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vendredi 21 janvier 2022

Sainte Agnès de Rome

Articles Thérèse

Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus

Je n'ai rien qu'aujourd'hui - Poème de sainte Thérèse chanté par Elisabeth Charon

Originaire de Toulouse, Elisabeth Charon a toujours aimé chanter. Petite fille, tous aiment l’écouter et lui réclament des chansons, même le curé de sa paroisse… Sensible au mélodieux timbre de sa voix, il l’invite régulièrement à animer les fêtes religieuses dans son église. Aujourd’hui, installée en Charente-Maritime, Elisabeth est animatrice liturgique. « Sainte Thérèse » Le 11 octobre 2013, alors qu’elle anime à Cognac la journée de prière autour des reliques de Sainte Thérèse , elle ressent le désir très vif de mettre quelques poèmes de Sainte Thérèse en musique. Enthousiasmée et habitée par son projet, elle va à la rencontre de Jo Akepsimas le 15 mai 2014 et décident ensemble de mettre en musique 12 poèmes de Thérèse . Au terme de 6 mois de travail l’enregistrement se fait à Nanterre et ADF BAYARD MUSIQUE se fait la joie de distriber ce merveilleux album  » MA JOIE ». Elisabeth anime régulièrement des soirées de prières. Heureuse de pouvoir transmettre sa foi, elle continue à écrire et mettre en musique ses textes et ceux des autres. Le site d’Elisabeth Charon : http://boglio-charon.wix.com/therese

Aux Archives du Carmel de Lisieux

Le Carmel de Lisieux vient d’ouvrir un site consacré aux archives qui est une véritable mine et un bon instrument de travail. On y trouve tous les textes de Thérèse, les fac-similés, des notices sur les membres de sa famille, des photos, et plein d’autres choses intéressantes : http://www.archives-carmel-lisieux.fr/ C’est Marie de la Trinité, la novice préférée de Thérèse, qui fut la première archiviste du Carmel de Lisieux. La première à conserver les papiers de la sainte, ses objets, ses images, des témoignages. Un siècle plus tard, comme elle doit être heureuse de voir que ses placards s’entrouvrent pour tous les amis de Thérèse ! En vous présentant ces trésors, nous passons de la conservation à la conversation. Ce site est le fruit de plusieurs années de travail des carmélites, en coopération avec des chercheurs de plusieurs pays. Nous présentons ici tout ce qu’ils ont jugé important pour étudier sainte Thérèse. Grâce à leur collaboration, il vous est possible d’approfondir l’œuvre de Thérèse et la genèse de sa pensée. Comme vous allez le découvrir, sainte Thérèse a eu le génie d’utiliser les textes, images, statues et événements de son époque, qui la nourrissaient. Elle les a transformés en vivant avec, jusqu’à créer une oeuvre écrite valable pour toutes les époques et tous les temps. Bienvenue dans ces archives du plus jeune Docteur de l’Église.

Jeunes de 17 à 25 ans, Participez à la mission d'hiver de la troupe DUC IN ALTUM

Brrrrrrrrr!….Il fait froid!… Pourquoi ne pas donner du temps pour être le soleil de ceux qui en ont besoin? du 27 décembre au 1er janvier… Gratuitement!!! …et en Bretagne! QUI SOMMES-NOUS? La troupe Duc in altum, composée de jeunes de 17-25 ans venus de toute la France, a été créée il y a 10 ans et elle sillonne la France pour donner des représentations d’une pièce de théâtre sur la vie et la mort de Sainte Thérèse de Lisieux. Depuis sa création, Duc in altum a donné environ 300 représentations de cette pièce, dans des paroisses, des sanctuaires, lors de grands rassemblements de jeunes et aussi pour un grand nombre de communautés religieuses contemplatives et apostoliques. Duc in altum vit cette belle aventure humaine et spirituelle à travers la France comme une véritable « mission » au service de l’évangélisation des coeurs… Ici un reportage sur la troupe réalisé par KTO La pièce de théâtre briser la statue La pièce de Gilbert Cesbron, Briser la Statue, très fidèle aux écrits de Sainte Thérèse, délivre son message dans toute sa profondeur, brisant ainsi l’image rose bonbon trop souvent véhiculée à son sujet. Nous constatons, au cours de nos missions, combien elle peut toucher les cœurs La représentation, qui dure deux heures, n’est pas un simple spectacle, mais une invitation à la prière, à l’action de grâce pour ce que Dieu fait dans les âmes qui, comme sainte Thérèse, s’abandonnent à son Amour miséricordieux. ici présentation en image de la pièce de théâtre Comment rejoindre la troupe? La troupe Duc in altum est une « open troupe « , ouverte à tous les jeunes qui ont entre 17 et 25 ans. Pour intégrer la troupe, la condition essentielle n’est pas d’avoir des connaissance en art théâtral -(tout s’apprend!!!…)- mais de désirer progresser dans sa vie intérieure, et d’accepter que le temps donné durant la mission soit un temps de vie chrétienne authentique. Et puis… apprécier le Nutella au « petit déj’peut être d’un grand secours au long de la mission!!!… Lorsque vous vous inscrivez pour la mission, nous vous envoyons par email le script de la pièce avec un rôle à apprendre; la mise en scène sera ensuite effectuée sur place!… Depuis sa création, Duc in altum a reçu en son sein près de 200 jeunes de toute la France! Pourquoi pas vous?… CONTACTS www.duc-in-altum.fr aureliebourgin@gmail.com 06 40 12 26 71 Merci de transmettre ce message à tous ceux qui peuvent être intéressés!… Plus on est de fous…plus on prie!!!…

