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vendredi 28 janvier 2022

Saint Thomas d'Aquin

Articles Laurence Guillon

Laurence Guillon

La France a quitté la maison de son Père et son Fiancé pour se donner à des brigands de passage qui l’ont mise sur le trottoir - Réflexion

A présent (avril 2019) que l’émotion retombe un peu, de nombreux signaux me soufflent que cet incendie de Notre Dame s’inscrit dans un contexte sinistre, et l’on voit les démons grouiller de tous les côtés. Notre président, pendant son discours, a soigneusement évité de parler de foi, de religion, et promet la restauration en 5 ans de ce que l’on avait mis 200 ans à édifier. Son premier ministre envisage un concours pour choisir l’architecte de la future flèche. Un journal américain souligne qu’il faut oublier la France blanche et chrétienne qui n’a jamais existé (sic) et se tourner vers une vision multiculturaliste et mondialiste des choses. Les oligarques français font assaut de millions. On ne parle plus de rénovation mais de « reconstruction » dans un « esprit moderne ». Et tout doit être fini avant les JO, youpi ! En plus des soupçons, ou plutôt de la certitude intérieure que j’éprouve depuis le début au sujet de cet événement, qui tombe tout de même à pic, juste avant les élections et sur fond de gilets jaunes indomptables, des témoignages confirment qu’enflammer une pareille charpente en chêne de 800 ans ne pouvait se faire si facilement, qu’il a fallu insister, et que ce n’est donc pas accidentel. Certains trouvent que j’exagère, mais c’est leur faiblesse de ne pas arriver à comprendre que nous sommes aux mains de malfaiteurs qui font ce qu’ils veulent de nous, de notre pays, de nos lieux saints, de notre destin, sans que nous puissions les en empêcher. Je suis presque certaine que la cathédrale a pu être sacrifiée à une manœuvre politique, et qu’on va nous la refaire façon Disney-land, avec des innovations et des messages qui seront une profanation de plus. Le père Valentin qui m’avait appelée pour me faire ses condoléances, m’a dit que nous ne méritions plus nos églises, comme les Russes ne méritent plus les leurs. Et qu’on ait mis ou non le feu volontairement, Dieu a laissé faire, Dieu a repris ce qu’il nous avait donné. Il y a eu, dans le cours tragique des choses, ce moment où la cathédrale qui a accompagné toute notre histoire s’est magnifiquement illuminée, devant ce qu’il nous reste de chrétiens agenouillés et chantant des cantiques, où toute cette histoire de la France est partie avec son âme, notre âme collective, dans la mémoire éternelle, portée par la fumée de cet énorme brasier, finalement, pour la France, c’est une belle mort. Ce que feront les cloportes de son cadavre sera naturellement douloureux à voir, mais ce qu’ils profaneront ne sera plus qu’un cadavre. Partout, en France, en Ukraine, en Russie, au Moyen Orient, en Afrique brûlent les églises comme autant de cierges et de lampes sur la planète surexploitée et martyrisée . Ou bien elles sont profanées, ou confisquées, leurs fidèles et leur clergé molestés. Ou bien elles s’écroulent, faute de soins, avec tout ce qu’elles ont encore à nous dire car chacune d’elles est un livre que nous ne savons plus déchiffrer, mais les imbéciles ricanent que ce ne sont jamais là que des poutres et des briques, ou des pierres, et la beauté s’efface, elle se retire avec Dieu et ses anges, nous ne saurons déjà plus ce que c’est, nos enfants ne sauront plus ce que c’est que la beauté et son sens, car même la nature est sans cesse profanée, souillée, ensanglantée, maltraitée, toute notre tragique histoire qui fut cruelle mais souvent grandiose, s’achève dans le grouillement nauséabond de la vermine, sur des montagnes d’ordures, avec des