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jeudi 8 décembre 2022

Immaculée Conception

Ce que nous relevons et admirons, c’est la solidité du théologien, le sérieux de l’historien, l’agilité du journaliste, capable de transmettre ce qu’il avait si profondément travaillé.

Mgr René Laurentin

Vassula reçoit les messages de Dieu - Par Mgr René Laurentin (Vidéos-archives)

Vassula Rydén est née en Égypte le 18 janvier 1942 dans une famille grecque orthodoxe. Ses parents venaient de Grèce. Très jeune, Vassula a eu des visions de Jésus, dans quelques rêves.

Parfois, elle voyait ce qu’elle savait être les âmes de personnes décédées, assises dans son salon comme si elles attendaient quelque chose. À part ces expériences exceptionnelles, comme la plupart des gens de nos jours, elle ne pensait jamais à Dieu ni à sa vie spirituelle. Elle n’avait jamais imaginé qu’elle deviendrait la messagère de Dieu, jusqu’à ce jour de 1985 où Il est entré dans sa vie à l’improviste. Elle vivait alors au Bangladesh avec son mari suédois et ses deux fils.

Tous les livres et livrets de La Vraie Vie en Dieu sont disponibles ici ou par téléphone (France) au 05 65 78 01 95.

Monseigneur Laurentin, spécialiste des Apparitions Mariales, est décédé

« Ce que nous relevons et admirons, c’est la solidité du théologien, le sérieux de l’historien, l’agilité du journaliste, capable de transmettre ce qu’il avait si profondément travaillé. Je voudrais souligner la ferveur du croyant, témoin du bonheur de l’autre monde, promis par Marie à Bernadette. »
Cet hommage du père André Cabes, recteur du sanctuaire de Lourdes, juste après le décès du grand théologien, montre combien ce dernier, toute sa vie, a été l’avocat d’une seule cause, un humble témoin de la Vierge Marie.

Le père Laurentin, prêtre et historien des apparitions de Lourdes, est décédé dimanche 10 septembre 2017. Il allait avoir 100 ans en octobre. Ses obsèques seront célébrées vendredi 15 septembre, à 10H30, en la cathédrale d’Evry. Elles seront présidées par Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes, en présence notamment de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes.

Grande figure de l’Église Française du vingtième siècle, René Laurentin est l’historien le plus important de Lourdes. Un grand défenseur des phénomènes d’apparition. Pour preuve cette lumineuse réponse lorsqu’on lui parlait de ces phénomènes surnaturels : « Les apparitions rendent la ferveur, un amour actif, persévérant, un amour qui sait se traduire en actes. »

Né le 19 octobre 1917 à Tours, René Laurentin était à la fois théologien, exégète, historien, spécialiste notamment des Apparitions Mariales. Il fut longtemps chroniqueur religieux au Figaro, il a écrit de de nombreux livres sur les apparitions mariales dans le monde.

Ordonné prêtre le 8 décembre 1946, il commence à préparer ses trois thèses ( ès lettres et théologie ) sur la Vierge Marie en parcourant les principaux pays d’ Europe ( 1946 – 1947 ). Le 7 juin il soutient deux thèses de doctorat sur le sacerdoce de la Vierge Marie( Paris, Lethielleux, 1952 ). En 1953 il publie la première édition de son court traité sur la Vierge Marie ( cinq éditions successives ). Il est nommé professeur de théologie à l’université catholique d’Angers (1955)

A différentes périodes de sa vie, il s’est retrouvé engagé dans certains débats les plus complexes qui ont traversé le monde catholique au cours des décennies. Auteur de plus de 160 ouvrages et 2000 articles de presse, René Laurentin, lors de sa préparation au sacerdoce, au séminaire des Carmes à Paris, à étudié en particulier sous la direction du philosophe Jacques Maritain.

René Laurentin a été amené à connaître qualité d’autres lieux important pour la Vierge Marie. C’est par exemple grâce à lui que s’est développée rapidement la notoriété de Medjugorje, où il se rendit de si nombreuses fois. Il a également accompagné de ses conseils, de sa prière, de sa présence et de ses comptes rendus toute l’aventure de Notre-Dame de France, des Vierges Pèlerines, de Marie de Nazareth, de Baillet-en-France à Bethléem, en passant par le Puy-en-Velay, Reims, Lorette… Ses dernières années, ses yeux qui progressivement s’assombrissaient, s’ouvraient miraculeusement vers la lumière de Marie. A croire qu’il n’écoutait plus que le Ciel. Parmi les nombreuses distinctions reçues par l’abbé Laurentin, une retient l’attention, c’est le 30 avril 2009, lorque Benoît XVI le promeut « Monseigneur René Laurentin, prélat de sa Sainteté. »

Eric Muth pour Chrétiens Magazine

NOTRE-DAME de Coromoto

Marie fondatrice de la foi au Venezuela

J’ai été invité du 22 au 29 septembre 1998 au Venezuela pour un congrès marial organisé par deux prêtres, mes étudiants à l’université de Dayton.

C’était mon troisième voyage, le premier datant de 1963, pour la première de mes conférences dans toute l’Amérique du Sud, où la Conférence épiscopale française m’avait envoyé pour acclimater la nouvelle donne de Vatican II.

La seconde, en 1988, pour rencontrer Maria Esperanza, la voyante de Betania, les premières apparitions reconnues après Bauraing et Banneux, par jugement de Mgr bello ricardo.

J’ai profité de ce voyage pour les rencontrer à nouveau le 21 novembre 1987. Entre-temps, j’avais été avisé d’un délicat problème local, comme s’il y avait une sorte de concurrence entre ces récentes apparitions de Betania commencées en 1976 et les antiques apparitions de Coromoto, qui remontent à 1652 et où l’Eglise a reconnu l’évènement fondateur de la foi parmi les Indiens, au Venezuela.

C’est durant l’époque où l’on reprenait connaissance historique de l’évènement lointain et où l’on construisait le sanctuaire national que les apparitions de Betania créèent l’évènement populaire.

Il n’y eut pas de guerre des apparitions, mais une sage entente pour hiérarchiser le modeste sanctuaire diocésain et le haut lieu que Jean-Paul II lui-même est venu consacrer en présence de l’épiscopat et du peuple : un évènement pour ce pays deux fois grand comme la France, le plus au Nord de l’Amérique du Sud, dont la population, à 90 % catholique, s’est accrue de 2 à 20 millions d’habitants sur un fond d’origine indienne.

A tout Seigneur tout honneur. J’ai visité Coromoto et je parlerai d’abord de ce lieu, avant de raconter ma visite à Betania et à la famille de Maria Esperanza, qui m’accueillit avec chorale à l’aéroport de Caracas, le 22 septembre, avec toute la chaleur chrétienne et vénézuelienne imaginable: ce qui n’est pas peu dire.


C’est donc le lundi 28 septembre, et après le Congrès marial où la Vierge fut honorée d’un grand coeur, que nous avons pris la route à travers la végétation luxuriante de ce beau pays tropical, vers Guanare, ville aujourd’hui épiscopale qui conserve les archives de Coromoto et le sanctuaire primitif où l’on vénère encore Notre-Dame.

Chez les alors, je pus examiner les archives et dresser la bibliographie de l’évènement, puis visiter le sanctuaire local que Pie XII avait érigé en basilique mineure en 1949.

Cinq ans après avoir déclaré, le 7 octobre 1944, par brève pontificale, Notre-Dame de Coromoto principale patronne de la république du Venezuela. Le 11 septembre 1952, le Cardinal Manuel Arteaga y Betancourt (+ 1963), l’archevêque de la havane délégué pontifical, couronna canoniquement, dans la même église, l’image de Notre-Dame de Coromoto.

Ces décisions redonnèrent vie au sanctuaire. Les apparitions de Betania, où la prolifération enthousiaste des voyants inquiétait, tandis que l’évêque de Los Teques poursuivait patiemment son enquête et son discernement, ramenèrent l’attention sur la tradition ancienne.

L’on discerna l’attention maternelle de Marie aux sources de la foi dans cette nation. Ce n’est pas que l’Evangélisation ait commencé au XVIIe siècle. Mais les Indiens Kospes, établis à Coromoto, résistaient à la présence espagnole et s’opposaient aux missionnaires.

C’est alors, en 1652, que Notre-Dame intervint. Elle apparut au cacique indien. Il lui décocha une flêche, et en retour, elle fit parvenir dans sa main la petite image que l’on conserve aujourd’hui précieusement. Ce fut le point de départ de la conversion des Indiens vers un christianisme particulier, qui ne devait rien à la conquête, mais tout à Notre-Dame elle-même. au Venezuela comme à Mexico et ailleurs, la Vierge eut soin de se manifester non point aux conquérants, mais aux Indiens sur leur site propre.

Comme on le lira dans le récit populaire de l’apparition. C’est le 2 février 1975 que surgit l’idée d’élever un autre sanctuaire à Notre-Dame, sur le lieu même de l’apparition : Coromoto, à 20 kilomètres de Guanare.

Le 18 février 1976 fut fondée l’association civile Venezuela à la Vierge de Coromoto, bénie par les évêques le 4 août, après approbation des premiers statuts le 20 mai. Le 10 septembre, la première pierre du sanctuaire national fut posée.

Le 3 février suivant, une page de Coromoto fut transférée dans le village le plus proche du site présumé de l’apparition.

En 1980 commença la pose des 252 pilotis pour soutenir le nouveau sanctuaire national, car il fallut aller chercher le roc pour les fondations à 40 mètres de profondeur. Le 27 janvier 1985, Pie XII couronna l’image nouvelle de Notre-Dame de Coromoto.

