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vendredi 21 janvier 2022

Sainte Agnès de Rome

Articles Réflexions

Réflexions

Le prix du temps et la manière d’en bien user - R.P. Hamon

R.P. Hamon – Qui nous a acheté et ménagé le temps dont nous disposons pour préparer notre éternité ? Qui nous a donné le temps de manière à satisfaire le seul but auquel doivent se rapporter tous les moments de notre existence ici-bas ? Notre Seigneur Jésus-Christ par son sacrifice sur le calvaire. Le temps vaut autant que le Ciel car le Ciel est la récompense assignée par Dieu même au bon emploi du temps. C’est ainsi qu’un seul moment bien employé valurent au bon larron, malgré les crimes de sa vie antérieure, la possession du paradis. Serons-nous dignes du paradis ou de la réprobation éternelle ? Le temps vaut autant que le sang de Jésus-Christ qui est le prix auquel nous ont été achetés tous les moments de notre existence. C’est comme la monnaie qui représente la valeur du temps. Si donc ce sang s’appelle précieux, le temps doit nous être précieux dans la même proportion, c’est-à-dire au-delà de toute parole : car qui pourrait dire la valeur de ce sang, dont une seule goutte suffit pour racheter mille mondes ? Le temps enfin vaut autant que Dieu même : car chaque instant bien employé peut nous valoir la possession de Dieu pour toute l’éternité. Enfin, le temps est d’un si haut prix, que Dieu ne le donne que goutte à goutte, sans jamais accorder deux instants à la fois. On n’en peut jouir qu’un court moment qui passe comme l’éclair, et si on manque de le saisir au passage, il est perdu pour toujours, perdu irréparablement : car ni le temps passé ne revient, ni un autre temps ne peut le réparer. Demandons donc au bon Dieu de nous faire comprendre le prix du temps et de nous accorder la grâce de n’en jamais abuser.

La Patrie trahie par la république - Jean Raspail

C’est toujours avec un émerveillement douloureux que nous lisons ce texte fameux de Jean Raspail, écrit en 2004 : « J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié la plus âgée de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer. La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme… Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français et pas nécessairement tous de race blanche qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte je cherche un terme approprié d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ? Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr… Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française. Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

La France a quitté la maison de son Père et son Fiancé pour se donner à des brigands de passage qui l’ont mise sur le trottoir - Réflexion

A présent (avril 2019) que l’émotion retombe un peu, de nombreux signaux me soufflent que cet incendie de Notre Dame s’inscrit dans un contexte sinistre, et l’on voit les démons grouiller de tous les côtés. Notre président, pendant son discours, a soigneusement évité de parler de foi, de religion, et promet la restauration en 5 ans de ce que l’on avait mis 200 ans à édifier. Son premier ministre envisage un concours pour choisir l’architecte de la future flèche. Un journal américain souligne qu’il faut oublier la France blanche et chrétienne qui n’a jamais existé (sic) et se tourner vers une vision multiculturaliste et mondialiste des choses. Les oligarques français font assaut de millions. On ne parle plus de rénovation mais de « reconstruction » dans un « esprit moderne ». Et tout doit être fini avant les JO, youpi ! En plus des soupçons, ou plutôt de la certitude intérieure que j’éprouve depuis le début au sujet de cet événement, qui tombe tout de même à pic, juste avant les élections et sur fond de gilets jaunes indomptables, des témoignages confirment qu’enflammer une pareille charpente en chêne de 800 ans ne pouvait se faire si facilement, qu’il a fallu insister, et que ce n’est donc pas accidentel. Certains trouvent que j’exagère, mais c’est leur faiblesse de ne pas arriver à comprendre que nous sommes aux mains de malfaiteurs qui font ce qu’ils veulent de nous, de notre pays, de nos lieux saints, de notre destin, sans que nous puissions les en empêcher. Je suis presque certaine que la cathédrale a pu être sacrifiée à une manœuvre politique, et qu’on va nous la refaire façon Disney-land, avec des innovations et des messages qui seront une profanation de plus. Le père Valentin qui m’avait appelée pour me faire ses condoléances, m’a dit que nous ne méritions plus nos églises, comme les Russes ne méritent plus les leurs. Et qu’on ait mis ou non le feu volontairement, Dieu a laissé faire, Dieu a repris ce qu’il nous avait donné. Il y a eu, dans le cours tragique des choses, ce moment où la cathédrale qui a accompagné toute notre histoire s’est magnifiquement illuminée, devant ce qu’il nous reste de chrétiens agenouillés et chantant des cantiques, où toute cette histoire de la France est partie avec son âme, notre âme collective, dans la mémoire éternelle, portée par la fumée de cet énorme brasier, finalement, pour la France, c’est une belle mort. Ce que feront les cloportes de son cadavre sera naturellement douloureux à voir, mais ce qu’ils profaneront ne sera plus qu’un cadavre. Partout, en France, en Ukraine, en Russie, au Moyen Orient, en Afrique brûlent les églises comme autant de cierges et de lampes sur la planète surexploitée et martyrisée . Ou bien elles sont profanées, ou confisquées, leurs fidèles et leur clergé molestés. Ou bien elles s’écroulent, faute de soins, avec tout ce qu’elles ont encore à nous dire car chacune d’elles est un livre que nous ne savons plus déchiffrer, mais les imbéciles ricanent que ce ne sont jamais là que des poutres et des briques, ou des pierres, et la beauté s’efface, elle se retire avec Dieu et ses anges, nous ne saurons déjà plus ce que c’est, nos enfants ne sauront plus ce que c’est que la beauté et son sens, car même la nature est sans cesse profanée, souillée, ensanglantée, maltraitée, toute notre tragique histoire qui fut cruelle mais souvent grandiose, s’achève dans le grouillement nauséabond de la vermine, sur des montagnes d’ordures, avec des ricanements et des chansons ordurières, des incantations hagardes, des danses obscènes et des bouffonneries déshonorantes. J’ai su tout de suite que ce Macron serait le clou de notre cercueil, et j’aurais plutôt voté pour un crocodile, mais il y a longtemps que notre vote n’est plus qu’une formalité. La France a quitté la maison de son Père et son Fiancé pour se donner à des brigands de passage qui l’ont mise sur le trottoir, et d’une certaine façon, c’est aussi ce qui est arrivé à la Russie, quand devant les intellectuels patibulaires qui lui martelaient des slogans en jouant sur ses pires sentiments, elle a laissé sacrifier son tsar sur l’autel de la modernité satanique. Chez nous comme ici, des gens ont résisté, et même beaucoup et désespérément. Mais une fois piégée et déshonorée, privée de son protecteur légitime et attentif, que peut faire une pucelle séduite ? Elle prend quelques bonnes baffes dans la gueule, et, malgré ses larmes et ses regrets, elle va au taf, et au bout de plusieurs passes, et de plusieurs souteneurs, elle a du mal à se souvenir de son propre nom, et du moment où elle était encore pleine de fraîcheur et de beauté, pleine d’espoir et de confiance, une fiancée honorable… Donc, dans cette France qui n’est plus, ceux qui résistent n’auront plus qu’à retourner dans les catacombes, tandis que les souteneurs de leur pays le livreront à l’Afrique et à la finance mondialiste. La page est tournée de notre existence en tant que peuple. Dieu en a repris la couronne, pour lui éviter de tomber dans la boue. Des Russes et des Ukrainiens s’indignent qu’on parle tant de Notre Dame, et jamais de leurs églises martyrisées. Moi-même, quand j’ai vu que le patron de la Sberbank et autres lançaient une souscription pour Notre Dame, j’ai écrit sur un site orthodoxe : « Et pour vos églises qui disparaissent tous les jours dans les flammes ou s’écroulent, pas de souscription ? » Non, parce qu’à mon avis, Notre Dame fait partie d’une opération de propagande et de publicité, mais pas leurs églises, alors même leurs oligarques, qui n’ont, comme les nôtre, pas de patrie, n’en ont rien à foutre ; mais ce qu’il faut voir, ce qu’il est important de voir, c’est que tout est lié, et commencer à gémir dans un coin : « on s’en fout, c’est pas chez nous, et nous alors ? » ou « c’est bien fait pour vous, vous vous fichez de ce qui nous arrive, ou vous l’avez provoqué », c’est une réaction à courte vue. D’abord que veut dire ce « vous », qui ? Le citoyen lambda en larmes devant sa cathédrale et son pays qui partent en fumée ? Il est coupable de manque de curiosité, d’indifférence, d’excès de confiance en sa presse et son pouvoir, mais ceux qui le lui reprochent sont exactement, au fond, dans le même cas, et ceux qui incendient et profanent, eux, sont au dessus de nos petites querelles et nous réunissent tous dans la même exécration et le même plan apocalyptique, car ils se connaissent tous très bien, et ils savent ce qu’ils font. J’aurais mieux vécu de voir brûler Versailles, cet endroit élégant mais vain, avec ses divinités païennes artificielles. Le diable ne s’y est pas trompé, il a bien choisi sa victime. Et à y bien réfléchir, Dieu ne s’est pas trompé non plus en le laissant faire: le meilleur de la France, ce qu’elle avait de plus profond et de plus sacré, c’était Notre Dame, et pas le palais du roi Soleil ou autre bâtiment officiel anecdotique. C’est donc elle, avec sa forêt dont on ne verra plus jamais l’équivalent, et l’humble et magnifique travail communautaire dont elle était le fruit, les événements qu’on y fêtés, les prières et les chants qui montaient sous ses voûtes, que Dieu a pris là où le ver ne ronge pas et où la rouille ne détruit pas, là où est le trésor de notre cœur.