Témoignage : Rencontre avec Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus

Il y a bien longtemps, ce devait être en 1980, mon épouse Christiane et moi avions pris quelques jours de vacances pour nous rendre à Alençon, ma ville natale que je ne connaissais pas, car je n’y avais vécu qu’un mois après ma naissance. J’avais entendu vaguement parler d’une petite Sainte qui était née dans la même ville, appelée Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face. Maman me disait que ma grand-mère, qui durant la dernière guerre vivait en Normandie, vénérait cette Sainte, en plus du Général de Gaulle. A l’époque, nous n’étions pas encore allés visiter la maison natale de Thérèse, car à vrai dire, je ne me sentais pas spécialement attiré par elle. Je venais de vivre des moments difficiles, et ma tête était ailleurs. Je ne pensais plus ou très peu à ce Dieu que pourtant j’avais servi durant ma jeunesse, en tant qu’enfant de chœur. Ce que j’avais appris sur le plan religieux me paraissait loin, très loin! J’étais devenu en quelque sorte, ce que l’on peut appeler un « chrétien tiède », un de ces chrétiens qui ma foi, se tournera vers lui le jour où il aura besoin de ses services. Quelques années plus tard, nous étions retournés à Alençon, bien décidés cette fois à aller visiter la maison où était née Thérèse. J’y avais acheté une petite croix en bois que je porte encore autour du cou aujourd’hui. J’en avais appris un peu plus sur sa vie, sur ses origines, et je me suis dit qu’après tout, cela valait peut-être la peine de s’intéresser davantage à elle, mais une fois de plus, nous sommes rentrés de vacances et j’avais fini par l’oublier très vite. Encore quelques années plus tard, nous étions retournés à Alençon pour quelques jours, nous y avions emmené ma mère, originaire de la Mayenne. Cela devait faire une trentaine d’années qu’elle n’avait pas revu sa région. Nous nous sommes rendus à la maison natale de la petite Sainte ainsi qu’à l’église Notre-Dame, où elle avait été baptisée. Même si je n’avais pas été marqué outre mesure par mes vacances répétées à Alençon, ni par mes brèves rencontres avec Thérèse, je sentais toutefois que quelque chose était entrain de naître en moi. J’éprouvais une drôle de sensation. Quelque chose m’attirait là-bas tel un aimant, je ne parvenais pas à exprimer ce que je ressentais. En 1987, nous étions repartis pour passer quelques jours en Normandie avec nos filles. Nous avions loué une maison tout près de Saint-Denis sur Sarthon, à quelques kilomètres d’Alençon, plus précisément à Gandelain. Durant notre séjour, une nouvelle visite de la maison natale de Thérèse où je m’étais montré plus attentif aux propos de la soeur qui nous servait de guide, me semblait incontournable, d’autant plus que je venais d’apprendre par Madame Huvé je crois, que la maman de la petite Sainte, Zélie Martin (née Guéring), était née à Gandelain. De ma vie, je n’avais jamais entendu parler de ce village et vue sa situation géographique, il fallait vraiment le trouver. Durant notre séjour, nous avions fait un crochet par Lisieux pour aller visiter les « Buissonnets », la maison où est partie vivre Thèrèse après le décès de sa maman, alors qu’elle était âgée de quatre ans. J’avais été impressionné, mais trop pressé, je n’ai pas pris le temps d’aller visiter ni la basilique, ni le carmel. J’avais toutefois promis de revenir un jour, ce que j’ai fait en août 2006. Depuis quelques jours, nous étions en vacances à Laval, et nous avions décidé d’aller passer une journée entière à Lisieux, pour nous consacrer essentiellement à la visite de la basilique et du carmel. Il faisait un temps splendide. Nous étions émerveillés à la vue de cet édifice, et de ma vie, je n’avais jamais éprouvé de telles sensations. A l’intérieur, placé sous la coupole face à une grande photo de Thérèse, devant laquelle brûlaient des dizaines de petites veilleuses, je me sentais si bien. A vrai dire, cet endroit me semblait familier, j’avais l’impression d’être sur mes terres. J’étais là, proche, si proche de ma petite soeur dont je ressentais la présence. Mais le moment