Malgré la tradition ancienne et ininterrompue, on s’inquiétait de l’incertitude de l’intelligentsia, mais un Frère érudit, Nectario Maria, releva le défi et publia un gros volume sur les fondements historico-canoniques de la tradition, qui ne manquaient pas, car il y eut à partir du XVIIe siècle trois informations officielles successives :

1) La première, en 1668, fut ouverte par le licencié Juan Caldera de quinodes, prêtre remarquable, par mandat de l’évêque fray alonso briceno, évêque de Caracas et trujillo 1661-1668. A la demande de la population, il interrogea sept témoins. Deux compagnons n’avaient vu en même temps que le cacique : bartolome sanchez et juan, si brillant, ainsi que l’Indienne isabelle sobrino, proche témoin. C’est alors que fut fondée officiellement la confrérie de Santa maria de coromoto. Cette première information, réalisée par le Frêre nectario, n’a malheureusement pas été retrouvée après sa mort accidentelle, survenue le 3 octobre 1986.

2) La seconde information juridique fut faite en 1728 par le docteur pedro fransisco pesada, en un temps où il n’y avait plus de survivants. On interrogea sept membres de la confrérie (dont les dépositions ont été conservées).

3) La troisième information fut réalisée par le docteur Carlo herrera, quatre-vingt-douze ans après l’apparition, mais recueille les souvenirs des témoins de la tradition.


Après la mort du Frère nectario, l’Eglise, très soucieuse par ailleurs de la vérité historique, n’oublia pas d’être aussi sensible à la tradition vivante où s’expriment les sens et la foi des fidèles.

Les traditions communautaires et priantes ininterrompues sont restées le fondement principal de nombre de sanctuaires. Et c’est en considération de cet autre facteur que la Pape Jean-Paul II a béatifié juan diego, le voyant de Guadalupe, au Mexique, dont certains historiens avaient à un moment mis en doute l’existence. L’histoire a, depuis, retrouvé quelques jalons meublant le long silence devant lequel la vénération de Notre-Dame avait continué sur le site où son apparition avait supplanté le culte indien de la cruelle déesse Tonantain a qui on faisait, jusqu’au début du xvie siècle, des sacrifices humains.