A propos de la crémation des corps des défunts...

En interdisant la crémation sous peine de faute grave, l’Église a voulu atteindre une pratique propagée par la franc-maçonnerie et la libre-pensée, en vue de la diffusion du matérialisme et de l’irréligion. « Nous étions ce que vous êtes, vous serez ce que nous sommes » ! Préparé à l’initiative et sous le règne du pape saint Pie X, et promulgué par le pape Benoît XV (1), le Code de droit canon de 1917 déclare très clairement (au canon 1203) : 1 – Les corps des fidèles défunts doivent être ensevelis, leur crémation étant réprouvée. 2 – Si quelqu’un a ordonné de quelque manière que ce soit de livrer son corps à la crémation, il est illicite d’exécuter cette volonté ; et si elle est insérée dans un contrat, un testament ou un acte quelconque, elle doit être tenue pour non écrite. Et le canon 1240, § 1°, précise encore : « Sont privés de sépulture ecclésiastique, à moins qu’avant leur mort ils n’aient donné des signes de pénitence : […] ceux qui ont ordonné que leur corps soit livré à la crémation ». Le nouveau Code de droit canon de 1983 (2) « recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d’ensevelir les corps des défunts ; cependant elle n’interdit pas l’incinération, à moins que celle-ci n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne. » (canon 1176 § 3) L’Église était consciente du danger pour les âmes Neuf ans après la promulgation du Code de droit canon de 1917, l’instruction du Saint-Office Cadaverum cremationis (19 juin 1926), adressée aux Ordinaires des lieux du monde entier, rappelait que ce sont les ennemis du nom chrétien qui vantent et propagent la crémation des cadavres : « […] Dans cette coutume barbare, qui répugne non seulement à la piété chrétienne, mais encore à la piété naturelle envers les corps des défunts et que l’Église, dès ses origines, a constamment proscrite, il en est beaucoup, même parmi les catholiques, qui n’hésitent pas à voir les plus louables avantages qu’on doive aux soi-disant progrès modernes et à l’hygiène publique. Aussi, la Sacrée Congrégation du Saint-Office exhorte-t-elle de la façon la plus vive les pasteurs du bercail chrétien à montrer aux fidèles, dont ils ont la charge, qu’au fond les ennemis du nom chrétien ne vantent et ne propagent la crémation des cadavres, que dans le but de détourner peu à peu les esprits de la méditation de la mort, de leur enlever l’espoir de la résurrection des morts et de préparer ainsi les voies au matérialisme. « Par conséquent, bien que la crémation des corps ne soit pas absolument mauvaise en soi et qu’en certaines conjonctures extraordinaires, pour des raisons graves et bien avérées d’intérêt public, elle puisse être autorisée, et qu’en fait elle le soit, il n’en est pas moins évident que sa pratique usuelle et en quelque sorte systématique, de même que la propagande en sa faveur, constituent des actes impies, scandaleux et de ce chef gravement illicites ; c’est donc à bon droit que les Souverains Pontifes, à plusieurs reprises, et dernièrement encore dans le Code de Droit canonique récemment édité, l’avaient reprouvée et continuent à la réprouver ». Et cette instruction concluait en demandant que « les prêtres ne cessent point d’exalter l’éminence, l’utilité et la sublime signification de la sépulture ecclésiastique, en particulier comme en public, afin que les fidèles, parfaitement instruits des intentions de l’Église, se détournent avec horreur de la pratique impie de la crémation ». La crémation n’est contraire à aucun dogme catholique L’Église peut être amenée à tolérer la crémation des corps dans certaines circonstances exceptionnelles, dans des cas d’extrême nécessité et en vue d’un bien supérieur : lors de grandes épidémies contagieuses ou en cas de guerre très meurtrière notamment. La crémation, considérée en elle-même, n’est donc directement contraire à aucun dogme catholique, pas même à celui de la résurrection des corps, tant il est vrai que la toute-puissance de Dieu est absolue, sans limite. Ainsi le cardinal Billot écrit-il que « Dieu pourrait faire qu’un mort ressuscite, ne possédant pas un seul atome de la matière dont son corps terrestre était constitué ». Cependant, l’usage répandu et courant de la crémation parmi les fidèles n’irait pas, à la longue, sans ébranler profondément en beaucoup d’âmes certains dogmes de foi, en particulier les dogmes de la résurrection des corps et du jugement général à la fin du monde, et celui de la vie éternelle, tous énoncés dans la dernière partie du Credo. La crémation porte atteinte à l’intégrité de la foi La franc-maçonnerie ne s’y est d’ailleurs pas trompée : elle avait parfaitement saisi que la crémation était un moyen de porter atteinte à l’intégrité́ de la foi « dans le vulgaire », comme elle l’avouait par exemple, dans une circulaire adressée à ses adhérents, à la fin du XIXe siècle : « L’Église romaine nous a porté un défi en condamnant la crémation des corps que notre société avait jusqu’ici propagée avec les plus beaux résultats. Les Frères devraient employer tous les moyens pour répandre l’usage de la crémation. L’Église, en défendant de brûler les corps, affirme ses droits sur les vivants et sur les morts, sur les consciences et sur les corps, et cherche à conserver dans le vulgaire les croyances, aujourd’hui dissipées à la lumière de la science, touchant l’âme spirituelle et la vie future ». Brûler les corps défunts n’est donc pas sans conséquences pour la foi : en poussant à son maximum l’anéantissement visible de l’individu, la crémation conduit nombre d’âmes à nier plus facilement toute vie future après la mort physique ; cet acte de destruction violente prive, autant qu’il se peut, l’imagination humaine de la possibilité́ de se représenter la résurrection future des corps, que la crémation semble rendre irréalisable et absurde, pour l’esprit humain trop superficiel. Ce danger que court l’intégrité de la foi se vérifie d’ailleurs dans l’histoire des peuples : historiquement, la crémation a toujours été́ liée à un symbolisme matérialiste et païen existant chez des peuples vivant en opposition absolue au symbolisme spiritualiste et chrétien de l’inhumation. _________________ 1. Promulgué le 27 mai 1917, il devint officiel le 19 mai 1918, il y a 100 ans. 2. Le nouveau Code de 1983 est le fruit de deux sources : une évolution légitime de la discipline et le but de faire passer dans un langage canonique l’ecclésiologie conciliaire du concile Vatican II. La Raison de piété naturelle Brûler le corps d’un défunt équivaut à lui faire subir une violence inouïe, à le détruire selon un mode qui est contraire à l’ordre de la nature tel qu’il a été́ énoncé par le Créateur à Adam après la chute du péché originel : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre parce que c’est d’elle que tu as été́ tiré ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière ». Selon l’expression de Mgr Charles-Emile Freppel (1827-1891), violenter le corps d’un défunt en le brûlant, « c’est un acte de sauvagerie qui a pour but de faire disparaître le plus vite et le plus complètement possible la dépouille mortelle de ceux qui nous sont le plus chers, et cela le jour même des obsèques, au milieu des larmes de toute la famille ». Cette vérité́ est pleinement confirmée par le témoignage de l’académicien Henri Lavedan (1859-1940) qui assista, au crematorium de Milan, à la crémation d’un cadavre humain : « Certainement, c’est la plus poignante impression d’horreur que j’aie jamais éprouvée, telle que je ne tenterai même pas de vouloir la rendre. Au seul souvenir de ce corps se tordant, de ce bras battant l’air, demandant grâce, de ces doigts crispés et s’enroulant comme des copeaux, de ces jambes noires qui donnaient de grands coups de pieds, ayant pris feu ainsi que des torches (un instant je crus l’entendre hurler), il me court des frissons, j’ai la sueur froide au front et rétrospectivement je compatis au supplice de ce mort inconnu dont j’ai entendu la chair crier et protester ». En définitive, l’amour conjugal, la piété́ filiale, l’amitié́ ne peuvent s’accommoder de livrer à une œuvre de destruction aussi violente et aussi contraire à la nature le corps d’une épouse, d’un père, d’un fils, d’un ami qui, de leur vivant, par des gestes d’affection, ont manifesté leur amour pour leurs proches. A cette raison s’ajoute une autre. La Raison de piété chrétienne La réalité des sacrements exprime la large participation du corps physique à l’œuvre de sanctification de la personne tout entière. Les sacrements sont en effet des « signes sensibles et efficaces de la grâce », ce qui signifie que la matière de chaque sacrement (eau pour le baptême, saint chrême pour la confirmation, etc.) doit être appliquée sur une partie du corps de celui qui reçoit le sacrement par le célébrant (ordinairement un prêtre ou un évêque). Il est donc normal que la Sainte Église traite avec le plus grand respect les corps des fidèles défunts qui ont été́ les temples du Saint-Esprit, sanctifiés durant leur vie par les différents sacrements : d’où l’aspersion d’eau bénite et l’encensement du corps défunt par le ministre de l’Église, au moment de l’absoute, après la messe des funérailles. Cet honneur rendu au corps défunt doit donc naturellement se prolonger par sa « déposition » en terre, dans un cimetière, qui signifie « dortoir » d’après son origine étymologique, où il dormira de son dernier sommeil en attendant la résurrection de tous les corps à la fin du monde. Les cimetières sont des lieux qui conduisent très souvent les personnes qui les visitent à se souvenir de leurs devoirs de prière envers les défunts, et à méditer sur les fins dernières : la mort, le jugement particulier, le Ciel et l’Enfer, la résurrection de la chair et le jugement général à la fin du monde. C’est une réalité si vraie que la Sainte Église, notre Mère, dans sa grande sagesse, a attaché à la visite d’un cimetière une indulgence plénière, applicable aux âmes du purgatoire, indulgence que l’on peut gagner chaque jour entre le 1er et le 8 novembre, à la condition de prier pour les défunts au cours de cette visite. A la porte de certains cimetières, nous lisons parfois cette inscription : Fuimus quod estis. Eritis quod sumus (« Nous étions ce que vous êtes. Vous serez ce que nous sommes ») qui nous invite à méditer sur la mort. D’autres portes de cimetières affichent cette invitation : « Vous qui passez, priez pour nous », pour nous rappeler notre devoir envers ceux qui nous ont précédés dans l’éternité. Abbé Claude Pellouchoud * * * Certains adeptes de l’incinération prétendent que l’Eglise est l’ennemie du four crématoire, parce que l’incinération contredit le dogme. Mais non ! Il n’y a aucune opposition essentielle entre le dogme et l’usage de la crémation. Notre croyance à la résurrection ne soulève aucune difficulté contre ce système de sépulture. La Puissance souveraine de Dieu rassemblera un jour les cendres obtenues par la combustion, aussi facilement que celles produites par la décomposition. Est-ce que la crémation est contraire à la loi naturelle et, par conséquent, intrinsèquement mauvaise ? Encore non ! En temps de guerre ou d’épidémie, l’Eglise autorise l’incinération des cadavres. Cette autorisation exceptionnelle ne serait jamais accordée, si vraiment la crémation était réprouvée par la loi naturelle. Pourquoi donc ne sommes-nous pas crémationistes ? Parce que la crémation est contraire à la tradition chrétienne. L’Eglise a toujours inhumé ses morts. Les premiers chrétiens ensevelissaient leurs défunts dans les catacombes. Ils avaient en horreur l’usage païen de brûler les cadavres. En second lieu, la crémation est contraire à la liturgie funéraire. Le rite de l’inhumation, les prières admirables des funérailles sont merveilleusement propres à inculquer dans l’âme des fidèles les grandes vérités religieuses. L’immortalité de l’âme, la résurrection future, la dignité du corps humain, autant de vérités que rappellent aux catholiques ces prières liturgiques. Sans doute, la crémation ne supprime pas ces vérités. Mais est-elle apte à les symboliser ? Aucunement. Elle est, au contraire, l’emblème de la destruction définitive. Elle suggère l’idée d’un anéantissement total. Elle semble dire à ses adeptes : Ne croyez pas à la survivance de l’homme. Abandonnez toute espérance de résurrection et de vie. D’ailleurs, quels sont les partisans les plus chauds de la crémation ? Des ennemis de notre religion, des libres penseurs, des francs-maçons. Ces adversaires n’ont-ils pas hautement déclaré que le grand avantage de l’incinération était d’éloigner les prêtres des funérailles et de remplacer la sépulture chrétienne par les obsèques civiles ? Enfin nous sommes ennemis de la crémation, parce que cette pratique sent la sauvagerie. Elle révolte le sens moral. Jamais le cœur humain, du moins celui qui n’a pas été déformé par la passion ou par le préjugé, n’acceptera cette disparition brutale, violente d’un mort chéri, d’un père, d’une mère, d’une épouse, d’un enfant. Jeter le corps d’un père, d’une mère, dans un four chauffé à blanc, le réduire en cendres, s’en débarrasser le plus tôt possible, comme on se débarrasserait d’un animal contaminé ! N’est-ce pas une pratique révoltante, écœurante ? Une pratique détestable Je voudrais reproduire ici le récit d’un académicien qui a assisté à une séance de crémation. En voici un extrait : « C’est la plus poignante impression d’horreur que j’aie jamais éprouvée. Au seul souvenir de ce corps se tordant, de ces bras battant l’air, demandant grâce, de ces doigts crispés et s’enroulant comme des copeaux, de ces jambes noires qui donnaient de grands coups de pied, ayant pris feu ainsi que des torches, il me court les frissons, j’ai la sueur froide au front et, rétrospectivement, je compatis au supplice de ce mort inconnu dont j’ai entendu la chair crier et protester. » Vraiment, la crémation est répugnante. Nous comprenons qu’elle soit antipathique dans nos milieux qui conservent, malgré tout, le respect des morts. Léon XIII a qualifié cette pratique d’abus détestable. Cette qualification sera ratifiée par tous les peuples civilisés. Il n’est pas inutile de rappeler sommairement à nos paroissiens la législation ecclésiastique sur le sujet qui nous occupe : Il est interdit de demander la crémation pour soi ou pour les autres. Il n’est pas permis aux catholiques de donner leurs noms aux sociétés de crémation. Un prêtre ne doit pas administrer les derniers sacrements à un catholique qui a laissé mandat de brûler son corps. On ne peut pas offrir publiquement le saint sacrifice de la messe pour des défunts dont les corps ont été incinérés par leur faute. En interdisant la crémation sous peine de faute grave, l’Eglise a voulu atteindre une pratique propagée par la franc-maçonnerie et la libre-pensée, en vue de la diffusion du matérialisme et de l’irréligion.