le plus émouvant de cette journée inoubliable, aura été incontestablement celui où dans la crypte du carmel, je m’étais trouvé face à une vitrine, derrière laquelle était exposée de dos, la tenue de la carmélite. Je suis resté figé durant un bon moment, muet, n’osant pas prendre la moindre photo. Je m’imaginais la petite Sainte dans sa tenue, allant jusqu’à croire qu’elle allait se retourner pour me parler. On dit que le hasard fait bien les choses, mais pour ma part, je ne crois pas au hasard. Quelqu’un disait un jour que: « Le hasard, c’est Dieu qui voyage incognito. » Après mes vacances, ma vie avait repris son cours et je dois avouer qu’une fois encore, il m’arrivait rarement de repenser à Thérèse. L’appel En 1990, et aujourd’hui encore je ne sais pas pourquoi, il m’arrivait plus fréquemment de penser à celle que j’avais fini par qualifier de ma « petite soeur ». C’est à partir de là, que j’ai su que Thérèse m’appelait. J’ai commencé à acheter des livres relatant son histoire, sa vie…, dont: Ma vocation c’est l’Amour; Chemin de prière avec Thérèse de Lisieux; Manuels autobiographiques de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus; Histoire d’une vie, Thérèse Martin. Après avoir lu certains de ces ouvrages, notamment Ma vocation c’est l’amour, j’ai ressenti une attirance plus profonde. Puis j’ai connu cette grande période de vide, de doute, qui aura duré plusieurs années. J’étais pris par d’autres occupations, et je me suis retrouvé dans un milieu qui ne me convenait plus. Parfois je tombais par hasard sur un livre de Thérèse et j’en lisais quelques lignes, histoire probablement de garder bonne conscience et de lui rappeler tout de même, que je ne l’avais pas totalement oubliée. En 2004, je me suis procuré un autre livre, pensant que c’était celui dont j’avais entendu parler, Histoire d’une Âme. En réalité je m’étais trompé, et je venais d’acquérir L’Histoire d’une Âme de Thérèse de Lisieux, un document qui expliquait comment Histoire d’une Âme avait vu le jour. Je me suis adressé au carmel de Lisieux pour commander la version originale d’Histoire d’une Âme. Je tenais particulièrement au fait qu’elle provienne directement du carmel. Par la suite j’en ai acheté une autre version, la nouvelle édition critique écrite par le Père Conrad de Meester, un religieux carme belge, qui rétablit la structure authentique et l’ordre exact des manuscrits de Thérèse de Lisieux. Des années plus tard, j’en ai encore acheté une troisième version. Le hasard n’existe pas Dans les lignes qui vont suivre, chacun comprendra facilement pourquoi je ne crois plus au hasard. Trop de signes, trop d’évènements me renvoyaient systématiquement à la petite Sainte de Lisieux. En 2005, une dame âgée de mon village, qui de sa vie ne m’avait jamais rien donné et qui me connaissait sans plus, remit à mon épouse un sachet contenant une dizaine de livres de la Vie Thérèsienne qui m’étaient destinés, alors que cette brave dame ne pouvait nullement savoir que je m’intéressais à la petite Sainte, ne sachant même pas que je croyais en Dieu. Quelques jours plus tard, comme je le faisais régulièrement toutes les semaines, j’étais allé rendre visite à mes parents. Dès mon arrivée, ma mère me montra une carte postale qu’elle venait de recevoir de ma tante du Canada. Au dos de cette carte, figurait une photo en médaillon de Thérèse. A côté de cette photo était agrafée une petite rose rouge en tissus, confectionnée à la main. Chez mes parents, j’avais pourtant vu défiler sous mes yeux des dizaines de lettres et de cartes postales provenant de ma tante, mais c’était la première fois que je voyais la photo de Thérèse sur l’une d’entre elles. Une autre fois, je me suis rendu dans un supermarché sans aucune raison. A vrai dire, je n’avais rien de particulier à acheter. Je me suis senti projeté dans le rayon des livres de l’epace culturel. Je me suis dirigé machinalement vers une étagère, et au milieu d’autres bouquins, comme sortis du rang, trois d’entre eux avaient retenu toute mon attention: Par le pouvoir de Sainte-Thérèse; Les miracles de Sainte-Thérèse et Fioretti de