René Laurentin

Interview de la “Fille du soleil” par Monseigneur René Laurentin

J’ai rencontré la fille du soleil (c’est le nom que le Christ lui a donné) au rassemblement spirituel d’Orléans. D’origine italienne, mariée, deux enfants, elle habite dans le nord-est de la France et tient à garder la discrétion sur son nom et son lieu d’habitation. Je m’en tiens donc à l’interview sur son surprenant itinéraire personnel où, à travers des grâces de convertion profondes mais aussi des moments difficiles, des souffrances et meme des attaques du démon, cette artiste chrétienne se montre limpide et transparente, d’une belle spontanéité, sans retour sur elle-même, en bon ordre dans son foyer, comme avec l’Eglise qui la soutient moralement et respecte sa liberté. Tous les voyants n’ont pas cette chance. Sa force et son humilité sont le secret qui permet de survivre dans l’itinéraire difficile des voyants. Sa qualité et ses dons d’artiste valorisent son expression libre et spontanée. René Laurentin : Vous êtes née dans une famille chrétienne ? Claire : Oui, mes parents sont morts quand j’avais une vingtaine d’années, ma mère priait et vivait d’abnégation ; mon père ne priait pas, mais il était généreux avec son entourage, et mes grands-parents récitaient le rosaire avec des gens du village, cela remonte à cinquante ans. Ma grand-mère et mon grand-père invitaient des gens du village pour prier le rosaire avec le crucifix et une petite bougie allumée ; j’étais toute petite, j’allais les voir et cela m’impressionnait. A quand remontent vos premières apparitions et locutions ? Juin 1999. Vous étiez jeune ? Je me suis d’abord convertie à l’âge de 37 ans. Je travaillais alors à la banque ; j’étais secrétaire de direction et je vivais un malaise, je me posais des questions, je ne comprenais plus les gens qui m’entouraient, j’étais mal dans ma peau et je ne m’y retrouvais plus. On m’a mise en formation promotionnelle pendant trois ans. Je me suis alors demandée : « Qu’est-ce que tu as ? » Je pleurais le matin, le soir en voiture. Je demandais au Seigneur de m’aider et je lui disais : « Seigneur qu’est-ce qui se passe ? » et je commençais à réciter le Notre Père et le Je vous salue Marie que j’avais appris pendant mes années de catéchisme. Je n’avais fait qu’une seule année de catéchisme ; j’avais dû arrêter parce que nous habitions trop loin, à 2 km de la paroisse. Et vous avez retrouvé le Pater, l’Ave et le reste ? Seulement le Pater et l’Ave. J’étais croyante, mais je n’allais jamais à l’église, j’habitais trop loin. Mais tout allait bien pour votre difficile travail professionnel ? Vous gardiez les pieds sur terre, vous étiez bien organisée malgré vos problèmes ? Je ne sais pas ce qui s’est passé à l’âge de 40 ans : j’ai eu un blocage, je ne comprenais plus les gens, j’étais très renfermée en moi-même. Enfin vous faisiez face ? Oui, cela a duré : trois ans de larmes. Heureusement j’avais mon mari et mon fils, sinon je me serais suicidée. Je ne connaissais pas Dieu à l’époque. Un jour, le chef du personnel m’appelle et me dit : « On va créer un nouveau poste dans la banque et on t’a mise en formation pour ça». Une autre aurait sauté de joie : augmentation de niveau et de salaire, etc. ; je n’ai rien dit et le soir même j’ai donné ma démission. Mon mari, à l’époque, gagnait moins que moi. Il m’a dit : « Tu fais comme tu veux. » Pendant trois ans je suis restée chez moi, la petite venait de naître. Un jour, j’étais devant le petit mur de ma maison, mon fils était à l’école, je n’étais plus stressée. Vous étiez soulagée d’avoir abandonné les gros travaux ? Psychiquement oui, parce que je n’avais plus de problèmes, libérée que j’étais du travail sous tension. Alors, que vous est-il arrivé ? En mai 1988 (donc six mois après avoir quitté la banque), j’étais sur mon petit muret, chez moi. J’enchaînais le Notre Père et le Je vous salue Marie, et je venais d’apprendre le Je crois en Dieu. Une force me fit lever la tête vers le ciel ; pas de nuage dans le ciel bleu ce jour-là ; je vis une lumière blanche verticale. Ne sachant rien de ce que je sais aujourd’hui, j’ai regardé ; je me suis dit : « ce n’est pas un avion ». C’était vertical et cela ne bougeait pas. J’ai baissé la tête et j’ai continué à prier, de nouveau la même force m’a fait relever la tête et je vis dans le ciel la tête du Christ couronnée d’épines ; Il souffrait énormément et Il me disait : « aide-moi». J’ignorais tout des locutions intérieures. Je suis allée voir mon voisin. Je lui ai dit : «J’ai vu la tête du Christ dans le ciel. » Il était pratiquant et il me dit : « Surtout ne l’ébruite pas. » Un jour, quand je faisais des courses dans un magasin au rayon des livres, une dame m’interpella : « Madame, vous pourriez chercher ce livre-là avec moi ? » J’ai cherché, je l’ai aidée pour acquérir ce livre. C’était un livre initiatique chrétien qui parlait du Bon Dieu, du démon, du péché, pour moi c’était tout nouveau. Pas un livre catholique ? Non pas du tout, mais je ne connaissais rien de la religion catholique. Je l’ai acheté, j’ai commencé à le lire. C’était beau. Il parlait du ciel, mais aussi de la réincarnation. J’en pleurais en me disant : « Je ne verrai pas mes parents au ciel. » Vous croyiez au ciel quand même? Oui je croyais à la Vierge et au Bon Dieu. Mais vous croyiez à la réincarnation ? Je pensais que tout le monde se réincarnait. Je ne savais pas qu’il y avait autant de religions. J’ai étudié tous les livres du même auteur. J’ai compris que j’avais commis une vie de péché. Mais se convertir à 40 ans, ce n’est pas comme se convertir à 20 ans. J’ai pleuré des heures entières sur mon lit, dans ma chambre. Je me disais : « Qu’est-ce que tu as fait de ta vie ? » Je demandais pardon. Si j’avais dû mourir avant ce jour-là, j’aurais été en enfer certainement. J’avais commis tellement de péchés par ignorance, et j’avais touché à tant de choses qu’il ne fallait pas toucher, j’ai dit : « Mon Dieu qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai fait ? » Je lisais des horoscopes, j’ai même fait du pendule. Deux ou trois jours après, j’avais vraiment le cœur brisé de l’avoir fait souffrir, j’ai pris un crucifix, justement celui que mes grands-parents prenaient pour réciter le saint rosaire, il était tout plein de poussière, mais je l’ai pris et je l’ai posé sur un petit piédestal chez moi et j’ai dit de tout mon cœur : « Seigneur je te demande pardon », et alors il s’est passé quelque chose, c’était comme si quelqu’un m’enfonçait une flèche dans le corps du haut en bas. C’était comme si un éclair me traversait. Comme si quelqu’un se réjouissait en moi, et moi j’étais tellement surprise que j’ai souri, je me suis dit : « Tiens, qu’est-ce que c’est ? », car j’ignorais le Saint Esprit, et après j’ai dit : « Ecoute Claire, tu es toute seule, tu ne fais partie d’aucun groupe de prière, tu n’as personne, va voir ton prêtre. » Ce prêtre me connaissait : il m’avait demandé de repeindre des croix quand j’étais artiste peintre. Vous exposiez ? Oui. Ce prêtre m’a dit : « La réincarnation, cela n’existe pas. Il m’a expliqué. Je me suis confessée. J’ai fait ma communion en 1991 et jusqu’en 1999 je priais jusqu’à six heures par jour : j’aidais les gens, j’ai ramené des âmes à Dieu… De 1991 à 1999, ce furent huit ans de traversée du désert ? Je priais … C’est quoi, la traversée du désert ? Vous n’étiez pas au bout de la route comme Moïse vers la terre promise ? Pendant trois ans je suis restée avec ces livres-là. Ils m’ont vraiment convertie. Ainsi j’ai eu le regret de mes péchés. Dès 1991 j’ai commencé à aller à la messe, je me suis débarrassée de tout ce qui n’était pas catholique. Comment ont commencé les charismes ? En 1999, pendant une semaine je me suis mise à chanter, j’inventais des chants pour le Christ. J’étais devenue professeur d’arts plastiques à l’Education nationale, en France, car mes dons pour le dessin avaient été libérés par ma conversion. J’inventais toujours des chants pour le Christ et j’étais joyeuse. Une petite brise passait sur ma tête, c’était comme une petite caresse légère. J’entendais un son sur la droite, je l’ai encore maintenant. Cela a duré toute une semaine, et puis j’ai commencé à avoir des locutions intérieures : des locutions sans visions ; la nuit j’entendais des voix. Sans savoir qui c’était ? Non pas du tout. J’ai écrit à mon évêque, à mon père spirituel, au doyen de la paroisse, au prêtre de la paroisse. Le prêtre de la paroisse m’a dit : « Va voir le psychiatre de l’évêché. » Comment cela a-t-il progressé? J’entendais des voix dans mes songes la nuit, dans mon sommeil. J’ai tout noté et l’ai envoyé à l’évêché. Le psychiatre m’a dit : « Prenez un père spirituel et obéissez-lui. » C’est ce que j’ai fait. De retour à la maison j’ai donc pris un père spirituel : celui qui avait confessé mes grands-parents il y a cinquante ans. Je recevais toujours des paroles la nuit, puis elles ont cessé. J’ai commencé à avoir des visions. Quel était le thème des locutions ? La voix me disait : « Les enfants que le père m’a donnés je les veux tous dans ma gloire divine » ; « Je veux mon église remplie d’amour » ; « Embellis mon église » ; « Réunis mon église. » Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire. Le ressentiez-vous comme une mission ? Non, je suis lente à comprendre. Un jour, au cours d’une vision, quelqu’un a voulu m’arracher un anneau du doigt et j’avais le doigt tout bleu, pas le doigt physique mais le doigt de mon âme qui était tout bleu comme ça. Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire. Une fois j’ai vu le Christ s’avancer vers moi, c’était la nuit, il avait le visage incandescent, il s’avançait tout doucement et j’ai hurlé. C’était lumineux ou incandescent ? La figure, c’était du feu. C’était bien le visage de Jésus. Il s’est vraiment avancé tout doucement vers moi, j’avais vraiment peur ; il a reculé tout doucement et après j’ai vu la tête de mon ange. Il m’a dit : « Ne crains pas. » Je me suis endormie comme un petit bébé. Longtemps j’ai cru que c’était le démon qui m’était apparu et dernièrement le Christ m’a dit : « Non, c’est Moi ; la première fois que j’apparais aux âmes, elles sont bouleversées. » J’ai toujours des visions : démoniaques et divines ; plus de démoniaques que de divines. J’ai vu le Christ, je sais que c’est lui car le démon ne peut pas avoir deux fois le même visage, alors que celui du Christ, c’est toujours le même. Depuis 2004 que le Seigneur me prépare. Mais déjà je ramenais des gens à l’église, à la prière, au sacrement ; et aussi mes deux amies que j’avais emmenées à notre groupe de prière et donc ramenées à Dieu. Mais elles sont parties chez les protestants, j’ai pleuré. C’est si dur de ramener des âmes. Mais on vous les amenait ou les gens venaient d’eux-mêmes? Non, le Seigneur mettait des personnes sur mon chemin, et j’en déduisais que je devais les ramener. Ils s’adressaient à vous ou c’était vous qui vous adressiez à eux d’abord ? Les deux. Il prend des drôles de voies avec moi, le Seigneur ; un jour Il me dit : « Prends une plume et écris : veux-tu devenir ma messagère ? » Je dis : «Oui.» Si j’avais su d’avance comment cela se passerait, j’aurais dit non. J’ai dit : « Oui, mais qui es-tu ? » ; « Je suis l’Esprit Saint, Je suis le Christ. » Cela a débuté comme ça et c’est depuis ce jour-là que je prends des messages. Une nuit, dans un songe, j’ai vu le démon avec un énorme couteau (heureusement que mon mari était là) et il voulait que je me suicide avec ça. Je me suis réveillée en sursaut. Je pleurais car j’avais envie de me suicider. C’était grave. J’ai téléphoné au père Frank le lendemain et j’ai dit : « J’ai besoin d’un exorciste. » J’en ai contacté un et il m’a dit : « Viens au service de guérison. » J’y suis allée et là je suis tombée dans le repos de l’Esprit. Et c’était la première fois que cela vous arrivait ? Pendant ce repos de l’Esprit, j’ai vu Jésus dans une lumière blanche qui palpitait tout le temps. J’ai lu dans Thérèse d’Avila qu’après une prière de délivrance, on voit le Christ qui nous purifie dans sa lumière. Un autre jour j’étais en extase dans ma chambre, je ne savais pas ce qui se passait, je n’ai plus senti mon corps, mon cœur battait à l’intérieur d’un autre cœur, un autre cœur qui faisait dang ! dang ! dang ! Il battait très fort, j’ai repris mes sens tout doucement et en face de moi j’ai vu la photographie de la Sainte Face, le Christ sortait sa tête, ce n’était pas celui qui était sur la photo, c’était le Christ que j’avais vu dans le songe avec le feu, il est sorti du cadre de la photo de la Sainte Face du Christ que j’avais, mais ce n’était pas du tout le même, il penchait sa tête vers moi, alors je suis tombée carrément amoureuse de Lui : il me regardait comme si j’étais une princesse. Comme si Lui était mon serviteur. Très humble ? Si humble que l’amour est venu tout de suite. C’était une perle blanche pour l’encre noire que j’étais. J’étais tellement noire de péchés ! Je me suis confessée car on commet toujours beaucoup de péchés. Et Lui, il me regardait comme si j’avais de l’importance à ses yeux ; Il me regardait comme jamais personne ne m’avait regardée sur terre. Vous traduisez bien ce que l’Ecriture appelle d’un mot trop lourd Miséricorde : tendresse et don total aux hommes, même pécheurs. Après cela, Il a continué à me donner ses messages, de beaux messages. Mais le problème chez moi, c’est que je doute tout le temps de la provenance des messages, je sais que « l’autre » est constamment là, il me pique au pied, je ne sais pas si vous allez me prendre pour une folle, mais l’autre, il se manifeste comme ça, il me pique au pied, je ne sais pas si vous avez déjà entendu cela par quelqu’un. Pas en forme de serpent, non ? Non, je ne le vois pas, mais il me pique quand il se manifeste. Vous sentez la piqûre mais vous ne voyez rien ? Non, mais je sais qu’il me nargue sans arrêt et quand je fais quelque chose de bien, allez hop il me pique, et parfois j’ai l’impression que mes pieds vont être paralysés tellement cela fait mal. Il ne me supporte pas, il me l’a dit : « Je te hais. » Ce sont des choses qui arrivent. Il me persécute comme cela n’est pas permis et parfois je me demande si c’est possible. Cela continue toujours ? Oui cela continue. Il m’a dit : « Tant que tu écriras, je te persécuterai, arrête d’écrire. » Un autre jour, il a dit : « C’est elle qui commence notre perdition. » Je ne savais pas ce que cela voulait dire. Vous n’avez pas recouru à l’exorciste ? Si, si, mais cela n’a rien fait : pas de résultats. Depuis des années, vous ne pleuriez plus ? Non. Mais maintenant je pleure presque tous les jours car j’ai d’autres souffrances, qui sont de plus en plus grandes. Dans votre enfance, pleuriez-vous déjà ? Non. Mais depuis quelque temps j’ai des souffrances inimaginables, de plus en plus grandes. Vous avez prononcé le mot « mission » ; ressentez-vous une mission du Seigneur pour votre vie maintenant ? Le Christ m’a fait lire Ezéchiel II : « Va dire à mon peuple… » Il me parle un peu de la mission d’amour, il me parle beaucoup de l’Eucharistie. Il me dit les bienfaits de l’Eucharistie. Il va y avoir un petit livre sur l’Eucharistie. Il veut que je fasse connaître l’Eucharistie au monde entier. « Tu es l’apôtre de l’Eucharistie » m’a-t-Il dit. En juin, ce livre est sortis aux éditions du Parvis. Il y tient vraiment. Il me parle surtout de l’unité de l’Eglise. Vous avez un guide spirituel ? J’avais un père spirituel, mais il est mort. J’en ai pris un autre, mais il ne me connaît pas aussi bien que le premier, sinon j’ai aussi un conseiller spirituel qui habite à Paris. On vous l’a conseillé comme un expert ? Je communique avec lui par Internet, pour dire ce qui ne va pas, quand je ne comprends pas. Bien des prêtres ne croient pas à tous ces messages, c’est difficile. Je me sens plutôt seule. Connaissez-vous votre évêque ? L’évêque me connaît, un jour il m’a dit : « Je ne peux pas prendre position sur les messages. » Il m’a écrit : « Je suis content que vous priiez avec la Bible…» Je lui ai demandé de faire des conférences en France et à l’étranger. Il m’a dit : « Je n’ai jamais habilité quelqu’un pour faire des conférences mais je suis content que vous fassiez confiance à mes prêtres, que vous ayez une association de charité pour les pauvres. » Vous êtes entièrement prise par cette mission ? Absolument. De plus je fais le ménage à l’église, je fais partie des chorales, je fais des petits boulots de la paroisse comme ça. Je n’ai pas une place marquante à l’église, mais je fais le ménage, c’est tout. Je fais partie de deux chorales différentes. J’avais un groupe de prière depuis 1991. Un petit groupe qui persévéra pendant quinze ans. Quels sont vos projets ? Et vos espoirs pour la suite ? Mais rien du tout. Au jour le jour ? Oui, au jour le jour, comme ça, parce que j’ai une famille, j’ai encore mes deux grands enfants à la maison. J’ai beaucoup à faire. Donc vous continuez sans projet particulier : disponible aux messages et aux conséquences ? L’an dernier, je suis allée à la session des témoins de l’amour à Donrémy. Cette année le Seigneur m’a dit : « Tu iras à Orléans », où vous me voyez maintenant. En quoi ces communications du ciel ont-elles changé votre vie ? Quand je suis entrée dans la religion catholique, j’ai été très critiquée, notamment par d’autres personnes converties… autrement, mais j’ai toujours été soutenue par des prêtres. J’ai été tentée de tout lâcher. Une amie convertie m’a dit un jour : « Tu es consacrée au démon. » Elle m’a persuadée que le Christ m’avait abandonnée. Mais un matin, j’ai entendu un chœur d’anges et j’ai retrouvé la paix. Dans votre famille, votre mari, vos enfants sont d’accord ? Oui, ils y sont habitués. Mon mari n’avait pas fait sa communion, il l’a faite, puis sa confirmation et mes enfants aussi. Ils savent. Mon mari me suit, il est là avec moi. Attention, mon mari parfois dit : « J’en ai plein la tête », mais il va à la messe, mes enfants vont à la messe. Il ne boit pas, il ne fume pas. Il est beaucoup mieux que moi à tous les points de vue. Il ne fait pas autant de prières que moi. Il va à la messe seulement le dimanche, mais je ne lui arrive pas à la cheville. _________________________________ Mon plus beau cadeau : l’Eucharistie Le Ciel parle. Paroles tirées de messages de Jésus-Christ à une mère de famille catholique, que l’on nomme « Fille du Soleil » : « Je suis l’Alpha et l’Omega, l’Autorité Suprême, Celui qui est, qui était et qui vient au secours de son Peuple… Je descends de mon trône pour vous faire entendre ma Vérité, Vérité qui me vient de mon Père… Je connais votre prénom, tous les détails de votre vie et vos pensées avant même que vous ne les formuliez. Je tiens à vous comme à la prunelle de mes yeux. Je vous aime individuellement et immensément, comme jamais sur terre il ne vous a été donné d’être aimée. La terre se révolte, l’homme souffre, ce sont les conséquences de la non-mise en application de ma loi d’Amour et du non-respect de mes dix commandements… Ce temps est à la repentance, personne ne peut dire qu’il n’a pas été averti… J’attends votre repentir, votre regret sincère de m’avoir offensé, j’attends votre ferme désir de vouloir vous améliorer… L’homme, en refusant mon pardon, ne sait pas ce qu’il fait… Mes prêtres sont là pour vous aider. Je vous jugerai avec la même mesure que vous les avez jugés ; moi seul sonde les reins et les cœurs… Priez en tout temps, en tout lieu. Ne laissez pas votre âme s’asphyxier sous le poids de vos péchés, profitez au maximum de mes sacrements, jaillis de la Croix pour vous sauver… Si vous saviez ce qu’il se passe dans l’invisible au cours de la célébration de la sainte Messe, vous en pleureriez de joie et camperiez devant mes églises pour ne pas perdre une seule miette de ces divines et majestueuses célébrations de l’Eucharistie où Je suis réellement vivant et présent, sur tous les autels du monde qui m’accueillent. Par ce sublime sacrement de l’Eucharistie, Je fais d’autres Moi… Tout se passe au niveau de votre âme… Mes anges vous envient un si grand bonheur… Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père, les plus belles sont réservées aux amoureux de l’Eucharistie. Mes enfants, Je désire votre bonheur à tous. Par mon Eucharistie, vous recevez ce qu’il y a de meilleur : l’Amour dans toute sa Puissance… Mon Eglise vit par mon Eucharistie, le plus beau cadeau que mon Père vous ait donné… Faites connaître mon Eucharistie au monde entier… Vous êtes mes amis si vous faites ce que Je vous commande… Je suis Eucharistie, pain de vie éternelle, porte de l’éternité bienheureuse… Mes enfants… Je vous attends dans mon Sacré Cœur ! »