Les Juifs sont-ils «déicides» ?

Jésus a été condamné à mort, injustement, lui le saint et l’innocent. De plus, Jésus était Dieu : de même que la mise à mort d’un parent est techniquement un « parricide », que l’assassinat d’un roi est un « régicide », de même la condamnation et l’exécution injuste de celui qui est Dieu s’appelle un « déicide ».

Nous pouvons donc nous poser la question : qui est responsable de ce
« déicide » ? Et parce que, au cours de l’histoire, de façon populaire, on a quelquefois accusé « les Juifs », plus ou moins indistinctement, d’être les responsables de la mort du Christ, on se demande si réellement les Juifs sont « déicides », et de quelle manière.

Pour répondre convenablement à cette question, il convient de faire un certain nombre de distinctions.

Ceux que nous voyons, dans l’Évangile, agir contre Jésus

Les Évangélistes sont très clairs. Si la plupart des auditeurs de Jésus sont transportés d’enthousiasme par sa prédication, ses miracles et le rayonnement qui émane de sa personne, un certain nombre de contemporains lui deviennent progressivement de plus en plus hostiles, désirant d’abord son élimination, ensuite sa mort, puis complotant en vue de cette mort, enfin faisant procéder à son arrestation et réclamant voire exigeant du Procurateur romain son exécution.

En ce qui concerne spécifiquement le complot pour le faire mourir (avec son aboutissement fatal), et non pas simplement l’hostilité doctrinale, pour saint Matthieu, il s’agit des princes des prêtres et des anciens du peuple (Mt 26, 3) ; pour saint Marc, des princes des prêtres et des scribes (Mc 14, 1), ou encore des grands prêtres, des scribes et des anciens (Mc 14, 43) ; pour saint Luc, des princes des prêtres et des scribes (Lc 22, 2), ou encore des princes des prêtres, des magistrats du Temple et des anciens (Lc 22, 52) ; pour saint Jean, il s’agit des princes des prêtres et des pharisiens (Jn 11, 47). Tous signalent par ailleurs que Jésus comparut devant le Sanhédrin (la plus haute autorité judiciaire juive) et fut condamné par ce tribunal, même si la condamnation « exécutive » fut celle de l’autorité romaine.

Il s’agit là, nettement, des « autorités » de la nation juive : autorités religieuses, politiques et intellectuelles, les trois dimensions étant d’ailleurs intimement mêlées dans cette « nation-religion ».

Ce ne sont pas tous les Juifs

Toutefois, il est clair que ce ne sont pas tous les membres de ces catégories (princes des prêtres, anciens du peuple, scribe, magistrats du Temple, pharisiens) qui sont impliqués dans ce complot, mais seulement quelques-uns : même si ceux-là furent spécialement actifs.

Les trois premiers Évangélistes signalent ainsi qu’un chef de synagogue demanda un miracle à Jésus (Mt 9, 18 ; Mc 5, 22 ; Lc 8, 41). Saint Jean nous parle de Nicodème, « pharisien et un des premiers des Juifs » (Jn 3, 1) qui était disciple de Jésus. Il témoigne qu’il y avait division entre les pharisiens à propos de Jésus (Jn 9, 16). Il souligne que « même parmi les chefs » du peuple juif, un certain nombre crurent à Jésus (Jn 12, 42). Les Actes des Apôtres affirment qu’une « foule considérable de prêtres » vint à la foi chrétienne après la Pentecôte (Ac 6, 7).