ricanements et des chansons ordurières, des incantations hagardes, des danses obscènes et des bouffonneries déshonorantes. J’ai su tout de suite que ce Macron serait le clou de notre cercueil, et j’aurais plutôt voté pour un crocodile, mais il y a longtemps que notre vote n’est plus qu’une formalité. La France a quitté la maison de son Père et son Fiancé pour se donner à des brigands de passage qui l’ont mise sur le trottoir, et d’une certaine façon, c’est aussi ce qui est arrivé à la Russie, quand devant les intellectuels patibulaires qui lui martelaient des slogans en jouant sur ses pires sentiments, elle a laissé sacrifier son tsar sur l’autel de la modernité satanique. Chez nous comme ici, des gens ont résisté, et même beaucoup et désespérément. Mais une fois piégée et déshonorée, privée de son protecteur légitime et attentif, que peut faire une pucelle séduite ? Elle prend quelques bonnes baffes dans la gueule, et, malgré ses larmes et ses regrets, elle va au taf, et au bout de plusieurs passes, et de plusieurs souteneurs, elle a du mal à se souvenir de son propre nom, et du moment où elle était encore pleine de fraîcheur et de beauté, pleine d’espoir et de confiance, une fiancée honorable… Donc, dans cette France qui n’est plus, ceux qui résistent n’auront plus qu’à retourner dans les catacombes, tandis que les souteneurs de leur pays le livreront à l’Afrique et à la finance mondialiste. La page est tournée de notre existence en tant que peuple. Dieu en a repris la couronne, pour lui éviter de tomber dans la boue. Des Russes et des Ukrainiens s’indignent qu’on parle tant de Notre Dame, et jamais de leurs églises martyrisées. Moi-même, quand j’ai vu que le patron de la Sberbank et autres lançaient une souscription pour Notre Dame, j’ai écrit sur un site orthodoxe : « Et pour vos églises qui disparaissent tous les jours dans les flammes ou s’écroulent, pas de souscription ? » Non, parce qu’à mon avis, Notre Dame fait partie d’une opération de propagande et de publicité, mais pas leurs églises, alors même leurs oligarques, qui n’ont, comme les nôtre, pas de patrie, n’en ont rien à foutre ; mais ce qu’il faut voir, ce qu’il est important de voir, c’est que tout est lié, et commencer à gémir dans un coin : « on s’en fout, c’est pas chez nous, et nous alors ? » ou « c’est bien fait pour vous, vous vous fichez de ce qui nous arrive, ou vous l’avez provoqué », c’est une réaction à courte vue. D’abord que veut dire ce « vous », qui ? Le citoyen lambda en larmes devant sa cathédrale et son pays qui partent en fumée ? Il est coupable de manque de curiosité, d’indifférence, d’excès de confiance en sa presse et son pouvoir, mais ceux qui le lui reprochent sont exactement, au fond, dans le même cas, et ceux qui incendient et profanent, eux, sont au dessus de nos petites querelles et nous réunissent tous dans la même exécration et le même plan apocalyptique, car ils se connaissent tous très bien, et ils savent ce qu’ils font. J’aurais mieux vécu de voir brûler Versailles, cet endroit élégant mais vain, avec ses divinités païennes artificielles. Le diable ne s’y est pas trompé, il a bien choisi sa victime. Et à y bien réfléchir, Dieu ne s’est pas trompé non plus en le laissant faire: le meilleur de la France, ce qu’elle avait de plus profond et de plus sacré, c’était Notre Dame, et pas le palais du roi Soleil ou autre bâtiment officiel anecdotique. C’est donc elle, avec sa forêt dont on ne verra plus jamais l’équivalent, et l’humble et magnifique travail communautaire dont elle était le fruit, les événements qu’on y fêtés, les prières et les chants qui montaient sous ses voûtes, que Dieu a pris là où le ver ne ronge pas et où la rouille ne détruit pas, là où est le trésor de notre cœur.