Le Linceul de Turin

Y a-t-il recoupement entre les 3 reliques du Christ: Linceul de Turin, Tunique d’Argenteuil, Suaire d’Oviedo ? La Revue internationale du Linceul de Turin revient sur les thèses des Russes Ivanov et Kouznetsov. Selon Monsieur Georges Salet, le réchauffement du linge par l’incendie de 1532 ne pourrait expliquer les rajeunissements apparents de onze siècles pouvant démontrer la datation tardive du carbone 14 en 1988. Georges Salet reprend en cela la même démonstration théorique et technique de son article dans le n° 3 de la même Revue internationale du Linceul de Turin. J’ai téléphoné au Père Jean-Baptiste Rinaudo, spécialiste du nucléaire, qui suit de près tous les aspects de la question. Au Congrès de Turin, m’a-t-il précisé, M. Mario Moroni et son équipe scientifique ont poursuivi des vérifications sur les terrains technique et pratique. Selon leurs premiers tests, le réchauffement d’un tissu ne lui donne un rajeunissement apparent que d’un siècle environ: ce qui serait tout à fait insuffisant pour expliquer l’erreur des tests de 1988. En revanche, ils ont poussé une nouvelle expérience surprenante. Ils ont soumis à une chaleur comparable à celle de l’incendie de 1532 le tissu d’une momie égyptienne (que Jacques Evin avait datée de 160 avant Jésus-Christ). Ils avaient procédé à deux tests différenciés. Ils avaient soumis à une chaleur comparable à l’incendie de 1532 un premier morceau de lin: tel quel, le rajeunissement avait été insignifiant, de l’ordre d’un siècle. Le second morceau de lin avait été irradié avant d’être soumis à la chaleur et le rajeunissement était de plus de dix siècles. Si donc le Linceul de Turin a été irradié au matin de Pâques 30, selon l’hypothèse du Père Rinaudo, il pourrait avoir subi un rajeunissement considérable. Et l’hypothèse de Kouznetsov reste probable. Mais pourquoi cette différence entre le lin irradié et le lin non irradié ? C’est que le tissu irradié aurait été enrichi en sites d’accrochage du gaz carbonique et par du carbone 14. Tunique d’Argenteuil On reparle à nouveau de la Tunique d’Argenteuil, donnée par l’impératrice Irène de Constantinople à l’empereur Charlemagne en août 800, quand elle envisageait un mariage avec lui, et par lui confiée au monastère d’Argenteuil, proche de Paris, que dirigeait sa fille, l’Abbesse Theodorade. Ce serait la tunique sans couture dont le Christ fut dépouillé au pied de la Croix. Selon les études du Père François le Quéré, Saint Pierre, probable dépositaire du linceul et du suaire enveloppant le visage (Jean 20, 7 et l’Evangile apocryphe des Hêbreux), aurait emmené ces linges à Jaffa, avec la tunique, quand il se réfugia chez Simon le corroyeur après la persécution qui le chassa de Jérusalem vers l’an 36. Et c’est là que la tunique fut retrouvée en 590-591, au témoignage de Frégédaire + 660 (Act 10, 6; François Le Quéré, la Sainte Tunique d’Argenteuil, Ed. de Guibert, 1997, et ses conférences ultérieures). Le tissu est antique et porte de nombreuses taches de sang humain. Des recherches entreprises en 1890-1892 et 1932-1934 ont confirmé qu’il s’agit bien de sang humain, mais dans un êtat qui ne permet pas d’identifier le groupe sanguin. Le COSTA (Comite pour la Sainte Tunique d’Argenteuil) a repris la recherche. Il a reuni à Argenteuil, le 14 novembre 1998, une première table ronde où le CIELT était représenté par Messieurs Alonso et Marion. D’autres spécialistes représentaient le CSST le TSCC, (USA) et l’EDICESES ainsi que Madame Flury-Lemberg, l’expert suisse des tissus anciens, et l’abbé Le Quéré, auteur d’un premier livre sur la Sainte Tunique d’Argenteuil, Selon l’étude comparative, poursuivie depuis 1934 et récemment intensifiée, les taches de sang de la tunique correspondent à celles du Linceul. La confrontation des taches aux épaules et dans le dos conduit à l’hypothèse que le supplicié du Golgotha aurait porté non seulement la poutre transversale, mais la Croix tout entière. C’est le résultat de plusieurs tests convergents avec simulation et méthodes informatiques dont les résultats vont dans le même sens: la correspondance exacte des blessures semble être un argument essentiel en faveur de l’authenticité des deux reliques qui auraient bien enveloppé le même homme: Jésus de Nazareth. On imagine d’ailleurs difficilement qu’un faussaire ait pensé à mettre en relation de façon aussi parfaite les deux objets transmis de manière tout à fait indépendante. Ces travaux seront exposés et illustrés dans un ouvrage intitulé Jésus et la science, la vérité sur les reliques du Christ, encore en préparation. Le CIELT n’indique ni l’auteur ni l’éditeur. Les équipes scientifiques sont retardées dans leurs travaux, faute d’être autorisées é tester sur la relique elle-même. Ils n’ont pu obtenir de l’évêque de pontoise l’autorisation de faire de nouvelles photos, mais ont pu heureusement retrouver les photos à l’infrarouge faites par Gérard Cordonnier en 1934. A l’issue de la réunion du 14 novembre 1998, ils ont décidé de créer un conseil scientifique international pour tenter d’obtenir des autorités religieuses compétentes l’accès à la relique afin de réaliser leur programme de travail et des normes de moyens de sécurité pour la conservation du précieux tissu qui fut volé pendant plusieurs mois, du 13 décembre 1983 à février 1984. Le Comité souhaite une ostension solennelle en l’an 2000. Cette ostension pourrait coïncider avec celle du Linceul de Turin: du 26 août au 22 octobre de l’an prochain. Mais tout cela dépend de l’évêque du lieu (Pontoise) jusqu’ici réticent. J’ai fait cette objection: – Pendant la Révolution, le prêtre qui sauva la Tunique l’avait découpée en morceaux, pour les confier à des chrétiens sûrs. La Tunique n’est donc plus sans couture, comme dit l’Evangile (Jean 19, 23). Est-on sûr que les trois morceaux ont été recousus correctement ? Question fondamentale pour la confrontation des taches de sang. – Oui, m’a répondu M. Winfried Wurmeling, secrétaire général du Costa, car le principal (le haut de la tunique: col, épaules, manches, etc.) avait été découpé en grands morceaux dont l’assemblage allait de soi. Le bas de la Tunique avait été coupé en plus petits morceaux dont beaucoup ne sont pas revenus et ont été cédés, y compris aux papes à Rome. Il y a donc là une hypothèse sérieuse qui mérite vérification. Mais il faudrait pour cela l’accès direct à la Tunique. Suaire d’Oviedo Une 3e relique, également fort ancienne, est aussi l’objet de recherches poussées : le suaire d’Oviedo (en Asturie, au nord de l’Espagne). Ce serait non plus la tunique, tirée au sort au Golgotha, ni le Linceul mortuaire du ressuscité, mais le Suaire (Soudarion : Jn 20, 6), c’est-à-dire le linge qui couvrait le visage, selon la Tradition et l’Evangile même, mais non la mentonnière qui attachait la mâchoire et dont on pense avoir retrouvé la trace latérale sur le Linceul. Attesté par un pélerin dès 570, le suaire fut conservé à Jérusalem jusqu’en 614, il fut transféré à Alexandrie à l’arrivée des musulmans et parvint à Oviedo par l’Afrique puis Séville et Toléde (711). Il donne lieu à des ostensions depuis le XIIIè siècle. Les traces de sang correspondent à celles du linceul. On a objecté: le sang du visage n’a pu être imprimé à la fois sur le Linceul et sur le Suaire d’Oviedo. L’hypothèse qui accorderait tout, c’est que le Suaire d’Oviedo aurait été posé sur le visage du Christ pendant le transport au tombeau. Et c’est alors qu’il aurait été marqué de taches de sang analogues. Le sang a été vérifié par des tests scientifiques. Il est du même groupe sanguin (AB) que le sang du Linceul. Et il y a des correspondances entre les taches du visage sur ces deux reliques. L’étude minutieuse a identifié toutes les taches de sang, leur formation successive et la position de la tête à chaque moment (Rapport de Barta, du groupe EDICES, ou la table ronde d’Argenteuil le 14 novembre 1998)1. Le Congrès des 5-7 mai 1999 Les études comparatives qui battent leur plein, par l’initiative privée de chrétiens et de scientifiques avertis, à l’approche de l’an 2000, vont donner lieu à un important congrès tenu à l’université du Latran, à Rome, les 6, 7, 8 mars 1999 sous le titre : Rencontre internationale sur les reliques du Christ. De la passion ˆ la Résurrection. Deux mille ans de témoignages silencieux. Vingt exposés suivis de discussions y seront tenus sur les trois reliques, dont 2 sur le saint visage d’Oviedo et 2 sur la Tunique d’Argenteuil, le 7 mai. Fait nouveau, trois cardinaux de premier plan y prennent parole : – Le Cardinal Ruini, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome et Président de la conférence épiscopale italienne. – Le Cardinal Moreira Naves, ancien Président de la Conférence brésilienne préfet de la Congrégation des évêques et en bonne place parmi les papabili. – Et le Cardinal-archevque de Prague. Par ailleurs, Madame Bénédicite de Dompsure prépare une thèse universitaire d’Etat à la faculté de Lyon III avec le professeur Demotz, médiéviste, sur les reliques du Christ conservées à Constantinople, des origines à 1500, selon tous les témoignages afférents, y compris le fameux codex Pray. Une étape comparative Les chercheurs des équipes mentionnées sont à divers degrés convaincus de l’authenticité des 3 reliques, mais il serait prématuré de conclure. Les convergences sont suggestives et stimulantes. Mais bien des vérifications ou tests complémentaires restent à faire et des objections à examiner. Un des groupes de recherche, le Gerralt (Groupe d’études et de recherches Rhône-Alpe sur le Linceul de Turin) pense avoir trouvé des documents qui excluraient l’identification du Linceul avec le fameux Mandylion d’Edesse aujourd’hui disparu: selon des voyageurs du XIIè siècle, le Mandylion d’Edesse sur lequel on voyait son visage et le linteum, c’est-à-dire le linceul: empreinte de son corps, étaient conservés à Constantinople en deux endroits différents: ils ne peuvent donc être identifiés. Ce serait donc un maillon exclu pour le curriculum du linceul, attesté à partir du Xè siècle, alors que le Mandylion aurait couvert les origines. Scandale ou édification ? Beaucoup se scandaliseront de ces recherches: ils les soupçonnent de superstition, fétichisme et matérialisme. Certes, l’essentiel est le spirituel. Mais les théologiens de la foi sans religion sont affligés d’une philosophie qui entame plus ou moins l’incarnation et la résurrection du Seigneur et la foi s’asphyxie, sauf chez ceux qui sont capables de vivre dans la nuit obscure selon Saint Jean de la Croix. Mais combien de chrétiens en sont à ce stade? Et faut-il épaissir cette nuit ? Dès les origines, les chrétiens avaient plus ou moins cette devise: Pevisibilia ad invisibibilla. Par les signes visibles à l’invisible Trinité. L’Incarnation du Fils de Dieu, Jésus-Christ, a laissé des traces de toutes sortes sur la terres: écrites, archéologiques et autres faits nouveaux dont j’ai fait le bilan dans La Vie authentique de Jésus-Christ. Pourquoi s’acharner à les nier ou à les effacer? Pourquoi culpabiliser les scientifiques moins complexés qui les étudient. La participation active de ces cardinaux de premier plan au Congrès de Rome manifeste en tout cas que ces études ne sont plus marginales dans l’Eglise. C’est pourquoi j’ai changé mes plans pour suivre ce congrès des 6-8 mai prochains qui fixe l’attention des scientifiques chrétiens et non chrétiens. Rétractation Le Cardinal Ballestrino, Custode du Linceul de Turin, avait confirmé la date tardive assignée par le test de carbone 14, le 13 octobre 1988. « La science a parlé », disait-il alors. Par la suite le Cardinal a saisi des anomalies qui avaient présidé à la réalisation du test, il s’est rendu à cette nouvelle évidence, il a même reconnu s’être hâtivement prononcé en 1988 sous la pression de requêtes des plus insistantes « venant de groupes indéniablement suspects ». Le CIELT orne cette dernière et honnête confidence d’une « mitre de deuil » (XIXe siècle). René Laurentin Le Congrès international sur le suaire d’Oviedo (1994) a été suivi de nombreuses études, notamment celles du Dr Baimo-Bolloré (La sépulture du messie – 1997) et de Mark Guscin (The Oviedo Cloth – 1998).   Prière au Saint-Suaire Enrichie de nombreuses indulgences, entre autres de l’indulgence plénière. Accordée par le Pape Clément VIII O Dieu qui nous avez laissé les Vestiges de votre Passion sur le Saint-Suaire, dont votre corps fut enveloppé par Joseph d’Arimathie, à la descente de la Croix, accordez nous, dans votre Miséricorde, que par votre Mort et votre Sépulture, nous arrivions à la gloire de la Résurrection. Ainsi-soit-il.