Concernant spécifiquement le Sanhédrin, saint Jean signale une intervention de Nicodème en faveur de la régularité d’un éventuel procès (Jn 7, 50-51). Saint Luc parle de Joseph d’Arimathie, « qui n’avait pas consenti aux décisions des autres » membres du Sanhédrin (Lc 23, 50-51). Les Actes des Apôtre affirment que Gamaliel, « pharisien, docteur de la Loi et honoré de tout le peuple » (Ac 5, 34), donna au Sanhédrin des conseils de modération à propos des Apôtres.

De façon plus générale, saint Jean souligne que même parmi « les Juifs » (dans le sens spécifique qu’il emploie et que nous avons déjà expliqué), il y avait une forte division à propos de Jésus (Jn 10, 19-21).

Ceux-là sont coupables de « déicide »

En tout, les membres du complot homicide contre Jésus doivent représenter quelques dizaines de personnes, peut-être quelques centaines. Et comme ils avaient vu tous ses miracles, d’origine certainement divine, ils avaient le devoir de mener une enquête religieuse extrêmement sérieuse pour vérifier les titres de crédibilité de Jésus, et recevoir son enseignement s’il s’avérait venir de Dieu lui-même.

En refusant de le faire, contre toute évidence et toute justice, ces hommes ont pris la responsabilité de « guerroyer Dieu de ses dons » et, au moins dans la cause (quelle que soit leur perception exacte du statut de Jésus), ils sont réellement coupables de déicide.

Les assistants du Vendredi saint à Jérusalem

On peut joindre à ce groupe militant contre Jésus, si l’on veut, les quelques centaines ou milliers de personnes rassemblées le jour du Vendredi saint devant la forteresse Antonia et qui, par entraînement, ignorance, peur, etc., ont fini par réclamer à Pilate la mort de Jésus, sans forcément comprendre ce qui était en jeu.

Toutefois, même s’ils n’ont pas parfaitement perçu de ce qui était en train de se passer, ils ont au moins demandé la mise à mort d’un homme innocent et visiblement béni de Dieu, ce qui les rend coupables d’un grave péché, lequel est, en fait et matériellement, un déicide.

Les Juifs de la Palestine et de la diaspora de l’époque, en général

En dehors de ces deux groupes (les participants du complot et les personnes présentes devant la forteresse Antonia), les Juifs qui résidaient alors en Palestine n’ont rien su de ce qui s’est passé le matin du Vendredi saint, n’ont rien demandé, n’ont rien fait dans un sens ou dans un autre.

La chose est évidemment encore plus vraie pour les Juifs de la diaspora, qui résidaient à des milliers de kilomètres de Jérusalem, et qui n’étaient guère informés des événements de la Palestine. De cet éloignement et de cette ignorance témoignent, par exemple, les Juifs de Rome accueillant saint Paul prisonnier : « Nous n’avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet, et il n’est venu aucun de nos frères qui nous ait avertis et qui ait dit du mal de toi. Mais nous demandons à apprendre de toi ce que tu en penses ; car au sujet de cette secte [l’Église chrétienne], nous savons qu’on la contredit partout » (Ac 28, 21-22).

Ces hommes qui n’ont pris aucune part personnelle à la mort de Jésus, qui en ont d’ailleurs tout ignoré, n’en sont évidemment pas responsables personnellement.

Une « responsabilité » historique et culturelle

Tout au plus peut-on dire, étant donné que ceux qui ont poussé à la mort de Jésus étaient en bonne partie les chefs du peuple juif, et le représentaient en quelque manière, que les Juifs de l’époque sont englobés « politiquement » dans cette responsabilité, comme n’importe quel peuple est englobé dans les décisions de ses dirigeants.

Lorsque nous disons : « Les Français ont déclaré la guerre aux Allemands en 1939 », nous savons bien que les Français de base n’en ont rien fait : ce sont les responsables politiques qui ont pris cette décision, mais statutairement ils représentaient le pays. D’ailleurs, tous les Français, même ceux qui ne voulaient pas la guerre, en ont subi les conséquences (les morts, l’Occupation, les restrictions, etc.). Il s’agit donc là d’une responsabilité non pas morale et personnelle, mais simplement politique et collective, « culturelle » si l’on peut dire, dans la mesure où chaque citoyen subit les conséquences (bonnes ou mauvaises) des agissements des chefs du pays.

Les Juifs d’aujourd’hui, en général

Un long temps s’est désormais écoulé depuis la mort de Jésus, et le statut du peuple juif a considérablement évolué durant cette période. Qu’en est-il donc aujourd’hui de la mort de Jésus ?

Les Juifs d’aujourd’hui n’ont évidemment pas demandé personnellement la mort de Jésus : ils ne peuvent donc en être tenus pour personnellement responsables. Par ailleurs, l’entité politique qui représentait le judaïsme à l’époque ayant été entièrement détruite, ils ne peuvent pas non plus être englobés dans la responsabilité « politique » des Juifs qui vivaient à l’époque : pas plus que les Italiens actuels ne peuvent être englobés dans la responsabilité « politique » de l’Empire romain.

Toutefois, dans la mesure où le judaïsme actuel revendique l’héritage du judaïsme ancien, de l’histoire du peuple d’Israël à travers le temps et l’espace, ce judaïsme actuel en assume naturellement les gloires et les hontes, sur un plan culturel. Il s’attriste ainsi de la ruine de Jérusalem en l’an 70, aussi bien qu’il se glorifie de la bataille de Massada, mais seulement sur un plan culturel, sans en être réellement partie prenante : comme nous, Français, nous assumons dans notre histoire la victoire de Rocroi ou la défaite de Pavie, sans évidemment nous en sentir responsables.

C’est seulement au regard de cet héritage culturel (à certains égards largement mythique, d’ailleurs) que le judaïsme actuel peut, dans une faible mesure, être tenu pour solidaire de ce que certains Juifs ont fait à Jésus il y a plus de deux mille ans.

Les Juifs religieux aujourd’hui

La plupart de ceux qui se proclament juifs actuellement n’ont guère de lien avec la religion juive, sauf quelques lambeaux de tradition, comme nos contemporains offrent des cadeaux à Noël et mangent des œufs en chocolat à Pâques sans comprendre réellement le sens de ces actions.
Il en va différemment des Juifs actuels qui pratiquent le judaïsme, lequel est en réalité le judaïsme moderne, post-christique, ou encore talmudique. Ce judaïsme, ré-élaboré dans la période qui a suivi la vie de Jésus par cette portion des Juifs qui avait refusé de reconnaître Jésus comme le Messie, se construit sur ce refus d’admettre la messianité de Jésus.

Or, il est clair pour tout lecteur des Évangiles que Jésus a été condamné par le Sanhédrin pour un motif religieux : le blasphème. Un homme qui se présente comme Messie et Fils de Dieu sans l’être réellement est, selon la Loi juive elle-même, un blasphémateur digne de mort. Donc, il est clair que le judaïsme talmudique, qui récuse la messianité de Jésus, accepte dans son principe la condamnation religieuse de Jésus, quoi qu’il en soit des circonstances concrètes de son procès (qui peuvent être très contestables juridiquement), ou de la sentence prononcée.

Le Juif religieux actuel adhère, évidemment, à ce qu’est le judaïsme talmudique, adhère en fait (qu’il connaisse sa propre religion, ou n’en ait qu’une idée vague) à cette assertion que la condamnation de Jésus pour blasphème est religieusement justifiée. Le Juif religieux actuel se trouve donc logiquement et dans le principe solidaire des chefs religieux juifs qui condamnèrent le Christ Jésus, même si en fait et personnellement, lui-même n’a aucune intention de souscrire à cette condamnation, encore moins à ses conditions concrètes (injustices, mise à mort, etc.).

Pourquoi le célibat ecclésiastique ?

Pour bien répondre à cette question, il faut se rappeler la foi sur le sacerdoce. Notre Seigneur Jésus Christ a voulu que son sacerdoce continue, que son Sacrifice soit perpétué, lui remonté au Ciel le jour de l’Ascension. C’est pourquoi il a conféré, le Jeudi Saint, le sacerdoce à ses disciples par ces paroles :

« Faites ceci en mémoire de moi ».

Ainsi pourraient-ils offrir son sacrifice en son nom, in persona Christi. Sacrifice et Sacerdoce sont les biens de l’Eglise. Ses trésors et sont intrinsèquement unis. L’Eglise est essentiellement sacerdotale. Par le sacerdoce à elle conféré, Elle continue le Sacrifice du Christ. L’Eglise, à la messe ne fait pas un mémorial. Non ! Elle continue le sacrifice de la Croix sur nos autels. Voilà ce qu’a voulu Notre Seigneur Jésus Christ . La sainte Messe est avant tout le sacrifice de Notre Seigneur Jésus Christ sur la croix, continué d’une manière non sanglante, sur l’Autel, par la consécration des espèces du pain et du vin, par les mains du prêtre. Notre Seigneur Jésus Christ est présent sur l’autel, sinon il n’y aurait pas de Victime et partant plus de Sacrifice. Partant plus de sacerdoce. Tout cela est défini à jamais par l’Eglise au Concile de Trente. Ce sont des propositions de fide catholica definita.

