424 va prier Notre Dame du Puy. Il fait un don pour la construction de Notre Dame de l’Epine. Il se fait sacrer à Reims le 17 juillet 1429. En 1465 il dresse sur le pont d’Orléans photo6 une croix en bronze où figure Notre Dame de Pitié et se fait représenter avec la Pucelle à genoux au pied de la Vierge. Il répare Notre Dame de Cléry.

Jeanne

Puis arrive l’époque où la France semble destinée à périr. Une jeune fille se lève, un étendard à la main, sur l’un des côtés elle a fait écrire «  Jésus et Marie » et sur l’autre elle a fait broder un ange présentant un lis à la Reine du ciel.

C’est Jeanne dont la merveilleuse épopée commencée à un autel de Marie à Bermont est achevée à un autel de Marie à Rouen. A sa voix, les  soldats  sont conduits à la victoire et le roi sacré à Reims.

Avant d’arriver à Chinon Jeanne va s’arrêter à la chapelle de photo7 Beautertre à Mouzay prier devant la statue de la Vierge. Actuellement elle est à l’église saint Ours à Loches.

A Saint Epain à la Chapelle de Lorette  elle s’abrite le temps d’un orage ; en ressortant un magnifique arc en ciel est au-dessus de Chinon

Photo7 Non loin de Chinon, nous avons un sanctuaire  Notre Dame de  Rivière où Jeanne est venue prier pour confier sa mission à Marie. Photo7 Une autre vierge à Tours Notre Dame des Miracles, la statue  se trouvait à l’abbaye de Marmoutiers. On peut la prier à Tours chez les Sœurs Franciscaines, 42 rue de la Source.

Durant son séjour à Orléans elle va prier la Vierge à Notre Dame des Miracles.

La chevauchée de Jeanne fut également une chevauchée mariale. Pour le centième anniversaire de sa canonisation, j’ai réalisé « la carte mariale » de Jeanne.

Apparitions de Jeanne  au XIXé :

De nombreuses apparitions de Jeanne à la voyante Marie Martel (apparition non reconnue)à Tilly-sur-Seulles.

A Marie Mesmin  « la Vierge en pleurs de Bordeaux » eut en 1906 une vision de Jeanne qui lui dit qu’il faut faire pénitence et prier.( Apparition non reconnue).

 

La dévotion  de Louis XI envers la Sainte Vierge est très profonde. Il visite de nombreux sanctuaires. Il porte dans un médaillon sous le repli de son chapeau, une image de la Vierge qu’il embrasse souvent.  Il faillit être noyé, il invoque  Notre Dame de Béhuard protectrice des naufragés et fait vœu s’ils sont tous sauvés de lui construire un nouveau sanctuaire

En 1453, entouré de sa cour il consacre le comté de Boulogne et déclare la Vierge suzeraine des rois de France. Il lui offre un cœur d’or et oblige ses successeurs rois de France et comtes de Boulogne de s’acquitter de la même redevance de treize marcs or. Ces revenus seront affectés au sanctuaire. Mais de Charles VIII à Louis XIII, ils oublièrent. Louis XIII voulant réparer cet oubli, voulut offrit un cœur en or, mais se heurta au refus du Conseil royal, Louis XIV s’en acquitta en offrant deux cœurs. Louis XI fait graver le nom de Marie sur son armure et récite chaque jour son chapelet.

Il a une prédilection pour Notre Dame de Cléry et Notre Dame d’Embrun. Il érige Cléry, en chapelle royale et s’y fait inhumé.

Il fut un propagateur du culte de l’Archange saint Michel. En 1469, il institue à Amboise, l’ordre de Saint Michel, par lequel il se propose d’entretenir le culte du «  noble état de chevalerie ». Les chevaliers doivent avoir dans sa pensée une tenue d’apparat. Le Mont normand aurait du être le lieu de réunion de l’Ordre mais il est trop loin. Le siège est transféré à Paris et en 1476 il fonde dans la chapelle saint Michel du Palais un chapitre collégial en l’honneur «  du glorieux chevalier céleste Monsieur Saint Michel ».