L'ignoble manœuvre des maîtres du monde en Ukraine - par Laurence Guillon

Octobre 2018 – La situation générale dans notre monde se dégrade à vitesse vertigineuse. Outre la situation écologique absolument, fantastiquement désastreuse, il n’est pas de jours sans viols, coups de couteaux ou lynchages en Europe, de la part d’envahisseurs que tout encourage à se conduire comme des cochons, ou plus simplement, comme des pirates, comme les Huns, les Turcs, les Mongols, les Sarrazins. Seulement autrefois, les seigneurs mouraient pour nous, aujourd’hui, ce sont eux qui nous livrent. Quoique en l’occurrence, le mot de « seigneur » est beaucoup trop noble pour la bande d’usuriers, de mafieux et de pervers à l’œuvre de façon transnationale. Ils essaient de faire pression sur les patriarches qui refusent de reconnaître l’autocéphalie de l’Ukraine et j’imagine les intimidations et les chantages auxquels ils doivent avoir recours. Un émissaire des ténèbres est venu d’Amérique tenter de gagner à sa vilaine cause le patriarche Ilyas de Géorgie, il paraît heureusement que c’est un saint homme. L’Athos a mis longtemps à se prononcer, et c’est l’higoumène du monastère Saint Paul Parthène qui l’a fait avec vigueur, contre l’ignoble manœuvre des maîtres du monde. « Si l’Ukraine entre dans l’Europe, des choses encore pires que celles qui sont advenues à la Grèce s’y produiront. Aussi, nous devons être très prudents. Nous devons prier Dieu, la Très Pure Mère de Dieu, les saints. Seul le Seigneur peut nous délivrer de cette situation difficile dans laquelle nous nous trouvons maintenant ». Évoquant l’époque moderne en général, le père Parthène à déclaré : « La nouvelle époque va tout détruire. Elle détruira la famille, elle tentera de détruire l’Église, elle détruira tout de telle façon que rien ne restera. Les gens vont vers le mal, et ils le font à une vitesse vertigineuse. Qui peut contenir cette vitesse ? Seul le Dieu bon qui soutient le monde ». Et dans un avertissement donnant à réfléchir, il a ajouté : « Une tempête va venir qui sera plus terrible que le communisme… Ce qui est en train de venir maintenant est pire. Que le Seigneur nous sauve tous ! » Je partage entièrement l’avis du père Parthène, il dit l’essentiel en peu de mots. Ce qui se prépare, ce qui se met en place est pire que tout ce que nous avons connu dans le genre, et ce n’est pas Poutine qui en est responsable, mais je crains qu’il ne soit pas assez fort et lucide pour s’y opposer de façon efficace, car la Russie n’est pas exempte de métastases… il faut compter sur l’aide de Dieu. On bave des calomnies sur les orthodoxes ukrainiens, on a mis l’higoumène de la laure de Potchaïev sur « liste noire », et je viens de voir dans un article qu’on pourrait essayer de « liquider » le métropolite Onuphre, ce que je redoute beaucoup. L’octroi du tomos par Bartholomée déclenchera la saint Barthélémy des orthodoxes de là bas, dont leur président a déclaré qu’ils « n’étaient pas ukrainiens », ce qui signifie qu’on pourra les massacrer joyeusement, comme les « doryphores » et les « ouatinés » du Donbass… En réalité, Porochenko n’a pas tort, les Ukrainiens, ce sont les citoyens illusoires d’un pays synthétique, à l’histoire falsifiée, ce ramassis d’hystériques haineux au folklore néonazi qui ont livré leur société à la ruine et à la guerre. Les fidèles du métropolite Onuphre, eux, les fervents et héroïques participants de ses processions impressionnantes, ce sont des petits-Russiens, enracinés là depuis la nuit des temps, partie intégrante de ces trois Russie dont le tsar portait la couronne. Pendant ce temps, une partie des orthodoxes occidentaux emboîte le pas à Bartholomée avec une hargne incroyable. Comme quoi l’hypnose peut inspirer n’importe quel sentiment aux imbéciles et leur faire accepter, d’emblée et sans vérification, n’importe quelle infamie. Heureusement, il me semble que ce ne sont pas les plus nombreux. La grande vénération et l’amour des orthodoxes ukrainiens pour le métropolite Onuphre s’exprime dans ce post de Victor Startchikov, que j’ai trouvé sur facebook et que je cite plus bas. « Je ne connais pas sur cette terre d’homme plus FORT, qui résiste à toutes les tentations, aux chantages, aux menaces. Je suis heureux que sa Béatitude ait un jour posé les mains sur ma tête pécheresse, ai béni le chapelet que moi, indigne, je tenais à la main. Je suis heureux de vivre avec lui sur la même terre et au même moment. C’est un exemple vivant pour nous tous. Comment vivre, lutter, rester dans la vérité et n’avoir peur de rien. Recueillez chacune de ses paroles, en elles est la force. Gloire à Dieu pour tout. » Ces gens se feront tuer derrière leur métropolite, pour la foi orthodoxe et pour la vérité. Ceux qui écoutent Bartholomée et ses supporters auront du sang sur les mains, je préfère être avec le métropolite Onuphre qu’avec eux, c’est pour moi une certitude. Et j’ai pris l’habitude de le mentionner chaque jour dans mes prières. Il est en ce moment l’Orthodoxie incarnée, son honneur, sa lumière, sa fermeté, et son amour.