Le grand danger aujourd’hui que court l’Eglise est de perdre cette notion de sacrifice. Il faut garder la foi en ce mystère, en ce sacrifice de la messe, dans la grandeur de cette oblation par laquelle Notre Seigneur Jésus Christ continue à s’offrir lui-même. Le vrai Prêtre à l’autel, c’est Notre Seigneur Jésus Christ qui est le Grand Prêtre. Le prêtre ministériel n’est que son instrument. C’est Notre Seigneur Jésus Christ qui est toujours le Grand Prêtre.

Mais c’est cela qui fait la grandeur du prêtre. Le prêtre est sublime ! Qu’une créature puisse au nom de Jésus Christ monter à l’autel, être l’instrument de Dieu et offrir Dieu lui-même, Notre Seigneur Jésus Christ, pour le salut du genre humain.

On comprend alors que le prêtre puisse avoir des privilèges, puisse avoir des devoirs, et tout particulièrement le devoir du célibat ecclésiastique. Le prêtre est tellement uni à Dieu, lorsqu’il monte à l’autel, lorsqu’il prononce les paroles de la consécration ! Il fait obéir, d’une certaine manière, Dieu lui-même. Oui ! Lorsque le prêtre prononce les paroles de la Consécration, Dieu lui obéit. Il vient sur notre autel, sous les espèces du pain et du vin. Pour que le prêtre soit digne de prononcer ces paroles sur le pain et le vin, il est normal que le prêtre garde le célibat. Comme Notre Dame. Elle aussi est Vierge parce que, par son Fiat, elle fait en quelque sorte obéir Dieu. Lorsqu’elle dit : Fiat mihi secundum verbum tuum (Qu’il me soit fait selon votre parole), à ce moment, Dieu lui obéit. Il vient en son sein. Il obéit à Marie, la Vierge Marie. Elle est Vierge Mère. Pour qu’une créature soit capable de faire obéir Dieu, il faut qu’elle soit vierge, qu’elle soit complètement indépendante des choses de la terre. La Très Sainte Vierge et le prêtre se ressemblent sur ce point et sont tout proches. Ce n’est donc pas en raison de son activité pastorale que le prêtre doit garder la virginité. Que « foutaise » tout cela !

Et c’est cette réalité surnaturelle qui attire le jeune à l’autel où il prononcera ces paroles sublimes : « Ceci est mon Corps ». « Ceci est mon Sang ». Vous ne lui ferez jamais quitter le monde pour célébrer un simple « mémorial ». Vous ne lui ferez jamais accepter et vouloir le célibat si on lui enlève cette grande réalité du Sacrifice de la messe. C’est donc dans les paroles de la Consécration que je trouve la raison du célibat, comme Marie dans son «Fiat». Alors on comprend très bien que des jeunes hésitent à se lancer dans le sacerdoce aujourd’hui, avec cette réforme liturgique de la messe de Paul VI qui a fait de notre messe plus un repas, plus une « Cène eucharistique » que le renouvellement du sacrifice de la Croix.

« Si l’on veut restaurer le sacerdoce, il est nécessaire de restaurer la liturgie dans toute sa valeur dogmatique et son expression hiérarchique selon le rite romain consacré par tant de siècle d’usage ». 

Tout autre effort est vain. Quel travail pour les instituts « Ecclesia Dei ». Qu’ils y restent fidèles.

Tenue vestimentaire et Dignité humaine

« Considérez les lis des champs […] je vous le dis, Salomon lui-même dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un deux. » Saint Matthieu 6,29 

Dieu a revêtu chacune de ses créatures de pureté et de beauté. Et on ne se lasse pas de les regarder avec joie et admiration.

L’homme, par le péché originel, a perdu sa pureté originelle. Dès lors, la beauté de son corps provoque le trouble et la convoitise.

C’est pourquoi, Dieu lui-même a revêtu Adam et Ève, afin de les éduquer à la modestie des sens de la vue et du toucher qui réveillent la concupiscence de la chair.

Le vêtement désormais ne sert pas seulement à préserver le corps des intempéries, mais il est encore nécessaire pour protéger la pudeur et la chasteté, et cela été comme hiver !

Tant que la modestie chrétienne ne sera pas pratiquée, la société continuera de s’avilir. 

« La société parle par le vêtement qu’elle porte. » Pie XII 

D’où viennent ces désordres moraux, ces divorces, ces viols, ce tourisme sexuel, cet avilissement de la jeunesse ? Des modes impures et provocantes dans la rue, dans les images, dans le travail, dans les écoles, à la télévision.

L’âme qui veut rester chaste se doit de baisser les yeux, de fermer les oreilles, afin de ne pas être provoquée. C’est vraiment une agression continuelle que le monde nous offre !

Et vous accepteriez d’y participer sous prétexte de mode, pour ne pas paraître « vieux jeu » !…

« Les personnes qui suivent la loi de Dieu ne doivent pas suivre la mode. » Bienheureuse Jacinthe de Fatima 
Nous nous trouvons devant deux solutions pour le choix de l’habillement, 
  • ou devenir une personne admirée, 
  • ou devenir une chair convoitée. 
 
1 – Devenir une personne admirée et aimée
 
Notre corps est non seulement le vêtement de notre âme qui doit ressusciter au dernier jour, mais aussi le tabernacle de la Sainte Trinité
 
C’est pourquoi nous devons l’envelopper d’un vêtement, non seulement décent, mais également digne. Celui-ci doit être un petit reflet de la beauté de l’âme en état de grâce. 
 
Hélas ! Combien de jeunes ou de moins jeunes sont habillés sans goût, fagotés avec un tas de chiffons ! Ce n’est pas un bon témoignage, car leur apparence n’est pas le reflet de la beauté de leur âme, de leur vie. C’est une forme de laisser aller qui n’est pas apostolique. 
 
La beauté de l’âme réside dans l’état de grâce et l’union à Dieu. A l’extérieur, elle se manifeste par un regard limpide et rempli de bonté, un sourire chaleureux, du dévouement dans le don joyeux de soi-même. 
 
Le vêtement va souligner cette beauté intérieure. Il sera simple et modeste, engendrant le respect et la vertu ; il sera harmonieux dans les formes et les couleurs, avec une certaine élégance qui révèle le bon goût et la noblesse de l’âme. 
 
L’épouse veillera, même chez elle, à être modeste et jolie pour sa famille ; ajoutant à sa disponibilité et bonne humeur habituelles, ce côté agréable dans l’habillement. 
 
La jeune fille saura exprimer à travers son vêtement, ses qualités intérieures de pureté et de délicatesse, de simplicité et de gaieté. Et c’est ainsi qu’elle trouvera un mari digne et vertueux, et fondera un foyer stable et heureux. 
 
La vraie beauté grandit dans la pureté et la modestie. 
 
 
2 – Devenir une chair convoitée
 
En refusant de mettre la présence de Dieu et la vertu au centre de sa vie, la femme va ternir la beauté du reflet divin qui est en elle, au profit de la séduction. Ne cherchant plus d’abord à plaire à Dieu, elle va chercher à plaire aux hommes. Dès lors, son cœur ne sera plus pur, et.insensiblement sa tenue ne sera plus modeste. 
 
De plus, comme la mode et donc l’environnement est largement immodeste, l’effet de concurrence va jouer en faveur de l’indécence, voire même chez certaines, du ridicule. 
 
La femme chrétienne, n’étant plus objet d’admiration et d’estime par une vraie beauté reflet de ses vertus, devient bien vite un objet de convoitise par sa tenue relâchée et provocante. 
 
Une femme doit savoir que l’homme est très sensible au corps féminin, et qu’il y a un aspect suggestif dans le demi-vêtu : épaules nues, décolleté prononcé, robe largement fendue ou tant soit peu transparente… Tout cela peut être une occasion de péché mortel pour les autres et donc aussi pour la personne qui en est responsable. 
« Et moi je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère dans son cœur. » Saint Matthieu 5,28 
Et que dire des modes actuelles qui sont souvent laides et pour le moins provocantes : mini-jupes, robes longues fendues jusqu’au-dessus du genou, jupes portefeuilles qui s’ouvrent largement en marchant, vêtements moulants qui mettent en évidence les formes du corps ?… 
 
Même si vous n’avez pas de mauvaises intentions en suivant la mode, vous êtes responsable des péchés qui se commettent à cause de vous. 
 
En provoquant les regards immodestes des hommes, 
Sachez que vous encourez les foudres de Dieu ! 
 
 
Mais alors, comment s’habiller ?
  • Avec goût et modestie. 
  • En travaillant l’harmonie des formes et des couleurs. 
Il existe une mode honnête qui exprime un certain goût et qui met en relief chaque personnalité. 
 
Pourquoi se confiner dans le sombre, dans le gris ou le noir, dans le délavé, le bariolé, quand on est jeune ? Il y a des couleurs gaies sans être agressives, il y a des ensembles harmonieux à réaliser. Il faut former les enfants au bon goût, dès leur enfance. 
 
Pour la coupe, une formation facile vous permettra de la réaliser vous-même, de manière à avoir des vêtements suffisamment amples et modestes. La jupe doit couvrir les genoux, de telle sorte qu’en étant assise la tenue reste correcte. 
« Que les femmes aient une tenue décente, et soient parées avec modestie. » Saint Paul 1 Tim. 2,9 
Que dire des pantalons non serrés, des jupes-culottes ? 
 