KIBEHO - Le testament lumineux d'un évêque du Rwanda

Son Excellence Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi, évêque de Butaré depuis 1962, qu’on avait dit mort pendant la guerre, est bien vivant. Après avoir assumé, avec un sens pastoral avisé, les apparitions de Kibého, il vient de publier sur ces apparitions, une sorte de testament qu’il m’a personnellement envoyé. Il m’avait invité à venir dans son diocèse, lors de ces manifestations de la Vierge qui eurent lieu du 28 novembre 1981 au 28 novembre 1989, durant 7 ans exactement, suivies d’apparitions privées pour plusieurs voyants, puis de la terrible guerre qui décima le pays et l’Eglise, y compris le Président de la Conférence épiscopale, plusieurs évêques et plusieurs voyants. Avant la guerre civile, le 15 août 1990, il avait reconnu le culte et le pélerinage mais, peu après son grand diocèse fut scindé en deux, et Kibého appartient aujourd’hui au nouveau diocèse de Gikongoro, dont l’évêque est S.E. Mgr Misago, jusque-là supérieur du grand Séminaire de Butaré et Président de la Commission d’enquête sur Kibého. Il est profondément convaincu, mais poursuit prudemment la deuxième étape, la reconnaissance formelle de l’authenticité, tout en soutenant le culte et en assumant le scandale des massacres qui atteint, par deux fois, pendant la guerre, ceux qui s’étaient réfugiés à Kibého. Comme si Dieu ne pouvait rien devant la violence des hommes lorsqu’elle est radicale. Mgr Gahamanyi portait dans son coeur la Vierge et ses apparitions à Kibého. Atteint par la limite d’âge de 75 ans, après 35 ans d’épiscopat, il vient de se retirer, à l’issue de la guerre civile, non sans avoir dressé un bilan remarquable des apparitions qu’il a laissées en d’autres mains. Quelques points saillants de ce texte bien mûri m’ont particulièrement touché: – Son écoute personnelle d’Alphonsine, première et dernière voyante, les réponses qu’elle a données aux questions discrètement posées par son évêque. – La valeur de la paroisse de Kibého, honorée par la Vierge où il a ordonné 22 prêtres. – Les fruits remarquables des apparitions: c’est la règle d’or du Christ et de l’Eglise. Dans son Document sur les critères des apparitions (1978), la Congrégation de la Foi centre bien sur cet essentiel, au point de ne même pas mentionner les miracles sur lesquels se penchent, de manière plus ou moins exclusive, tant de Commissions officielles, polarisées sur l’extraordinaire, qu’elles appellent confusément «surnaturel» pour conclure de manière généralement dubitative: «Le surnaturel n’est pas établi», comme si le miracle était le critère essentiel. Mgr Gahamanyi raisonne de manière plus proche de l’Evangile, de l’authenticité spirituelle des voyants et de la foi de son peuple. – Il reconnaît après coup l’apparition déconcertante mais prophétique où les voyants terrifiés avaient vu la guerre civile et ses ruisseaux de sang, au cours de l’apparition du 19 août 1982. Seul le Père Maindron avait osé rapporter cet épisode choquant et parfaitement incompréhensible, qui prend ainsi tout son sens en même temps que tout son poids (Les apparitions à Kibého, Ed. F-X. de Guibert, p. 183). – Mgr Gahamanyi mentionne de mystérieux signes dans le soleil (II,2). Il précise les incompréhensibles jeûnes des voyants: sans manger ni boire «8, 14 et 15 jours». Ils l’ont fait à la demande de la Vierge, malgré l’opposition des médecins qui m’en ont parlé. Ils étaient affolés avec raison, car 6 jours sans boire entraînent fatalement la mort dans ce pays tropical. Ils durent céder à l’intransigeance des voyants, soucieux d’obéir à Notre-Dame. Mais restèrent là, anxieux pour procéder à quelque infusion ou réanimation lorsque viendraient les symptômes fatals. Ils ne vinrent pas et les médecins furent non moins surpris lorsque les voyants reprirent l’alimentation normale, sans transition et sans accident, contrairement à ce qu’enseigne la plus constante expérience médicale. (II, 2,3).. – Mgr Gahamanyi insiste enfin sur les fruits spirituels. Il invite à comprendre la leçon des évènements violents qui ont ravagé le pays et pourraient s’étendre, selon la parole du Christ: «Pensez-vous que ces morts fussent de plus grand pécheurs que tous les autres, pour avoir subi pareil sort? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement» (Lc 13,2).(1) KIBEHO apparitions du 28 novembre 1981 Quelques détails préliminaires 1. KIBEHO est l’une des paroisses du Diocèse de Butare jusqu’en 1990. Lorsque fut érigé le Diocèse de Gikongoro, la Paroisse fut détachée de Butare et rattachée au nouveau Diocèse. Cette paroisse fut caractérisée par la grande ferveur de ses chrétiens. En effet, fondée en 1935, elle donna un nombre exceptionnemment grand de consacrés à l’Eglise du Rwanda. De ses fils, beaucoup devinrent prêtres diocésains ou religieux dans diverses congrégations ou ordres religieux. Tandis qu’un nombre impressionnant de ses filles embrassèrent la vie religieuse, en des familles religieuses différentes. A titre d’exemple, j’ai ordonné prêtre au moins 22 candidats issus de cette paroisse. Cette paroisse avait été dotée de structures de Pastorale: – une communauté de Religieuses s’occupant de l’instruction des enfants en primaire et aussi une école secondaire pour filles, parmi lesquelles 3 d’entre elles furent les bénéficiaires de ces apparitions. – une équipe de prêtres chargés de toute la pastorale et sanctification des âmes. 2. Epoque des Apparitions La première apparition de Melle Alphonsine eut lieu au réfectoire. C’était le 28 novembre 1981. Elle tombe en extase et se sent appelée par la Mère du Ciel. Elle lui demande d’être disponible et de lui obéir en tout ce que cette Mère demande d’accomplir. Durant ces derniers jours de novembre et décembre, chaque soir, après 21h00, la Vierge lui apparaîtra plusieurs fois et vers la fin de l’apparition, la Mère du Ciel demandera à Alphonsine «d’arroser les fleurs fanées» (sans doute pour signifier les méfaits du péché, et l’efficacité du recours à Elle et de la conversion, grâce à une nouvelle vie de mortification et de prière). En intimité, la fille demandera à Marie de lui donner des explications sur ces sortes de rites. Au début de janvier 1982, j’ai invité Alphonsine à: – demander à la Vierge son nom et pour qui son Message était destiné (pour Kibeho…., pour le Rwanda…, pour l’Afrique…, pour le monde entier…) – d’exprimer clairement son message…. – d’apparaître aux heures non tardives et à l’endroit assez vaste pour accueillir beaucoup de personnes. A la rencontre suivante, Elle lui apparaît en pleine cour mais non loin du lieu primordial des apparitions; et cette apparition eut lieu vers 15h00 l’après-midi. La Vierge avait exprimé que sa visite avait pour but de communiquer un Message de conversion (par une vie de prière et de confession, une vie renouvellée par la Parole de Dieu et les oeuvres de charité, de justice…) Elle avait également déclaré son Nom, celui de Mère du Verbe afin qu’on ne la confonde pas avec d’autres mères: Celui qu’Elle a enfanté est Dieu. 3. Rôle du Christ-Rédempteur et de Marie Médiatrice et Corédemptrice a) Marie, Mère du Verbe – Elle est certainement apparue aux 8 enfants retenus par les deux commissions de Théologie et les médecins. – Elle insistait sur le même message de rejet du péché et recommandait la pratique de la prière incessante qui nous maintiennent en communion avec la Trinité Sainte. Ainsi fut découverte la Dévotion aux 7 Douleurs de la Vierge Marie. b) Jésus-Christ – Jésus s’est adressé principalement à 3 voyants: Par visions privées avec interpellation à lui rester fidèle, à prier pour la conversion des pécheurs. Il a parfois employé publiquement des phénomènes de puissance: des éclairs précédant l’apparition ou précédant les visions, des tonnerres et éclairs sans pluie… . A la suite de cela, Il montrait au voyant des phénomènes effrayants (sang versé comme des torrents dévalant de la montagne…) . Il a montré une croix sur laquelle il y avait une figure effroyablement torturée. Son Message était de: – leur répéter l’horreur du péché; – leur promettre soutien et fidélité; – leur demander de lui gagner des âmes redevenues réconciliées; – se laisser instruire des épreuves de la vie et les accepter; – mettre en pratique l’esprit de renoncement à des facilités dans le manger, le coucher, la possession en argent… Annotations…et témoignages 1. Durée des apparitions – Les apparitions ont eu lieu de fin novembre 1981 jusqu’au 15 août 1983; chaque apparition durait 3 à 4 heures. La voyante n’en avait pas souffert, bien qu’elle tombait lourdement par terre, ou qu’elle était longtemps exposée au soleil et les yeux fixés au ciel. – Elle se déroulaient sous forme de dialogue: écoute du message, demande de précision sur le message donné. Des précisions sur le message suscitaient d’autres interrogations de la part du voyant. – L’assistance était très attentive au dialogue. – Durant ces années de 1982-1983, il y eut de ces longues apparitions chaque semaine, sans parler de celles en privé qui sont plus nombreuses. 2. Phénomènes à problèmes Du ciel, on a eu de la pluie pendant l’une ou l’autre apparition. La foule était mouillée et non le voyant. Il y eut également des visions d’une grande hostie, et des visions du soleil dansant comme un disque. Cela s’est renouvelé au moins par 5 fois. 3. Comportement des voyants Certains pratiquaient le jeûne de 8,14 ou 15 jours: sans manger et sans boire, surveillés attentivement par les médecins. Malgré cela, certaines fonctions de l’organisme continuaient normalement. Ils récupéraient leurs poids normal dans un temps de 2 jours. Jésus comme sa Mère leur demandaient l’humilité et la reconnaissance par confiance accordée. 4. Témoignage privé Tout d’abord, je me suis interdit de visiter quand avait lieu une apparition. Je ne voulais pas qu’on se dise que j’accorde d’avance ma croyance à l’évènement. Mais du Ciel on veillait à ce que je sois éclairé. C’est ainsi que par 2 fois, une voyante a eu l’apparition de Jésus dans mon bureau, ayant demandé de prier ensemble le chapelet: Jésus soulignait mon devoir de sagesse et de prudence pour juger. Une autre fois, la voyante a eu l’apparition de la Vierge Marie: Elle lui demandait d’avoir beaucoup d’humilité, afin qu’elle et les autres évitent d’être infidèles à son Fils et à Elle, veillant sur le message confié et sur leur propre conduite. Une autre fois, je fus témoin de la présence d’un animal (de la famille du léopard), envoyé comme épreuve à une voyante pour la griffer durant sa prière….afin de la rendre forte et adonnée à la prière d’intimité. Moi je ne doute pas qu’il s’est passé un fait surnaturel à Kibeho. Son message est authentique, que le monde se sente concerné. Réactions à ces messages et Fruits spirituels 1 – Durant ces apparitions: Le peuple de Dieu s’est senti très intéressé, tantôt par curiosité, tantôt par intêret personnel (quand il se sentait interpellé). Les phénomènes du ciel signalés, n’ont pas manqué de susciter des interrogations et l’on se demandait surtout qui était visé: par exemple, concernant ces images de sang versé à flots, ces crânes ou têtes détachées du corps et descendant sur des collines. De telles horreurs ne se vérifiaient pas particulièrmeent dans les pays voisins du Rwanda! Cela diminuait la peur tout en laissant planer le doute sur le sérieux des apparitions. Cependant des conversions véritables ont eu lieu: nous avons constaté des âmes athées revenir sur soi et avoir reconnu des péchés et se mettant en voie de retour (acceptant des pénitences avant d’être admises aux sacrements). Des âmes tièdes sont devenues et demeurées ferventes. Des pasteurs d’âmes ont enregistré des conversions intérieures bien véritables et sincères. Beaucoup de personnes de pays voisins sont venues prier et manifester une foi profonde, qui accepte la pratique de la prière obtenue par la Pénitence et l’amour du Sauveur. Nous avons enregistré des conversions en vue du Baptême. Des familles baptisées relâchées ont emmené les enfants à la formation chrétienne et à la réception des sacrements de vie. Nous avons assisté également à une vitalité de foi dans les Mouvements D’Action Catholique (Légion de Marie, Ligue du Sacré-Coeur de Jésus etc.). Un grand réveil de la participation aux messes pendant la semaine. Une prise de conscience de la méchanceté du péché a fait que la nécessité du Sacrement de la Réconciliation soit ressentie comme seul remède. 2. Des années après ces apparitions: a) Pour le Rwanda: D’abord la guerre et le tragique du génocide sont certainement comme cette réalité qui était alors annoncée . Et n’est-ce pas que l’apparition venait, comme une faveur céleste, pour nous prouver l’amour du Christ et de sa Mère, par conséquent nous priant de ne pas abuser de tant de bonté divine qui avait tant choyé ce pays? L’apparition venait nous révéler à nouveau l’existence du péché agissant contre Dieu, lequel péché avait pris plusieurs visages: injustices graves, profanations, sens dépravé de l’existence de Dieu et de sa loi etc. N’est-ce pas enfin que l’apparition venait nous apprendre d’être humblement reconnaissants et nous recommander le recours à la Vierge très pure et médiatrice des grâces du salut. – Ensuite ces apparitions eurent ce fruit de bonne vie dans l’au-delà: en effet, certaines personnes ont attendu la mort en prière, unies à la Mère de Dieu, la priant pour le pardon des péchés personnels et celui des autres, en particulier celui des agresseurs. Certains furent conduits à la mort en chantant leur joie d’imiter la Passion de Jésus, d’autres la Bible en mains, dans l’attente de rejoindre bientôt le séjour des Bienheureux. – Maintenant après la guerre, il s’avère nécessaire d’être attentifs à ces messages: la réconciliation avec le Dieu offensé et avec les frères devenus ennemis, puise sa force dans ces messages qui deviennent comme une référence pour une vie authentiquement chrétienne. b) Pour les autres continents: dans bien des pays, il y eut des horreurs offensant le Dieu d’Amour, refusant le rôle de Marie dans l’oeuvre du salut. Ces péchés de massacre de vies humaines, ce matérialisme envoûtant, ce sacrilège contre la vie humaine dans tout ce contexte de manipulations indignes, cette sorte de mensonge prétextant vivre de façon chrétienne, tout en niant le salut du Christ par la Croix, tous ces péchés et bien d’autres, interpellent l’homme d’aujourd’hui afin qu’il se convertisse et se réconcilie avec son Dieu et Père de tous. Que le rôle de Marie coopératrice du genre humain, imprègne notre vie rachetée par le Christ notre Rédempteur. Mgr Jean Baptiste GAHAMANYI Evêque émérite du Diocèse de Butare Rome, le 14 septembre 1997. Présentation René Laurentin.