Natalia Poklonskaïa, l'étendard de la sainte Russie - par Laurence Guillon

Natalia Poklonskaïa, qui fut la Jeannne d’Arc de la cause de la Crimée et du Donbass, éveille les sarcasmes depuis qu’elle s’obstine à célébrer le souvenir du tsar Nicolas. Hier (17 juillet 2018), elle a demandé aux députés de se lever pour observer une minute de silence en mémoire de la famille impériale, on lui a répondu que c’était interdit par le règlement. Ces mêmes députés, en dépit du règlement, s’étaient spontanément levés comme un seul homme (à l’exception de Poklonskaïa) pour applaudir une délégation américaine venue discrètement et de façon impromptue, alors que la Russie est en butte aux persécutions économiques et aux calomnies de cette même Amérique qui finance et arme l’extermination de la population russophone du Donbass. Je vois dans cet événement la confirmation de mon opinion sur le capitalisme et le communisme, et le libéralisme, et le nazisme, et tous les « ismes » de nos deux derniers siècles : plusieurs têtes sur un seul serpent. Car tous ces députés sont en majorité d’anciens apparatchiks du pouvoir précédent, tout comme leurs fonctionnaires, et ils fondent d’enthousiasme devant l’Amérique et l’Occident, tout en méprisant le tsar et sa famille assassinés qui incarnent la sainte Russie, c’est-à-dire CQFD, qu’à l’instar des bolcheviques, ils méprisent et même détestent, la sainte Russie. On en arrive donc à la constatation que libéraux et néostaliniens, communistes et trotskistes ont tous un dénominateur commun : ils détestent la sainte Russie. Or la sainte Russie, c’est la Russie, c’est plusieurs siècles de Russie, sa formation, sa culture, son mode de vie, son originalité, un pouvoir fondé sur la détestation de la Russie ne peut être appelé russe, et d’ailleurs, il ne le voulait surtout pas, il se disait soviétique, le patriotisme russe était devenu un péché mortel, on faisait à l’échelle de l’ancien empire des tsars ce qu’on se propose de faire maintenant à l’échelle mondiale : priver les gens de leur mémoire, de leur culture locale, de leur identité pour créer un « homme nouveau » qui convienne à une poignée d’intellectuels sadiques, ou à présent, en Europe, en important le maximum d’allogènes hostiles, une « nouvelle race métissée », administrée comme du bétail par une caste supranationale immaculée qui, elle, ne se mélange pas. Les députés de la Douma ont montré de quel côté ils se situaient, car bien entendu, eux n’ont plus aucun lien charnel, culturel et spirituel avec cette entité qu’on appelle la Russie, ils la détestent instinctivement, raison pour laquelle sans doute, dès qu’un retour aux traditions se manifeste, le « ministre de la Culture » ferme le centre de folklore, qui marchait très bien, trop bien. L’URSS fut donc porteuse de cette idéologie, mais depuis qu’elle s’était russifiée, congelée et que le golem manifestait, dans l’accumulation de ses tissus morts, des repousses incongrues de sentiment national réel, des survivances de valeurs humaines et spirituelles archaïques, on s’est mis à la haïr, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec la même fureur qu’autrefois le tsar, les cosaques, les paysans et leur folklore, l’Eglise orthodoxe, les coupoles dorées et tout ce fatras poétique qui n’avait rien à faire dans un monde progressiste, productif et efficace. On s’est mis chez les libéraux à en exhiber les crimes, si longtemps cachés et minimisés, ou