Thérèse de Lisieux. Je suis reparti avec les livres sous le bras. Mais encore, un soir de février 2006, alors que j’avais rendez-vous avec notre archiprêtre, deux autres prêtres et un laïc pour la rédaction d’un bulletin paroissial, Antoine sembla fort surpris de savoir que je m’intéressais à Sainte-Thérèse. Il me dit: « Je vais te faire un cadeau. » Il se retira dans son bureau, et revint pour me donner un énorme livre de cinq cents pages tout en couleurs, composé uniquement de photos, intitulé: Sainte Thérèse de Lisieux. La vie en images. Début 2007, je suis allé rendre visite à un malade que je rencontrais régulièrement tous les mercredis, cela depuis plusieurs mois. Je cherchais une place devant sa maison pour pouvoir me garer. Je tardais à descendre de ma voiture et en levant les yeux, je m’aperçus que j’étais arrêté devant un énorme panneau placé face à un immeuble en construction, sur le quel on pouvait lire: « Résidence Sainte-Thérèse ». Je n’avais pas prêté attention à cet immeuble, encore moins au panneau. Et que dire de ce qui s’est passé en mai 2007. Je venais de réceptionner une commande que j’avais passée à l’Office Central de Lisieux. Le colis contenait des médailles, des livres…J’ai donné l’une de ces médailles à mon épouse qui de suite, l’a accrochée autour de son cou. Ma voisine la trouvant très belle, je lui en ai offert une également, d’autant plus que son mari était décédé trois mois plus tôt, et elle avait l’air triste. Jusque là, cela n’a rien d’exceptionnel me direz-vous, et pourtant… Fin avril, en remplissant le bon de commande, j’ai communiqué l’adresse de ma voisine à l’Office Central de Lisieux, pour qu’elle puisse aussi bénéficier de ce catalogue. Le jour même où il arriva chez elle, elle alla rendre visite à sa fille qui travaillait à un poste de péage, sur l’autoroute qui mène à Metz. Cette dernière dit à sa mère que la veille, une voiture s’était arrêtée à son poste, et que celle-ci transportait le reliquaire à la statue de Thérèse, qui allait être exposé à Metz les 5 et 6 mai. J’avais prévu d’aller me recueillir devant le reliquaire à l’une de ces journées, mais des imprévus de dernière minute m’en avaient empêché. J’étais très déçu. Cependant, le dimanche 6 mai 2007, avant de me rendre en mairie pour tenir un bureau de vote, j’ai feulleté le journal rapidement, comme je le faisais d’habitude, en ne lisant que les gros titres, mais un tout petit texte de cinq lignes seulement avait retenu toute mon attention. Il disait que le reliquaire de Sainte-Thérèse serait exposé dans la chapelle des Bénédictines de l’abbaye d’Oriocourt, le lundi 7 mai à partir de 9 heures. Je ne savais pas où se trouvait ce village, mais j’étais bien décidé à m’y rendre. Plus question pour moi de laisser la petite Sainte retourner à Lisieux, sans l’avoir saluée. Le jour venu, à 7 h 30, je me trouvais sur place, dans la chapelle des Bénédictines, plus d’une heure avant l’arrivée du reliquaire. Que d’émotions! Thérèse était là, à deux mètres de moi, et j’ai pu prendre part à la messe, en sa présence. Je n’oublierai jamais cet instant! En sortant, j’ai touché le reliquaire à la statue, les larmes aux yeux. Je savais qu’à partir de cet instant, les choses ne seraient plus jamais comme avant. Qui voudrait me faire croire maintenant que tous ces évènements pourraient être liés au hasard. Pèlerinage à Lisieux Vendredi 23 septembre 2011, 4 h 00. Nous partons en pèlerinage à Lisieux pour le début des fêtes Thérèsiennes. Notre groupe est composé de quarante-cinq personnes issues de Francaltroff et des villages alentours. Le voyage a été organisé par mon copain Guy Diener, président de l’association des Amis de la Grotte*. Il s’agit du premier pélerinage depuis la création de cette association en 2010. Deux prêtres se sont joints à nous pour assurer l’accompagnement spirituel. Après une courte halte sur l’aire de Valmy pour prendre le petit-déjeuner, nous arrivons Rue du Bac à Paris, où une messe allait être célébrée à 11 h 00 dans la chapelle de la Médaille Miraculeuse. Après la cérémonie, nous avons rejoint les Pères Lazaristes à la communauté