Tempête autour de Medjugorje

(Article historique datant de 1997) Je suis accablé d’un énorme courrier sur Medjugorje auquel je n’arrive pas à répondre. Que me disent ces lettres? Tel auteur, tel prêtre de bon renom, telle revue estimable, tel évêque même, mettent en garde contre Medjugorje. «En y-allant, vous êtes dans la désobéissance» dit-on de toutes parts. Comment puis-je répondre individuellement à tant de lettres? Et à d’autres qui me disent: «Vous même, vous êtes dans la désobéissance. Comment êtes-vous aussi infidèle à votre fonction et à votre conscience? Ma vie ne suffirait pas à répondre à chacun de ces correspondants comme il le mérite. Ils sont trop nombreux. D’autre part, j’y perdrais vainement mon temps, car à toutes ces objections, difficultés, j’ai déjà répondu, objectivement et sans passion. Je viens de publier en juin dernier, un 16ème volume (1) qui fait le point chaque année sur toutes les calomnies, illusions et confusions, qui ont circulé, plus que jamais durant l’année passée entre juin 1996 et juin 1997: date de ce dernier volume. J’y renvoie donc, car cela répond à toutes les incertitutdes et questions troublantes que l’on me soumet en tous sens. Ce livre élucide notamment les points suivants que je ne puis détailler. 1° On dit qu’il est interdit d’aller à Medjugorje. Il est vrai que des documents apparemment autorisés l’ont insinué. Mais comme ces insinuations allaient trop loin, Monsieur Navarro Vals, porte-parole du Vatican, directeur du Bureau de presse officiel du Vatican, qui est en fil direct avec le Secrétariat du pape et le Pape lui-même, a dementi cette insinuation. Il est sorti pour cela de son silence et de sa prudence habituelles qui en font un homme ordinairement muet et inaccessible: les textes sont cités intégralement p. 33-34 avec les réponses du Docteur Navarro Vals: – Le Vatican n’a jamais dit aux catholiques: vous ne pouvez aller à Medjugorje. Cette phrase est répétée sous diverses formes jusqu’à la conclusion: – L’Eglise et le Vatican auraient-ils dit non à Medjugorje? Non, Non! On ne peut être plus clair ni dissiper plus clairement, ni de manière plus autorisée les confusions. Les pélerinages officiels seraient prématurés puisque Medjugorje n’est pas reconnu comme Lourdes ou Fatima, mais les pélerinages privés sont autorisés insiste le porte parole du Pape. 2° Une centaine d’évêques se sont rendus en pélerinage à Medjugorje, y compris des cardinaux. Ils s’y sont rendus pour avoir constaté les bons fruits de Medjugorje dans leurs diocèses et auprès de leurs prêtres avec d’admirables conversions. Ils encouragent ce pélerinage de leurs diocèsains. Je cite leurs témoignages positifs, fondés, enthousiastes. Mais comment cela se fait-il puisque l’évêque du lieu est contre? J’explique dans ce livre, par quel concours de circonstances complexes, et balkaniques, l’évêque est effectivement un adversaire de Medjugorje et des franciscains (80 % des prêtres) dans le cadre d’une de ces luttes sans merci dont les Balkans ont le secret au niveau ecclésiastique comme au niveau politique. Les faits que je raconte là desus auraient pu faire de grands scandales, vu les compromissions qu’ils impliquent. Mais le fait que je les présente objectivmeent, discrètement, sans passion, fait qu’on les ignore. Un des abus de pouvoir qui ont été commis contre les franciscains et qui a persisté pendant de longues années avec les plus hautes protections à Rome a été cassé par le Tribunal de la Signature apostolique, jugement signé par 6 cardinaux dont le Doyen du Sacré Collège, qui a réhabilité deux victimes. Si j’avais présenté l’affaire en journaliste, cela aurait pu faire un scandale et une affaire d’Etat mais je l’ai présenté si pacifique et discrète que cela reste ignoré. Je ne donnerai même pas la référence des pages, ne souhaitant pas donner plus de retentissement public à cette malheureuse affaire. Mais comment donc tant d’évêques se sont-ils rendus à Medjugorje alors que l’évêque du lieu est contre? De fait, c’est étonnant et s’ils y ont été, c’est généralement après en avoir parlé au Pape. Plusieurs d’entre eux n’ont pas cru devoir cacher ses réponses positives et privées sans que le Pape ait porté un jugement sur la question. Non, il n’a pas porté de jugement, pas plus que l’évêque du lieu d’ailleurs, qui poursuit une action et une propagande sévère mais n’a pas pris de position officielle. Le Pape dit seulement je cite de nombreux témoignages d’évêques chaque année, disant: il y a de bons fruits, vous pouvez y aller. Si je n’étais pas le Pape, il y a longtmeps que j’y serais allé etc. Jean-Paul II lui-même demande, depuis plusieurs années à aller à Medjugorje. Il l’a demandé au cardinal Kuharic et au vice Président de Croatie en visite au Vatican, il y a déjà plusieurs années. Je le dis dans les volumes précédents. Il l’a redemandé au Président Tordjman qui l’a confié le 15 mars 1997, lors d’un voyage à Sarajevo. Le désir réitéré du Pape n’a pas été exaucé, vu l’opposition du responsable local. Le Pape n’a pas insisté mais durant son voyage à Sarajevo, il a autorisé une partie de sa suite à le quitter pendant une journée pour aller faire publiquement pélerinage à Medjugorje: 11 personnalités: évêques et ambassadeurs, avec des journalistes du Vatican. Il est bien sûr que la suite du Pape ne l’a pas abandonné ainsi, pour ce pélerinage public et non clandestin. Tout cela peut paraître incohérent mais je montre pas à pas comment cela est cohérent. Mon livre comme les précédents ne cultive aucune passion. Il rectifie les calomnies qui peuvent courir d’un côté comme de l’autre, pour ou contre Medjugorje. Là où les gens se passionnent (beaucoup contre Medjugorje mais bien peu, quasi personne de ceux qui prient et se convertissent en ce lieu) xxx???. Avec les franciscains et le Saint Siège, je dis: Qu ‘on respecte l’évêque du lieu, qu’on lui obéisse», qu’on n’agisse pas contre lui. Que ceux qui ont accés à lui se contentent de le convaincre comme ont fait récemment deux évêques africains pélerins de Medjugorje, sans qu’il soit évident qu’ils aient réussi. On dit et on répète que le pélerinage de Medjugorje est blâmé. Je montre, sur textes, comment le cardinal Kuharic, malgré l’obstruction du précédent évêque de Medjugorje lui a fait admettre la reconnaissance du pélerinage. On dit aujourd’hui que le pélerinage n’a pas été reconnu mais on ne peut effacer les faits que je rappelle avec texte et date: le 21 octobre 1990, Mgr Komarica, évêque de Banja Luka, Président de la Commission d’enquête sur Medjugorje est venu célébrer non pas une messe privée ou paroissiale mais bien une messe de pélerinage intenationale à 18 heures en déclarant formellement: «Je ne viens pas en mon nom, mais au nom de tous les évêques yougoslaves, y compris Mgr Zanic. Ils viendront.» Et plusieurs sont venus célébrer la messe du pélerinage, y compris Mgr Zanic, quoiqu’adversaire et son archevêque (de Sarajevo) avec lui. Le Cardinal Kuharic responsable principal du jugement a répété que le caractère surnaturel de Medjugorje n’était pas encore établi, mais n’était pas exclu, et que les études continuaient. Je passe sur la suite dont je raconte les incroyables et pittoresques épisodes. Les apparitions ne sont pas reconnues, mais le culte s’est trouvé officiellement reconnu par toutes ces célébrations et explications et le texte de la Conférence épiscopale que je cite une fois de plus à la page 26 de mon livre: 16 années d’apparitions – texte auquel on fait dire le contraire de ce qu’il dit. Mais tout ce que je viens de dire n’est qu’un des chapitres de ce livre. L’important ce sont les fruits. Medjugorje est le lieu du monde où on confesse le plus, où on se convertit le plus. J’en donne les preuves et témoignages qui abondent et surabondent. C’est cela l’essentiel et la substance même de ce livre. On dit: «Il n’y a pas de guérisons à Medjugorje». Il est vrai qu’on a enterré le rapport du Docteur Korljan de Split, président de la sous-commisison scientifique officielle, qui a reconnu la pleine santé psychologique et sincérité des voyants, après enquête et, deux guérisons de tout premier plan qu’il a sélectionné parmi des centaines. L’une a été l’objet d’un livre du professeur Spaziante, médecin renommé de Milan. Chaque année, dans chacun de mes livres, je rapporte de nouvelles guérisons remarquables dont tant de pélerins rendent grâces sans avoir toujours les preuves médicales. Puisque tous les efforts faits pour constituer des dossiers retombent dans le même complot de silence qui persiste à laisser ignorer ou calomnier Medjugorje, et servait seulement à me faire mal juger, à quoi bon continuer? Alors vous reconnaissez Medjugorje? Vous accusez les adversaires?, dira-t-on. Nullement! Je ne cesse de le dire et de le répéter. Je l’ai précisé dans une Notification que j’ai fait publier en 4 pays et en 3 langues: je n’ai aucune autorité officielle. Je ne me substitue pas à l’Autorité: ni des évêques, ni de Rome. Je me contente de porter une information objective contre les calomnies qui circulent. Je ne porte pas de jugement. Je rapporte seulement en bon ordre les faits qui permettent à chacun de discerner. Que ces faits nombreux et extraordinaires puissent motiver l’adhésion, je ne le nie pas bien sûr. Mais en matière de discernement, il n’est pas de certitude absolue, ni de dogme même quand l’Eglise reconnaît une apparition. Mais si bonnes que soient ces raisons, je rappelle qu’en ces matières l’authenticité essentielle d’un phénomène spirituel ne garantit point tous les détails. Si le Seigneur et Notre-Dame agissent à Medjugorje, cela ne nous garantit pas tous les propos des voyants ni les prédictions qu’ils peuvent avancer. Se réaliseront-elles? Je n’en sais rien. Ils peuvent se tromper. Même des saints se sont trompés dans leurs prédictions. Ils se sont contredits entre eux dans de graves questions comme celle du Pape légitime au temps où il y avait trois papes, que le Concile de Constance (1417) dut convaincre d’abdiquer ou déposer, pour refaire l’unité essentielle de la papauté. Il est bien difficile de défendre la vérité, la charité, la justice, la prudence, l’équilibbre. C’est ce à quoi je m’emploie sans calomnier personne et sans répondre à tant de calomnies qui sont répandues contre moi dans la mesure où ma mise au point objective gêne certaines actions et passions. Ma réputation a beaucoup souffert de cet effort de vérité et j’aurais grand bénéfice (humainement) à rejoindre le choeur des détracteurs en toute conformité avec les autorités légitimes qui accablent Medjugorje (et d’autres apparitions que je défends parfois à mon détriment). L’important c’est qu’en tout cela on respecte les personnes, les réputations, les faits (grossièrement déformés ou occultés). La vérité triomphera un jour. Mais sera-ce ici bàs? Jeanne d’Arc a été condamnée par un tribunal d’Eglise et remise au bras séculier pour être brûlée. C’était un tribunal régulier. Il était présidé avec maestria par un évêque de premier plan, ancien recteur de la Sorbonne qui avait recruté comme juges les meilleurs théologiens de l’époque. Comment ce jugement d’Eglise, parfaitement canonique et régulier a-t-il pu être à ce point erroné? C’est le mystère de ces tentations d’en bas qui s’acharnent contre toutes les oeuvres de Dieu. C’est pour en être le témoin trop attentif que je me fais un devoir de défendre la vérité comme l’ont fait discrétement et sans bruit les amis de Jeanne d’Arc jusqu’à sa réhabilitation. Certains me répondent: «la grande erreur fut de canoniser Jeanne d’Arc et de discréditer ainsi l’Eglise officielle. L’évêque Cauchon était un homme très intelligent, très efficace et sans doute très sincère. Je ne l’accuse pas. Il est bon qu’un Pape ait fini par écouter, au bout de 5 siècles, l’appel que Jeanne d’Arc avait fait au pape avant d’être détruite par les flammes. Beaucoup de gens attendent la fin du Pontificat pour qu’on puisse enfin condamner Medjugorje. Y arrivera-t-on? C’est possible. Tout est préparé pour cela. Ce n’est pas notre affaire. Il nous suffit de prier dans la paix et l’obéissance. Jésus a été crucifié dans l’abandon et l’obéissance. Lui et Notre-Dame feront le nécessaire au-delà de ce que nous pouvons imaginer. R. LAURENTIN