Dans certaines circonstances, ils peuvent être une question de prudence (métro, certains lycées…). Mais il faut que cela reste des exceptions que l’on s’impose à regret ; le danger éloigné, il faut reprendre de suite une tenue féminine. Le pantalon ne va pas avec la morphologie de la femme. De plus, dans nos sociétés, il est réservé à l’homme, à l’autorité, d’où l’expression pour une femme qui gouverne dans son foyer : « elle porte le pantalon ». 
 
Notons enfin qu’à l’église, la tenue doit être non seulement correcte, modeste, mais encore respectueuse
 
Les bras seront couverts. Le voile sur la tête manifestera que la femme qui engendre la vie, est par excellence un tabernacle du Saint-Esprit. Refuser ce signe, c’est montrer que Dieu n’est pas au centre de sa vie. Mais là encore, il faut rester dans le bon goût et ne pas tomber dans le ridicule. 
 
 
 
Un feuillet de la publication ci-dessus est édité par l’Association Notre-Dame du Pointet B. P. 4 03110 Broût-Vernet.

L’Au-delà et la Prière

Le texte ci dessous utilise les termes de « matière » et « métamatière ». Méta est un préfixe qui provient du grec μετά (meta) qui signifie « après – au-delà de – avec ».


Lorsqu’un humain active sa fonction croire en priant il ouvre un canal communication avec la nature de métamatière ce qui permet le passage du flux d’intelligence métamatérielle vers l’environnement matériel instinctif. Il entre en communication avec un partenaire esprit hautement intelligent qui l’approvisionne en intelligence puis il la diffuse dans son environnement matériel au travers de ses comportements intelligents. Ainsi se transfère l’intelligence de l’univers de métamatière chez son partenaire l’univers de matière.

Quand les forces du mal sont aux affaires pour faire régresser les humains leur principale besogne est de les empêcher d’ouvrir le canal de communication avec la nature de métamatière qu’est la prière. Pas de communication métamatérielle pas d’évolution d’intelligence. Pas d’évolution d’intelligence pas de comportements intelligents responsables. Ils restent faibles ballotés dans les desideratas des forces du mal qui les mènent dans les profondeurs de la décadence humaine.

Quand les forces du bien sont à l’action pour faire progresser les humains leur principale besogne est de les encourager à ouvrir le canal de communication avec la nature de métamatière. Communiquer avec le métamatériel permet d’évoluer en intelligence. Évoluer en intelligence induit des comportements intelligents responsables qui leurs ouvrent des horizons durables et sereins guidés par les forces du bien.

Science et Croyance sont complémentaires. La Science est le moteur, la Croyance est le guide. Leur complémentarité est l’élan fructueux de l’évolution humaine si elle est guidée par les forces du bien ou l’élan désastreux si elle est guidée par les forces du mal.

Nul besoin de produire des vibrations soit en chantant, soit en tapant des mains ou soit encore en jouant d’un instrument de musique pour ouvrir le canal de communication avec la nature de métamatière détentrice et émettrice de l’énergie intelligence. Il n’est pas réservé aux seuls chamans et sorciers. Tous les humains à tout moment peuvent facilement entrer dans leur for intérieur pour prier sincèrement afin de communiquer avec la nature de métamatière.


Les rêves vainqueurs

Les comportements quotidiens de notre vie matérielle génèrent le patrimoine métamatériel que nous utiliserons après la mort de notre corps de matière cela pour inciter les humains à transférer de l’intelligence saine dans la nature de matière au travers de comportements quotidiens de paix et de responsabilité.

Les comportements intelligents anarchiques génèrent un foétus d’esprit non viable lorsqu’il naîtra dans la nature de métamatière à la mort du corps humain gestateur et l’humain gestateur se verra vivre dans la vie de cet esprit non viable pour l’éternité. Pour ne pas prendre les humains au dépourvu la nature de métamatière leur permet d’avoir un contrôle quasi quotidien sur l’état de croissance du fétus d’esprit dans leurs rêves. Par ce moyen ils peuvent contrôler l’état de croissance du foétus d’esprit et orienter leurs comportements quotidiens de façon adéquat pour qu’il se génère sainement. La règle est qu’il faut toujours se voir sortir vainqueur des situations de nos rêves.

A partir du constat quotidien que notre fœtus d’esprit (notre patrimoine métamatériel) s’est généré de façon adéquat parce que nous avons visionné son anatomie métamatérielle au travers de rêves vainqueurs nous pouvons aller confiant vers la mort de notre corps de matière. Nous sommes certains que l’esprit qui va naître de la mort de notre corps de matière sera viable et nous nous verrons vivre dans la vie viable de cet esprit pour l’éternité.


Les sentiments

Les animaux et les végétaux ont une seule énergie pour vivre : l’instinct. L’instinct détermine des sentiments instinctifs.

Les humains en ont deux : l’instinct commun aux êtres vivants matériels et l’intelligence métamatérielle. L’intelligence détermine des sentiments intelligents que les animaux et les végétaux n’ont pas. Les animaux prédateurs n’ont pas de sentiments intelligents quand ils tuent et mangent leur proie. Les humains en ont quand ils tuent des animaux pour se nourrir ou quand ils tuent d’autres humains. Il doivent le faire avec l’aval d’une nécessité, d’un métier ou d’une spiritualité pour ne pas avoir de remord. La nécessité, le métier ou la spiritualité prennent sur eux le poids d’avoir mal agit.

Avec l’intelligence les humains ont un pied dans la nature de métamatière. Ils ont accès à cette nature dans leurs rêves quotidiens et héritent de sa spécification : l’éternité.

Les animaux et les végétaux n’ont pas cette faculté. Ils n’ont pas l’intelligence. Ils n’ont pas accès à la nature de métamatière. Ils naissent, vivent, meurent et puis plus rien. Les humains naissent, vivent, leur corps de matière meurent mais eux ne meurent pas. Ils se voient vivre dans la nature de métamatière pour l’éternité (comme ils se voyaient vivre dans cette nature dans leurs rêves quotidiens) au travers de la vie de l’esprit issue de leur propre vie lequel esprit se renouvelle sans cesse dans la nature de matière.


Le terrorisme jihadiste mondial

Le terrorisme jihadiste mondial est l’exécutant des basses oeuvres des forces du mal qui pilotent la manoeuvre de recul nommée Nouvel Ordre Mondial. Quand les filiales de la Science, la finance, la pétrochimie, l’industrie de l’armement, la politique, le soutiennent instinctivement il prospère et gagne. Quand elles le freinent il régresse et finit par disparaitre.

La Croyance n’a rien à voir avec les agissements du terrorisme jihadiste mondial. Ce n’est pas elle qui le soutient et le pilote. Il est sourd aux appels des religions à cesser ses horribles agissements. Il agresse la Croyance sans différencier les religions au gré des décisions de ses patrons. Leur « Allahu akbar » est une reprise d’une expression religieuse pour se cacher du monde sous le chapeau de la Croyance.

Les forces du mal qui ont pour mission de mener le Terrien dans le chemin caillouteux de la régression jusqu’au Reset en utilisant les filiales de la Science sont seuls maîtres du terrorisme jihadiste mondial. Les forces du bien qui incarnent la Croyance n’ont aucune emprise sur lui. Elles n’agissent pas dans la même direction. Les forces du bien s’emploient à faire avancer le Terrien dans un chemin durable et serein alors que les forces du mal s’emploient à le faire régresser d’un chemin caillouteux et périlleux telle une chimiothérapie nécessaire pour arriver à l’aplasie.


La Gay Pride russe

Les Etats Unis sont les pilotes de la manoeuvre de régression nommée Nouvel Ordre Mondial. Ils ont pour mission de conduire le Terrien dans la périlleuse manoeuvre de recul qui doit amener le Terrien au fond du gouffre de la décadence, situation obligée pour la venue du Reset, lui-même obligatoire pour une remise en marche avant de l’évolution du Terrien dans un chemin durable et serein. Le chemin est étroit et périlleux. Les peuples sont réticents à reculer et la menace nucléaire est omniprésente.

Un roc entravait la progression du Nouvel Ordre Mondial : la Russie. Les Etats Unis ont essayé de briser sa résistance avec des burins agressifs mais ils ont du arrêter vu le risque réel de conflit nucléaire. La limite a été atteinte. Ils n’iront pas au-delà. Ils n’iront pas à la guerre nucléaire. Ils ont pour mission de faire reculer le Terrien en faisant très attention de ne pas le détruire avec un conflit nucléaire global. Ils ont donc misé sur une manière plus douce pour faire accepter la décadence aux élites russes afin de libérer le passage de la manoeuvre de recul.

A Helsinki le président Trump a fait une proposition conciliante au président Poutine : la paix en Syrie contre la démocratie c’est à dire la mise en place de la décadence dans la société russe. Poutine a accepté. Bientôt une Gay Pride à Moscou. Le chemin de la décadence du Terrien est désormais dégagé.


Les architectes du nouvel Ordre Mondial

L’intelligence humaine est pilotée par la nature de métamatière comme les instinct humains sont pilotés par la nature de matière. La nature de métamatière a tout pouvoir sur l’intelligence humaine.