Saint François de Paule l’aide à mourir, il sait la participation du roi au meurtre de son parent. Jusqu’à son dernier soupir, le roi implore l’aide de la Vierge, et meurt un samedi comme il l’a demandé.

 C’est l’époque  de Christophe Colomb qui  implore pour sa périlleuse aventure la protection de l’Etoile de la Mer.

Charles VIII reçoit des protections de la Vierge à la bataille de Fornoue en 1495. Il invoque Notre Dame d’Embrun, lorsqu’il va être fait prisonnier.

La protection mariale se manifeste lors de son mariage avec Anne de Bretagne ; cette dernière était réticente.( photo8) Il fait un pèlerinage à Notre Dame de Bonne Nouvelle à Rennes. Marie l’exauce car Anne change d’avis et l’épouse. Pour marquer leur dévotion à Marie, ils font reconstruire le portail de Notre Dame de Longpont.

Grâce à Marie, Reine de France le Traité de Péronne est confié  à Celle qui triomphe de l’hérésie. L’âme de la France se réveille, les fidèles se pressent en foule aux processions organisées par les évêques et le clergé et Marie va se montrer plus que jamais Reine de France. l’aide de la Vierge, et meurt un samedi comme il l’a demandé.

Bayard estime que la meilleure armure est la protection de la Vierge. Il va  souvent s’agenouiller dans les sanctuaires de la Vierge dans le Dauphiné.

 En 1528 à Paris, la nuit de la Pentecôte, les luthériens décapitent une statue de Marie, faubourg saint Antoine. Un cri d’horreur s’élève. Le jour de la Fête Dieu François 1er, un flambeau à la main sort de son palais suivi de sa cour se rend sur le lieu et dépose une statue en argent massif. Hélas il retombe dans les erreurs.

Le 15 août 1534 est fondé par saint Ignace l’institut de la Société de Jésus. Il fut un grand serviteur de la Reine des cieux, ses exercices auraient été écrits d’après les inspirations de la Reine du Ciel. Ils participent à l’érection de la Statue de Notre Dame de France  au Puy.

Marie l’emporte,  Henri IV  le 25 juillet 1593 abjure dans la basilique saint  Denis et le 24 février 1594  il est sacré à Chartres. Le 22 mars à Notre Dame de Paris, l’on voit saint Michel  à ses côtés.

Il fonde l’ordre équestre de Notre Dame du Mont Carmel    

Le règne de Louis XIII peut être appelé le « Règne de Marie ». Il met sa confiance en la Mère de Dieu. J’ai relevé que Richelieu avait le portrait de Jeanne dans son bureau.Les samedis étaient pour lui autant de jours de fête.

Avant de quitter Paris pour la Rochelle il sort à pied du Louvre le chapelet à la main, va à Notre Dame des Vertus à Aubervilliers où il communie. Il met son armée sous la protection de la Sainte Vierge et demande à la reine Mère de faire réciter des prières publiques à Paris. Le saint rosaire fut récité dans l’église des Frères prêcheurs.

Après la victoire de la Rochelle,  en 1628, il désire que les Frères Prêcheurs soient en tête de la  procession. Le P. Louvet porte une bannière avec l’inscription : « réjouissez vous Vierge Marie, vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier ».

Il pose la première pierre de l’église qu’il fait construire à la Rochelle.

La reine de son côté  fait reconstruire l’église de Notre Dame de du Val- de- Grâce.

En remerciement, le 1er novembre 1638. Il fait construire Notre Dame des Victoires. Il fera également un pèlerinage d’actions de grâces à Notre Dame des Ardilliers, à Saumur. Ce sanctuaire est l’un des plus fréquentés aux XVIé et XVIIé siècles, on y vénère une «  Pieta ».

Il fut confié par le roi aux Pères de l’Oratoire en 1614.

 Marie de Médicis y consacre à la Sainte Vierge, sa fille Henriette de France, future reine d’Angleterre.