Décès de Mr Christian Ravaz, fondateur de Chrétiens Magazine

Christian Ravaz a été rappelé à Dieu le 27 décembre 2007 dans sa 64e année. Ses obsèques, célébrées par le père Emmanuel Berger, ont lieu à la cathédrale d’Apt (Vaucluse), le mercredi 2 janvier 2008, à 16 h. Christian RAVAZ, une vie donnée à Dieu par le Père René LAURENTIN Christian Ravaz avait fondé, en 1980, « Chrétiens-magazine » pour révéler ce qu’on s’acharne à cacher  : l’authentique présence de Dieu et de la Vierge dans ce monde. Le 8 décembre, Christian Ravaz, en pleine vitalité, était à Lourdes, au lancement du 150e anniversaire, pour une relance de Chrétiens Magazine qu’il espérait « mettre en kiosques » à l’échelle européenne. Il était enchanté de l’accueil. Cependant, il couvait un pro­blème de santé, abusait de ses forces. Certains de ses amis l’avaient deviné en ces jours-là. À notre rencontre mensuelle de fin novembre, il n’était pas présent au rendez-vous. Il avait été contraint de s’arrêter à Lyon sur sa route vers la région parisienne. Une alerte sérieuse, sans faire l’hospitalisation qui me semblait souhai­table. Le 25 décembre, j’avais ren­dez-vous avec lui à 14 h. Le té­léphone des jours précédents était resté sans réponse, son ré­pondeur était saturé. Le 26, vers 16 h, toujours sans nouvelles mon téléphone sonne et j’entends  : « ici Christian », mais ce n’était pas sa voix ferme et décidée. Je cherchais quel autre Christian pouvait bien m’appeler, cette voix ne lui ressemblait pas. Sur ce registre, il expliquait qu’il n’avait pu venir, il était au lit seul dans sa petite maison. Il avait eu au téléphone son ami médecin, qui devait venir le voir le lendemain, 27 décembre. RL.- « Mais comment n’êtes-vous pas à l’hôpital puisque les mêmes symptômes vous arrêtent pour la deuxième fois  ? » CR.- « Il vient me voir de­main . » Son extrême fatigue, son effort pour me téléphoner me convainquirent qu’il ne fallait pas prolonger son effort surhumain. Le lendemain, son médecin me téléphone pour m’annoncer sa mort. Il avait toujours été de l’avant, face aux difficultés qui ne le lâchaient pas dans sa voie paradoxale, dans un monde différent. Christian Ravaz était un sur­doué de naissance, il n’aimait pas qu’on le dise, il réagissait vi­vement quand je prononçais ce mot devant lui. À la fin des années 70, il s’était lancé dans l’informatique. Il avait fait d’emblée un brillant chemin, il gagnait un bon paquet de millions d’anciens francs par mois, roulait en voiture de sport. Il était engagé dans le mouvement charisma­tique. il bifurqua vers le journalisme. Bien lancé dans la presse, il pu­blia quelques ar­ticles hauts payés, y compris dans Figaro-magazine dont le titre l’inspira par sa terminaison pour fonder Chrétiens-magazine, avec des motivations désintéressées. Il avait toutes les cordes à son arc, l’espoir de parvenir vite aux grands tirages. Une voyante américaine bien connue l’encourageait dans cette espérance. Il fit un bon impact, une crois­­sance régulière dans un pu­blic ex­­trêmement varié, près de grands mystiques, hommes de hauts niveaux, scientifiques (Olivier Costa de Beauregard, etc.) Il m’avait accompagné aux interviews que j’avais faites des cardinaux Billé puis Barbarin. Il répondait aux aspirations d’un peuple soucieux d’oxygène spirituel pour la foi asphyxiée d’aujourd’hui. Non sans contact avec Stella Maris, il assurait l’in­­­formation sur les miracles eucharistiques, guérisons, apparitions, exorcismes, aujourd’hui laissés pour compte à de rares exceptions près. Dans ce cadre, il m’avait de­­­mandé mon bloc-notes pour regarder l’actualité du point de vue de Dieu pour un réveil de l’Espérance, pour les discernements fondamentaux y compris les mises en garde sur des voyants aventureux et bruits de miracles illusoires. Christian Ravaz avait de grands talents de communication, un large réseau de relations dans la presse, dans la politique, dans l’Église, dans des orientations très diverses  ; des plans et projets à revendre, il dialoguait énormément au téléphone avec ses lecteurs, mais il passa à côté des grandes réussites. Chrétiens Magazine dépassa, par deux fois, les vingt mille abonnés  : il avait des ennemis qui cherchèrent à l’arrêter par l’intérieur ou par l’extérieur. Il luttait en évitant d’accabler les adversaires. Il souffrait d’être gênant. Il supportait de moins en moins Paris. Il y avait progressivement liquidé ses bureaux. Ces dernières années, il résidait dans sa région occitane où il trouvait l’amitié, la paix, des fêtes populaires et religieuses réconfortantes  : surtout Noël et Pâques. Il a gardé le secret des rudes combats qui ont altéré sa santé, il se croyait plus menacé de l’extérieur que de l’intérieur. Quoi qu’il en soit de la corrélation, sa vie a été abrégée. C’est délibérément qu’il avait largement sacrifié sa vie privée pour se consacrer à la percée des actions spirituelles qu’il menait avec l’appui de son journal es­­­timé. Arrivé à 64 ans il avait d’ail­leurs très mal préparé sa re­traite, se donnant un salaire mi­nimum qu’il ne se versait pas tous les mois, selon l’état de ses finances. Christian Ravaz était un chrétien hors norme…