Saint-Vincent de Paul pour le déjeuner, avant de reprendre la route direction Lisieux, pour une visite guidée des « Buissonnets », la maison où Thérèse a passé une partie de son enfance, avant son entrée au Carmel le 9 avril 1888. De l’Orient à l’Occident Le deuxième jour, une messe avait été célébrée à 11 h 00 dans la crypte de la basilique mais l’émotion était à son comble, lorsqu’en soirée, les pélerins attendaient devant les portes du Carmel, que le reliquaire doré qui contenait les restes de la Sainte, soit déposé sur un chariot orné de glaïeuls et de roses, avant d’être accompagné en procession jusqu’à la basilique, où s’est déroulée une veillée de prières en présence de Mgr. Bernard Lagoutte, recteur du Carmel de Lisieux, de Mgr. Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, de Mgr. Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque auxiliaire de Jérusalem, vicaire patriarcal latin pour Israël, et de prêtres de différentes nationalités. Autre temps fort de cette soirée, l’intervention de Magida El Roumi, une jeune femme d’origine libanaise, diva du monde arabe de renommée internationale, qui a travers ses chants et d’une voix angélique qui semblait venir d’ailleurs, a témoigné des liens affectifs très forts qui l’unissent à son amie Thérèse, avec des paroles souvent très fortes qui ne laissèrent personne indifférent: « Comme la lune qui s’élève sans bruit dans le ciel du Liban, comme la rose qui s’épanouit sans fracas dans les beaux matins, ainsi fleurit-elle dans les profondeurs de mon âme. Je me suis mise alors à son école sans tambour ni trompette, ni merveille, ni extase. Elle a agi. Elle a seulement agi », ou encore: « Elle a exhumé en moi le feu de l’amour de Dieu, comme on enflamme un buisson désséché. C’est à la lumière de sa lampe que j’ai trouvé ma route, et dirigé mes pas dans les nuits obscures… » Unité des chrétiens Le jour suivant, lors de la messe dominicale présidée par Mgr. Marcuzzo, plus de deux mille fidèles étaient réunis dans la basilique. Dan son homélie, face au reliquaire de la patronne des missions, l’évêque auxiliaire de Jérusalem a rappelé les conditions difficiles dans lesquelle vivaient parfois les chrétiens d’Orient, avant de préciser qu’il est tout de même paradoxal de voir que c’est justement en Terre-Sainte, une région qui pourtant devrait être un exemple en matière de paix, que sévissent encore d’interminables conflits. Il a appelé les chrétiens du monde entier à se montrer unis. A l’issue de cette cérémonie qui aura duré près de deux heures, quelle ne fût pas ma surprise en voyant des gouttes d’eau mêlées à des pétales de roses, tomber de la coupole de la basilique. J’ai vécu en ce lieu des moments de pur bonheur, et je persiste à dire que la vérité était là! Après le déjeuner, nous avons repris la route vers Francaltroff. Je n’ai regretté qu’une chose, c’est de ne pas avoir été présent dans l’après-midi, quand le reliquaire doré a quitté la basilique pour rejoindre la cathédrale Saint-Pierre, mais ce n’est que partie remise, car il ne fait pas de doute que je reviendrai, peut-être plus vite que prévu. Réflexions Quand je pense à Thérèse, quatre mots me reviennent régulièrement à l’esprit, à savoir: Amour, Confiance, Abandon et Humilité. Je pense que ces quatre termes reflètent très bien toute sa vie, une vie courte et pourtant si riche en enseignements de tous genres. Je ne puis m’empêcher, chaque fois que je vois son visage, de dire que: « La vérité est là. » Alors qu’il venait d’apprendre que nous allions nous rendre en pélerinage à Lisieux, un homme disait un jour: « Je ne paierai jamais pour aller prier ». Venant de sa part, cette remarque ne m’a pas surpris. Il est des gens sur terre qui paient pour partir en voyage. Il est des gens qui paient pour aller se saouler et se droguer. Il est des gens qui paient pour aller voir des prostituées…, tout cela ne choque personne. Il en est d’autres qui paient pour aller accompagner les malades à Lourdes en tant qu’hospitaliers, d’autres encore qui paient pour partir en pélerinage et prier. Il est curieux de constater que dans ces cas là, le