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jeudi 1 décembre 2022

Saint Eloi

Nous avons brûlé le Père Noël après l'avoir pendu !

Noël

Rapide évocation de l’origine du « Père Noël » Selon la tradition, Nicolas de Myre, autrement dit saint Nicolas, est le personnage qui a servi de source d’inspiration au « Père Noël » parce son hagiographie rapporte qu’il a ressuscité trois enfants assassinés par un horrible boucher. Ce miracle lui a valu d’être présenté comme le saint protecteur des tout petits. Ainsi le 6 décembre de chaque année, dans les pays d’Europe du Nord et de l’Est, la coutume veut qu’un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était – grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche – va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages. Le Père Noël est un « avatar » de saint Nicolas, ou plutôt d’un saint Nicolas tel qu’il était encore avant que la réclame de Coca-Cola, en l’habillant d’une casaque et d’un pantalon rouge- et non plus vêtu de l’habit long d’un évêque -, ne le transforme en un bonhomme rond et rieur, conforme à une certaine iconographie propre à l’imagination hyper-consumériste des Américains.

L’affaire insolite qui nous occupe : On a brûlé le Père Noël après l’avoir pendu.

C’est ce que nous apprend un article de France-Soir du lundi 24 décembre :
« Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon… et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à trois heures de l’après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d’innocents d’une faute dont s’étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s’est évanoui dans la fumée. »
À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel :
« Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard. Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur. »
L’exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques. D’ailleurs, cette manifestation intempestive risque d’avoir des suites imprévues par ses organisateurs. »

Le cardinal Jules Saliége, archevêque de Toulouse, s’est empressé de soutenir le clergé de la cathédrale de Dijon en déclarant sans ambages :
« Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu’il n’a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants , mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n’est pas vrai. Ce qu’il faut faire, c’est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né. »
A son tour le porte-parole de l’épiscopat français appuyait cette action symbolique dans France-Soir du 24 décembre par ces mots sans ambiguïté :
« Le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu’ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n’ont rien de chrétiennes alors qu’au nom d’une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles. »
Depuis ces prises de position courageuses – qui même à cette époque allaient à contre-courant de la pensée dominante – beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d’eau trouble qui a inondé les esprits de ceux-là mêmes qui sont chargés de nous enseigner.

Cette action « insolite » ne serait plus comprise de nos jours. Il est cependant de notre devoir, y compris parmi nos amis, de dénoncer cette paganisation qui submerge tout.