justifiés, tandis que chez les malheureux communistes laissés sur le bord du chemin, on accusait l’Eglise de tous les péchés de la terre, parce qu’elle alignait ses innombrables martyrs, et ne voulait pas en démordre, et l’on criait au mensonge, en proclamant, devant la traîtrise des libéraux( généralement d’anciens apparatchiks ou leurs descendants) que les milliers de gens sacrifiés sur l’autel du progrès et de l’avenir radieux avaient mérité leur sort. Quand on aime la Russie, je dis bien la RUSSIE, il est évident qu’on ne peut être ni d’un côté ni de l’autre. De même que lorsqu’on aime la France, on ne peut pas être républicain. Surout de nos jours, au vu des résultats. J’aime la Russie, je n’ai jamais aimé l’URSS, ce pays synthétique qui offre à mes yeux assez peu de charme, qui a détruit un patrimoine unique par sa beauté et son originalité au nom des cages en béton et des meubles en contreplaqué poli, et qui a causé le malheur de milliers de ces Russes qui s’obstinaient à rester russes plutôt que de devenir « soviétiques ». Les soviétiques, qui peuvent être, par les vertus de la génétique et de l’imprégnation culturelle, un peu ou beaucoup russes quand même, et parfois sympas, et puis ceux qui sont restés sur le carreau, avec leur drapeau rouge, étaient naturellement les plus naïfs et les moins pourris, ont effectivement perdu leur pays dans l’affaire. Ceux dont l’histoire commence en 1917, comme chez nous les instits de gauche, dont l’histoire commence en 1789. L’histoire de leur patrie a commencé en 1917 et elle s’est achevée en 1985. Les déprédations culturelles et la guerre sans merci, sous dénomination de lutte des classes, qui fut faite aux anciens occupants de l’espace russe par l’URSS sont, à la lueur de cette découverte, tout à fait compréhensibles : appartenant à un nouveau pays et une nouvelle espèce, tout ce qui rappelait l’ancien était insupportable et devait être détruit. Le phénomène se poursuit avec les libéraux qui applaudissent les Américains et qui détestent « ce pays » : bouleverser les ossements antérieurs à l’illumination du progrès, construire sur les cimetières, raser les vieux quartiers, promouvoir la « culture » internationale (européenne classique ou massivement américanoïde) au détriment de la sienne, tout cela prend son sens. La Russie, elle, a commencé on ne sait quand, sans doute avec les Scythes, et se poursuit encore aujourd’hui, comme elle peut, je l’ai retrouvée, et j’y tiens. Je pense que nous sommes désormais tous condamnés, mais c’est avec la Russie que je me tiendrai dans le naufrage, pas avec l’URSS. De même que mon cœur reste avec la France, pas avec la République française maçonnique, ni avec l’UE. Car la France elle-même, sur un temps plus long, a connu le même processus. Ceux qui ont été élevés dans la détestation de leurs racines, de leurs ancêtres, du « moyen âge », des « religions », des « mœurs patriarcales » se foutent éperdument qu’on détruise une cathédrale ou que leur gouvernement livre leur pays à n’importe qui. Leur France est née en 1789. Et dans les musées, ils traversent en courant toutes les salles où les collections sont antérieures à cette date: leur culture commence avec Zola et l’impressionnisme, tout ce qu’il y avait auparavant est ténèbres (j’ai vu cela de mes yeux!). Les ténèbres qui les attendent dans le monde qu’ils ont enfanté seront autrement plus épaisses que celles du « moyen âge obscurantiste »…