fait de voir des gens prier dérange quelque part. Je ne souhaite pas de mal à ce monsieur qui n’est autre que mon « frère », mais peut-être lui arrivera-t-il un jour, assis dans une chaise roulante, de se rendre devant la grotte de Massabielle pour y implorer la Vierge en des moments difficiles. Si tel était le cas, il faudra qu’il sache qu’un bénévole a payé de sa poche, en plus de sa personne, pour lui permettre d’aller se ressourcer et peut-être, retrouver la santé. Nous vivons aujourd’hui dans un drôle de monde. Les jours se suivent et souvent se ressemblent. Tous les matins en lisant la presse, nous apprenons que dans des banlieues, des ados s’entre-tuent, que dans certains pays, des dizaines de civils sont massacrés à coups d’attentats à la bombe. Cela fait partie du quotidien et ne nous surprend même plus. Nous apprenons que dans des écoles, des ados se tabassent parfois jusqu’à la mort, que des chauffards renversent des piétons, que des gendarmes, des policiers se font assassiner, que des gamins se font enlever, violer, tuer, que des femmes se font matraquer, que des homos ont été jetés dans la Seine, que des gens crèvent encore de faim dans les rues… Il est logique de voir des familles s’interroger quant à la présence de Dieu dans ces moments douloureux et pourtant, il est là. Il souffre avec nous! Dès son plus jeune âge, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus a beaucoup souffert. Sa maladie a sa naissance, le décès de sa maman alors qu’elle n’avait que quatre ans, la « perte » de ses autres « mamans », quand ses soeurs Pauline et Marie ont rejoint le Carmel, son autre maladie à l’âge de dix ans, quand la Vierge lui a souri, la mort de son « roi » Louis Martin, ses périodes de doute quant à sa vocation… Pourtant, malgré toutes ces épreuves, ces deuils successifs, Thérèse n’a jamais cessé de « brûler d’amour » pour Jésus. Face à tous les évènements damatiques qui se passent de nos jours, je trouve que notre Dieu a le dos bien large. Est-ce lui qui fournit les armes aux peuples pour qu’ils se massacrent, aux écoliers pour qu’ils tuent leurs camarades? Est-ce lui qui demande aux chauffards de traverser les agglomérations à cent à l’heure, de conduire en état d’ébriété? Est-ce lui qui fournit la drogue aux toxicomanes, l’alcool à des gamins de douze ans à peine sortis de l’oeuf? Est-ce lui qui demande à des parents irresponsables de battre leurs enfants…? Certainement pas! Quand les choses vont mal, nous rendons Dieu responsable de toute la misère du monde, mais au contraire, quand tout va bien, on prétend que c’est grâce au comportement exemplaire des hommes. Nous excluons Dieu des écoles, de nos vies. Un tableau de la Crucifiction dérange dans une salle de Cour d’Assises. Quand vous parlez de vos convictions religieuses, vous passez pour un ringard. Quand vous portez une croix autour de votre cou, on vous demande l’air hébété si vous appartenez à une secte, ou encore mieux, de retirer ces « grigris ». Quand une Vierge Pèlerine apparaît dans votre maison, on a peur d’y entrer sous prétexte qu’elle est devenue un sanctuaire, mais à Pâques, on vous demande un bouquet de « Rameaux » pour protéger votre habitation. Parlant de prière, on avoue ne pas trop croire en ces « trucs là », tout en vous sollicitant pour que lors de votre prochain pélerinage, vous rameniez de l’eau de Lourdes, sous prétexte que ca peut toujours servir pour les gosses… Il y a quelques années, en faisant part à un élu de mon village de mon intention d’inviter le Père Denis Ledogar pour venir animer une conférence, le thème portant sur l’accompagnement spirituel des malades en fin de vie, celui-ci me répondit d’un ton amer: « Et tu crois que cela intéressera quelqu’un »? Près de trois cents personnes s’étaient montrées très intéressées par les propos du « Père la Tendresse », contrairement à cet homme qui semblait particulièrement surpris de voir tant de gens partager des valeurs qu’apparemment il ne connaissait pas. Le problème de nos jours relève du fait que nous sommes entrain d’exclure Dieu de notre société, de nos vies, nous l’invoquons uniquement