Le 10 février 1638 afin que la Mère de Dieu comble son espoir d’un héritier et « prenant la Très Sainte et très glorieuse Vierge pour Patronne spéciale de son Royaume, il lui consacre sa personne, son Royaume, ses sujets. Il prononce cette consécration à Abbeville.

De nombreuses prières furent faites, je ne raconte pas le Frère Fiacre, vous connaissez l’histoire de Cotignac. A signaler que le roi revenant de la Rochelle vint en pèlerinage au Puy Notre Dame pour remercier Marie.

Le 5 septembre suivant un cri d’allégresse retentit dans tout le royaume, Anne d’Autriche met au monde « Dieudonné » le futur Louis XIV. Il fonde le vœu solennel et perpétuel de renouveler cette consécration tous les ans, « le jour de la Fête de l’Assomption ». Photo. Il renouvela ce vœu à Notre Dame des Aydes à Blois photo9.

Dans le même temps la France connut  le bienfait d’une invasion mystique conduite par Marie. Ce fut un renouveau chrétien avec saint François de Sales, sainte Jeanne de Chantal, saint Vincent, sainte Louise de Marillac, saint Jean Eudes et M. Olier.

Saint Vincent de Paul assiste Louis XIII  pour sa mort et a dit :

« … je n’ai jamais vu mourir personne plus chrétiennement ». Il meurt en disant : « je suis ravi d’aller à Dieu » c’était le jour de l’Ascension le 14 mai 1643.

Le Père Jaffré vous a dit et commenté hier ces paroles de saint Vincent de Paul.

Le sol de France  au fil des siècles s’est couvert  de  splendides cathédrales basiliques qu’on appelle des Notre Dame : Reims, Paris, Amiens, Chartres, le Puy, Fourvière, Boulogne, Orcival la Garde, Liesse, etc…

Les visites de Marie à la France au XIXe

C’est en France que Marie a dévoilé sa naissance, nous a dit : « je suis l’Immaculée Conception », nous a donné la médaille miraculeuse, le scapulaire vert, et rouge,  saint Michel,  Clovis, Clothilde, Geneviève, saint Martin, sainte Marguerite-Marie, le P. de Montfort, saint Bernard, saint Antoine de Padoue, saint Dominique, la liste est longue.

 

Notre France est jalonnée de sanctuaires.

Puis des jours mauvais se sont levés sur la France et la monarchie française. Une chose a survécu le culte de Marie.

Marie de son côté aime la France malgré ses défaillances et ses trahisons.

1830 à Paris Elle révèle à une humble religieuse la médaille miraculeuse, puis elle attire par des grâces la foule des pécheurs à Notre Dame des Victoires.

1846 La voici sur une cime des Alpes nous avertissant que nous longeons les abimes.

1858 La voici dans une gorge des Pyrénées faisant jaillir à ses pieds une source miraculeuse.

1871 La voici à Pontmain portant un message d’espoir à la France envahi par les Prussiens en 1870.

1876  La voici à Pellevoisin demandant aux Français  de revenir à la foi de leurs aïeux et donne le scapulaire du Sacré Cœur.

1947  La voici à l’ile Bouchard pour nous préserver du communisme.

Conclusion

Comme vous l’avez entendu, la France a reçu de Dieu une mission, celle de tenir déployé le drapeau de la foi catholique.

A travers l’histoire des sanctuaires nous découvrons l’histoire de France. La Vierge dont le nom est inséparable de celui de Jésus, en est la Reine, Jésus en est le Roi. L’étendard de Jeanne le montre. Nous sommes une nation choisie et depuis Clovis cette nation, par les rois et Jeanne, s’est servie de l’épée pour la protéger. Oui, gardons confiance en Marie, Elle est là.

[1]  Livre saint Martial de David Gosseling  Ed Rassemblement à son image.

[2]  Oratoire élevé par saint Savinien, elle fut incendiée par Attila et relevée peu à peu.

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