Les Grands Architectes du Nouvel Ordre Mondial pensent être tout en haut de l’organigramme terrestre. Ils disent « Nous sommes au sommet. Au dessus de nous il n’y a personne ! Nous dictons nos lois ». C’est mal connaitre le fonctionnement universel. La nature de métamatière, détentrice et émettrice de l’énergie intelligence, pilote naturellement leur intelligence, sans qu’ils s’en rende compte, comme la nature de matière pilote naturellement leurs instincts.

La nature de métamatière veut rappeler à l’ordre le Terrien, pas la biodiversité issue de sa domination. Elle n’a rien fait. Elle n’est pas fautive. Elle n’a pas à subir un rappel à l’ordre métamatériel. Le Terrien souffrira seul. La biodiversité issue de sa domination ne sera pas impactée. Les forces du mal ont inconsciemment ordre de ne pas employer la force nucléaire pour mettre à genoux le Terrien. Elles même s’étonnent d’un tel comportement. Il leurs serait facile d’anéantir la Terre. C’est dans leurs fondamentaux. Elles ne savent pas que leur intelligence est pilotée par l’instance détentrice et émettrice d’intelligence, la nature de métamatière qui leurs défend d’utiliser l’arme nucléaire.

Le Terrien touchera le fond de la décadence quand les gens copuleront de façon ordinaire en public, n’importe où, sous l’oeil bien veillant des autorités devant des écoliers attentifs venus avec leur enseignants pour s’initier à la décadence et prendre exemple. Ce sera le signal pour enclencher le Reset.

Au signal les forces dédiées au Reset s’appliqueront à détruire les idoles entreprises vectrices de tous les maux humains. Les sociétés seront désorganisées. la nourriture n’arrivera plus dans les magasins. Une famine grandiose décimera les terriens pris au piège des entreprises qui les nourrissaient.

L’imposture des gilets jaunes

« Leur dieu c’est leur ventre »

 … il est temps de démystifier le mouvement dit des gilets jaunes et de démontrer que celui-ci n’est ni spontané, ni apolitique, ni sans leaders, ni sans arrière-pensées, mais qu’au contraire celui-ci porte la marque, les méthodes, la dialectique et la signature de l’ultra-gauche.

Que la population dans sa majorité soit incapable de s’en rendre compte est une chose ; que des mouvements de droite, y compris catholiques « bien pensants » le soutiennent en est une autre, très regrettable. Ils porteront une lourde responsabilité en cautionnant ce qui n’est qu’une énième tentative de révolution (le vieux rêve communiste) à base de revendications démagogiques pour citoyens naïfs et décérébrés, afin de maintenir leur paradis terrestre jusqu’au bout : « leur dieu c’est leur ventre » (Philippiens 4:19) sera le fil conducteur de cet article.

Décortiquons tout cela en commençant par le début. Il est important de bien identifier les étapes afin de comprendre ce à quoi nous aboutissons aujourd’hui.


La société gangrenée par la pensée marxiste

Il y a un demi-siècle, un auteur voyait dans le marxisme matérialiste et athée

« une création maçonnique et judaïque vouée à la destruction de la civilisation chrétienne. »

En effet,

« l’athéisme n’est pas une idéologie ayant pour seul principe la négation de Dieu, mais une conception procédant d’abord d’un antinomisme eschatologique caractérisé par un combat contre Dieu au profit d’un autre dieu. »

Cet autre Dieu, on l’a vu, c’est notre ventre, c’est à dire la recherche d’un paradis sur terre et non au ciel.

Le marxisme est un système de pensée où, « par la lutte dialectique, l’homme se fait soi-même sans soumission à Dieu. » En fait, ce système de pensée consiste à considérer les éléments naturels et la science, non pas à partir de l’observation des lois naturelles, mais en les redéfinissant selon ses propres critères utilitaristes et idéologiques. Marx a appelé cela le « matérialisme historique ».

C’est donc un système de pensée redoutable car « il se construit sans aucune référence à la création qui nous entoure, sans lien avec la Vérité révélée c’est à dire en fin de compte, sans Dieu. »

C’est ainsi qu’ils supplantent l’esprit chrétien, par une nouvelle mentalité basé sur le progrès qui est le nouveau nom du matérialisme athée marxiste, celui-ci se décomposant en progrès technique (la civilisation des machines), progrès scientifique (refaçonnage de l’homme par la génétique), progrès social (collectivisme, renommé socialisme), progrès moral (de l’avortement au mariage homosexuel), progrès politique (démocratie et « valeurs » républicaines), progrès matériel (société de consommation basée sur l’argent-roi) et bien entendu progrès religieux (suprématie de la religion des droits de l’homme sur toutes les autres).
D’ailleurs, la gauche ne s’en cache pas, elle s’est toujours présentée comme les forces du progrès.

Tout ceci participe d’une même conception de la vie et d’une même ligne de pensée qui prend sa source dans la synagogue de Satan. Bernard Lazare écrivit :

« Marx, descendant d’une lignée de rabbins, hérita de toute la force logique de ses ancêtres, il fut un talmudiste lucide et clair… il appliqua ses qualités natives d’exégète à la critique de l’économie politique. Il fut animé de ce vieux matérialisme hébraïque qui rêva perpétuellement d’un paradis réalisé sur la terre. »

Cela explique beaucoup de choses, et la raison pour laquelle le matérialisme athée érigé en religion supplante avec efficacité l’esprit chrétien : il promet un bonheur sur terre et non au Ciel.

Je ne sais pas si les lecteurs de ces lignes comprennent bien l’importance de ces propos, car il s’agit là de l’émergence d’un système de pensée qui est devenu majoritaire en grande partie grâce à l’activisme gauchiste et à la complicité des médias.

Un système de pensée… cela veut dire qu’on a empoisonné les têtes, que les principes de raisonnement sont faussés, que les bases à partir desquelles nous réfléchissons prennent leur source dans une mentalité et un mode de vie d’inspiration marxiste et matérialiste. Pour quasiment toute la population. Et ce à grande échelle depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale.

Dans un tel contexte, il n’est donc pas étonnant que la population soutienne le mouvement des gilets jaunes. Les têtes sont gangrenées jusqu’à la moelle.

Nos devoirs envers la justice de Dieu - Révérend père Hamon

Nous devons la prévenir, la craindre et la satisfaire. La prévenir en tenant toujours notre conscience pure; car, comme le maître de notre Évangile, cette justice adorable nous citera un jour à son tribunal : là nous aurons à lui rendre compte de chaque action, de chaque parole, de chaque pensée, de l’emploi de notre temps, de l’usage de nos talents, de nos grâces, de nos biens; et ce compte, nous devons le tenir toujours prêt, parce qu’à tout moment la mort peut nous le demander. Hélas ! Qu’on n’y pense guère ! On vit comme si on avait à rendre compte de rien à personne et qu’on ne se releva que de soi-même. Qu’on agirait bien autrement si l’on se disait : je suis sous le regard de mon juge, à qui j’aurai à rendre compte de cette action ! On parlerait plus discrètement si l’on se disait : Dieu est là, qui entend cette parole et m’en demandera compte. Extrait des Méditations à l’usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l’année de monsieur l’abbé Hamon, Paris, éditions Victor Lecoffre, 1881. * * * André Jean Marie Hamon, né le 18 mai 1795 au Pas (en Mayenne) et mort le 16 décembre 1874 à Paris, est un ecclésiastique français, auteur de nombreux ouvrages traduits dans plusieurs pays. Il fut prêtre sulpicien et curé de Saint-Sulpice à Paris. D’une humilité extrême, il publia ses ouvrages la plupart du temps anonymement (ou sous un pseudonyme) et refusa 3 fois d’être nommé évêque. Ceci lui valut une vive affection des paroissiens de Saint-Sulpice au service desquels il resta attaché jusqu’à sa mort.