lorsque nous sommes au bord du gouffre, en plus de celà, nous avons le culot de le renier s’il ne répond pas de suite à nos appels, et de le rendre responsable de tous les maux. C’est quand-même un comble, non? Quand la foi dérange. Dans la vie quotidienne, quand il vous arrive de dire aux gens que vous croisez que vous n’aimez pas untel, de critiquer tout le monde, d’entretenir des rumeurs malsaines, cela semble naturel et ne surprend plus personne. Par contre, si vous leur dites que vous croyez en Dieu, en la Sainte Vierge…, que vous aimez les gens, que vous avez envie de répandre le bien autour de vous, l’on vous regardera tel un extraterrestre, car il ne semble pas naturel de voir que sur cette terre, certains êtres humains puissent encore être bons et compatir aux malheurs des autres. Face à des situations où j’ai pu me rendre compte personnellement à quel point le fait d’afficher sa foi, ses convictions religieuses pouvait pafois déranger, je m’nterroge: Allons-nous en arriver à un stade où, comme ce fut le cas à une certaine époque, de devoir nous cacher parce que nous sommes chrétiens, par crainte d’être massacrés un jour dans une arêne? Faudra-t-il bientôt se cacher pour entrer dans une église? Faudra-t-il avoir honte d’avouer que l’on préfère lire des livres relatant les histoires de Saint-Augustin, Saint-François d’Assise, du curé d’Ars…, de regarder des films retraçant la vie de Bernadette Soubirous, Thérèse de Lisieux…, plutôt que de se plonger dans des documents qui nous laisseront croire que demain nous serons millionnaire, que nous avons des dons cachés de médium, que si réellement nous le voulions, nous pourrions guérir du cancer sans aucun traitement, que notre avenir est écrit dans les cartes…? Ce ne sont pas là des propos tenus à la légère, pour preuve, vous n’avez qu’à vous rendre dans les librairies pour constater qu’il n’y a jamais eu autant de monde devant les rayons traitant de l’Esotérisme, des gens parfois désemparés, pour ne pas dire paumés, qui cherchent désespérémment le livre qui leur apportera la solution miracle, pour leur permettre de vivre mieux. Oui, notre société va mal, mais nous avons la chance en tant que chrétiens, de pouvoir nous raccrocher à des repères tels Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, Sainte-Bernadette, notre Bienheureux Saint-Père Jean-Paul II…, qui par leurs enseignements nous ouvrent la route qui nous mènera vers la sagesse, qui nous mènera vers Dieu. Bénéficiant de tels atouts et forts d’une certaine expérience, nous avons le devoir de servir de guides envers tout ceux qui n’ont pas encore trouvé leur voie et qui parfois, pour une raison ou une autre, s’égarent sur des sentiers sinueux parsemés d’embûches. Je ne puis m’empêcher de citer ici des paroles de Saint-Augustin: « Il y a des chrétiens qui ont la foi dans le coeur; mais au milieu des païens aux paroles amères, qui n’ont qu’une feinte politesse, qui ont l’âme corrompue, qui sont sans foi, badins, railleurs, pour peu qu’on leur fasse un crime d’être chrétiens, ils n’osent confesser des lèvres la foi qu’ils ont dans le coeur… Que les lèvres parlent selon le coeur; c’est un avis contre la crainte. Que le coeur ait en lui ce que disent les lèvres; c’est un conseil contre le déguisement. » Messagers Nous devons être également des messagers de Paix et d’Amour, qui à aucun moment n’hésiteront à afficher leurs croyances, sans se soucier des qu’en dira-t-on. A ce propos, la petite Sainte de Lisieux disait: « C’est toujours l’Amour vécu authentiquement, d’une manière créative, sans penser aux opinions des autres, qui construit la liberté personnelle. » Thérèse m’a conforté dans mes convictions en m’apprenant que c’était par de petites voies, que l’on pouvait accéder à l’Amour. Sans amour, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. En parlant d’amour, c’est justement le manque d’amour qui est à l’origine des maux de notre société. C’est le manque d’amour qui fait que des familles entières se déchirent, que des peulpes s’entre-tuent… Nous sommes tous à un moment ou a un autre de notre vie, à la recherche de