La fusillade d’une procession à Toula (Russie) en 1918

Le journal « Russkie Vedomosti » (N° 25, du 19 février 1918) le raconte comme cela fut : Hier, au concile local panrusse, on a reçu une déclaration sur la fusillade d’une procession à Toula… 50 000 personnes y prenaient part, des ouvriers, des membres de l’intelligentsia, des soldats, des participants saisis par un élan religieux extraordinaire provoqué par les persécutions contre l’Eglise. La veille de la procession, ceux qui ne voulaient pas l’autoriser ont déclaré à Toula l’état d’urgence militaire. L’évêque Juvénal de Toula l’a appris seulement au cours des vigiles. Il a envoyé au comité militaire révolutionnaire son prêtre principal pour dire qu’il avait appris l’instalaltion de l’état d’urgence trop tard et ne pouvait remettre la procession… L’évêque a demandé aux autorités d’agir en faveur de l’ordre… Les processions, depuis toutes les églises, ont convergé vers la place du Kremlin, où vers midi, après la liturgie, est arrivée la procession des évêques, depuis l’église de Notre Dame de Kazan, avec l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. La place était pleine de monde. On commença à tirer à la mitraillette. On tirait vers le haut, en l’air, mais avec des cartouches de guerre. La pétarade des mitraillettes ne donnait pas la possibilité d’accomplir l’office d’intercession. Le peuple se mit à chanter : « Que Dieu ressuscite » et « Christ est ressuscité ». La foule avait un comportement calme. La procession se dirigeait à travers les portes Odoïevski vers la rue de Kiev. Au moment où les icônes étaient déjà sur la rue de Kiev, et où le clergé sortait des portes Odoïevski, des rafales de mitraillettes retentirent du côté du monastère de femmes. Quelques personnes de la procession tombèrent tuées et blessées. Près de l’hôtel « Artel » ils commencèrent à tirer sur les gens en prière au fusil. Le très saint vicaire fut blessé de deux balles… Une vieille tomba et fut tuée d’un tir à bout portant. On tuait tous ceux qui recouraient à des paroles de mesure ou de reproche. Furent tués en majorité des ouvriers… http://ortodoksiya.ru/index.php/84-istoriya/753-19-fevralya-1918-kommunisty-nachali-rasstrelivat-veruyushchikh-u-tserkvej#.Wo6TwZTXYQx.vk J’ai traduit cet article, car ce témoignage provient d’un journal de l’époque. Je vois des gens nier ce genre de choses et m’accuser de mentir, d’autres les minimiser. D’autres me disent que très peu de gens se sont soulevés, que tous étaient complices, que les croyants étaient peu nombreux. D’autres encore que les Russes supportent n’importe quoi. Qui, à l’époque, pouvait supposer, au sortir d’un état monarchique de droit, que, devant des processions de 50 000 personnes, les autorités feraient tirer sans hésiter à la mitraillette? On nous rebat les oreilles de la provocation du pope Gapone, qui parle de ces gens massacrés parce qu’ils défendaient leur Église, leurs sanctuaires et leur foi? La méchanceté qui se déchaînait alors ne pouvait pas forcément entrer dans l’esprit des gens normaux de l’époque. Exactement comme ici, en Europe, des tas de gens ne peuvent se figurer que nos gouvernements pourraient nous livrer à des coupeurs de tête et à des massacreurs, non, pas possible. Pas possible ?