Les deux esclavages

Il est de bon ton, de nos jours, d’affirmer que l’esclavage humain est un mal car il est contraire à la dignité de l’homme. L’on fabrique donc des textes, des conventions internationales, des lois pour en condamner la pratique. Signe manifeste de notre superficialité d’hommes modernes de peu de foi, nous nous contentons de cela, en nous gardant bien de ranger dans la liste des premières victimes de l’esclavage, de nombreuses personnes, telles les millions d’enfants à naître sur lesquels la mère, autorisée par nos législations héritées du siècle des fausses « lumières »1, dispose d’un droit de vie ou de mort. Nous omettons toutes les personnes malades dont le maintien en vie ne tient qu’à l’avis d’une commission médicale. Nous oublions ces nombreux salariés et travailleurs précaires, sous traitants, victimes courantes de manquements envers la Justice sociale. La liste pourrait être longue. Nous oublions enfin que l’esclavage humain se double d’un esclavagisme entre États. Nous avons également perdu de vue que l’esclavage humain n’est qu’une forme de péché, et que dans l’ordre individuel notre premier devoir, celui sur lequel nous serons jugés, est de nous libérer de la tyrannie du péché. Saint Jean nous dit en effet que la Vérité rend libre : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Jn 8, 32. Saint Paul ajoute dans sa Lettre aux Romains : « Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ». Romains 6, 6. Il n’est pas inutile de se rappeler cela, et de se remémorer aussi que, quelle que soit la forme d’esclavage, Dieu sait toujours tirer du mal un bien. Une différence caractérise sur ce point Sa manière d’agir; Dans l’esclavage humain, la faute du mauvais maître permet indirectement à l’esclave de faire son purgatoire sur la terre, et d’acquérir des mérites dans l’ordre du salut en unissant ses souffrances à celles du Christ, en réparation de ses fautes, de celles de son maître, et celles des pêcheurs en général. En agissant ainsi, l’esclave sur le plan humain, non seulement ne se souille pas par le péché, mais encore participe à la rémission des péchés, en s’unissant au sacrifice du Christ au Golgotha. Dans l’esclavage du péché, une telle chose ne se rencontre pas systématiquement, car la première victime est le pécheur lui-même, qui s’est corrompu moralement en péchant. Sa faute ne présuppose pas nécessairement que d’autres personnes vivant sur cette terre au même moment soient victimes de son acte, et puissent offrir leur souffrance en réparation de la faute commise. Le Christ, victime sans tâche, et suprême de toutes les offenses a fait ce sacrifice en offrant sa vie en rémission de tous les péchés, y compris de celui-là. Ce sacrifice se renouvelle à chaque messe et va laver le pécheur de sa faute, à condition qu’il le veuille bien. Pour permettre au pécheur de le vouloir, Dieu dans son infinie Bonté, lui permet d’éprouver la honte de son péché (sentiment naturel dès lors que l’homme, créature raisonnable, refuse en péchant de discipliner les aspirations de sa nature au moyen de son intelligence et de sa volonté, pour leur préférer celles, purement instinctives, d’un animal), la contrition, et le repentir sincère qui lui permettra à son tour de porter sa croix et d’unir ses souffrances à celles de son Sauveur en esprit de réparation. Dieu lui fait également comprendre qu’il ne peut compter sur ses propres forces, mais qu’il doit, s’il veut être sauvé, Lui obéir en coopérant à Sa Grâce, et en prononçant avec le cœur « fiat voluntas tua »2. Le vrai drame intervient donc quand le pécheur refuse la charité que Dieu lui fait et reste esclave du péché. L’esclavage humain, de son côté, n’est un drame que sur cette terre, pas dans l’ordre du salut. « Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes. » 1 Corinthiens 7, 22-23. 1 – L’on devrait plutôt parler à ce sujet du siècle des Ténèbres. 2 – « Que votre volonté soit faite. » Augustin J.

Sociétés humaines et liberté chrétienne ?

Au terme d’un précédent article, nous avons vu que l’homme avait été créé libre, parce que Dieu ne pouvait pas être glorifié par des créatures agissant comme des robots. Il nous aime et veut nous faire participer à sa vie divine, récompense que nous ne pouvons obtenir qu’en répondant à son amour librement par le renoncement à nous même. Pour cela il faut suivre la volonté de Dieu. La liberté ne nous a pas été donnée pour faire le mal, et donc il nous est interdit de modifier la loi ou la morale, enseignées par l’Église, et d’y substituer une foi ou une morale de circonstance, plus en phase avec la société, ou avec nos caprices. Une objection est fréquemment soulevée face à la vision chrétienne de la liberté. Selon elle, même si l’homme a le devoir moral d’user de sa liberté pour obéir à Dieu, et donc pour faire le bien, Dieu lui-même proscrirait à tout un chacun, et aux États, de contraindre autrui à adhérer à la vérité, et l’empêcher de faire le mal, dans de justes limites. Peut-on adhérer à cette objection ? En vérité il est impossible d’y adhérer en bloc. Il faut en effet prendre en compte la nature de l’homme. L’homme est avant tout un « animal raisonnable », « politique » et « social ». Rationnel d’abord, car Dieu a voulu que nous adhérions avec notre cœur et notre intelligence au bien qu’il propose. Encore faut il que nous puissions exercer cette faculté. Dès lors que l’homme est incapable de réfléchir, son consentement ne peut être espéré. Il n’est pas interdit dès lors de le contraindre dans une certaine mesure, à faire le bien, ou à supporter qu’il se produise. Ainsi des parents ont le droit et même le devoir de faire baptiser leurs enfants en bas âge aussitôt que cela est possible. Si l’enfant a atteint l’age adulte, en revanche, il est nécessaire qu’il soit demandeur à cet égard. L’homme est aussi un animal politique et social. Il s’opère donc une interaction entre lui et la société dans laquelle il vit. L’homme ne peut donc faire son salut indépendamment de sa nature sociable. Or, Dieu qui est notre Créateur, sait cela. Etant infiniment logique, il ne peut vouloir une chose et son contraire. Il ne peut notamment donner l’ordre à l’homme de faire le Bien , et en même temps avoir inscrit dans le droit naturel, dont Il est l’auteur, une règle obligeant les souverains ou les Etats, à adopter des règles permissives dont l’effet principal, compte tenu de la faute originelle avec laquelle nous naissons tous, serait la damnation d’un très grand nombre d’hommes. Il est donc impossible que Dieu veuille que les sociétés humaines et les Etats, adoptent pour règle la liberté d’expression, la liberté de culte de toutes les religions sans distinction, et toutes sortes de libertés néfastes parce profitant naturellement plus au mal qu’au bien. Compte tenu de cette nature humaine sociable, l’ordre social voulu par Dieu ne peut être qu’un ordre social chrétien, car il est le seul à respecter intégralement la loi naturelle et à permettre au plus grand nombre d’aller au Ciel. Tout autre forme d’ordre social (laïc, athée, islamique etc…) invite les hommes à agir en contradiction plus ou moins grande avec la loi naturelle et avec la foi chrétienne, et partant à se damner. Ainsi dans un État laïc, il n’est pas interdit de pratiquer de faux cultes, (ce qui incite les gens à penser que nous adorons tous le même Dieu, et constitue en soi une violation de la seule vraie religion avec laquelle Dieu a voulu être honoré). Dans de tels États il est permis aux enseignants qui ne croient pas d’enseigner le peu qu’ils croient savoir sur la religion catholique. Il leur est également recommandé, dans les cours d’éducation sexuelle, d’enseigner des morales perverses aux enfants, etc… Dans un État dans lequel est appliqué la charia, la conversion au christianisme est un crime passible de mort. Le mariage de nombreux hommes avec plusieurs femmes, ou même avec des gamines est chose courante. Dans un État athée, par exemple communiste, porter une croix est un délit. De tels comportements des États contredisent ce que Dieu a voulu pour l’homme. Celui ou ceux qui gouvernent un pays n’ont aucun droit devant Dieu, et encore moins un devoir, d’instaurer ou de maintenir des législations permissives autorisant ou favorisant la diffusion de telles erreurs. Le souverain a par nature le devoir de chasser l’erreur, source de division, et ainsi d’empêcher par ses lois et son administration : – la libre expression d’idéologies mortifères, telles l’individualisme, le communisme, le socialisme, le libéralisme, – la libre pratique ou d’actes portant atteinte à la santé des âmes (divorce, remariages, faux mariages, vente de pilules contraceptives, avortements, euthanasie, cours d’éducation sexuelle etc…), – le culte public de fausses religions. Toutes ces choses portent un grave préjudice à la société, et aux âmes de nombreux sujets, qui finissent par devenir indifférents eux-mêmes par rapport à la vérité, et à se faire leur propre religion à la carte, définissant ainsi au gré de leurs envies, ce qui est bien et ce qui est mal. L’État n’a donc aucun droit naturel à rester indifférent par rapport à la vérité. Il doit au contraire soutenir à chaque fois qu’il le peut la vraie religion, la vraie morale, et pour cela réprimer par des peines ceux qui les violent. Ce principe doit bien entendu être tempéré par la prudence, qui permet à un gouvernant ou à un gouvernement de tolérer dans des circonstances particulières de mauvais comportements, ou l’expression de faux cultes, quand cette tolérance est nécessaire pour un plus grand bien ou pour éviter la survenance de maux plus grands que ceux résultant de devoir général de réprimer l’erreur et favoriser la vérité. Il s’agit là de situations exceptionnelles. Prétendre que Dieu aurait voulu transformer ces actes de prudence en principe général, et que les États seraient toujours et en tout lieu tenus d’accorder les mêmes droits à la vérité et à l’erreur, même dans des limites d’un ordre public non chrétien, c’est faire de Dieu un être illogique. Dieu voudrait en effet notre salut, mais ne voudrait pas que nous jouissions sur cette terre des conditions idéales pour notre salut. Dieu, ainsi ne serait plus infiniment bon, ni infiniment juste, il serait un Dieu froid, indifférent à notre salut, une sorte de grand architecte de l’Univers, un créateur mais pas un Père. Bref il serait tout le contraire du Dieu chrétien auquel nous croyons, c’est-à-dire à un Dieu qui nous aime tellement et qui veut tellement nous voir le rejoindre au Ciel, qu’Il va jusqu’à donner sa vie pour nous sauver et nous racheter du péché. Une image sera plus parlante peut être, c’est celle du poisson rouge dans son bocal. Tant qu’il s’y trouve, et qu’on le nourrit comme il convient, il peut survivre. Si on l’en sort, ou qu’on lui donne des aliments nocifs, il meurt. De même avec nos âmes. Dieu qui veille sur elle veut leur bien, et ne peut vouloir en même temps leur mal. Augustin J.