repères qui pourraient nous permettre d’aller mieux, de vivre mieux. Ces repères ne sont pas ce nouveau cabriolet que nous venons d’acquérir, cette villa luxueuse que nous venons d’acheter… A quoi bon vivre dans le luxe, si le soir venu je devais me retrouver seul avec moi-même, à noyer mon chagrin dans un verre de Whisky, n’ayant pas d’amour à donner, n’ayant personne à qui parler. A notre époque, nous vivons à cent à l’heure et n’avons plus le temps à rien. Nous passons alors à côté de tant de choses merveilleuses. Les jours, les mois, les années défilent a une vitesse vertigineuse et, lorsque nous arrivons au terme de notre vie, nous nous apercevons que trop souvent, nous en avons oublié l’essentiel, à savoir: l’Amour. Quand on sème l’Amour, on ne peut récolter que l’Amour! Comme le savoir, l’Amour fait partie des choses de la vie que l’on peut transmettre à autrui, sans se démunir. On en donne, et cela ne coûte rien. Thérèse de Lisieux était convaincue que l’authenticité de notre amour pour Dieu, se manifeste dans la qualité de notre amour du prochain. Elle déclare dans le manuscrit B de son livre « Histoire d’une Âme »: Je comprends si bien qu’il n’y a que l’amour qui puisse nous rendre agréable au Bon Dieu que cet amour est le seul bien que j’ambitionne. Jésus se plaît à me montrer l’unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine, ce chemin c’est l’abandon du petit enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de son Père… Ah! si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, l’âme de votre petite Thérèse, pas une seule ne désespèrerait d’arriver au sommet de la montagne de l’amour, puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l’abandon et la reconnaissance… *Les « Amis de la Grotte. » Cette association est née à Francaltroff en 2010. Elle a été crée par Guy Diener qui en est le président. L’idée de créer une telle association entre dans le prolongement de la construction d’une nouvelle grotte de Lourdes à Francaltroff en 2008, l’ancienne grotte ayant été rasée quelques années plus tôt pour permettre la construction de l’actuelle salle des fêtes. La nouvelle grotte de Francaltroff a son histoire, une histoire étonnante qui prouve une fois encore que dans la vie, les choses ne se font jamais par hasard. Un document complet relatant toutes les étapes de cette réalisation a été rédigé à cette occasion. Bruno B.

La Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu - Thérèse

« « Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente. » Et l’Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l’Amour… Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j’avais trouvé le repos… Considérant le corps mystique de l’Eglise, je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par St Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous… La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Eglise avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Eglise avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d’Amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’Amour renfermait toutes les Vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… en un mot qu’il est Eternel !… Alors dans l’excès de ma joie délirante je me suis écriée : O Jésus mon Amour… ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !… Oui j’ai trouvé ma place, dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Coeur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… » Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, « Manuscrit B » 3v°, in O.C., Le Cerf / DDB, 1992.

" O Jésus, nous consacrons la France à ton Amour"

Vision de Marcel Van (1928-1959) sur la France. Mon Père permettez moi de vous raconter avec ma soeur Thèrése, ce qui s’est passé hier soir. Je commençais à faire mon chemin de croix quand je vis Jésus assis qui regardait la France en versant d’abondantes larmes. Mais cette vision ne dura qu’un instant. A l’heure de la méditation, je vis de nouveau Jésus tout seul qui regardait de nouveau la France en pleurant et il disait d’une voix éplorée  » France, France !! … Pourquoi m’abandonner ?….Non, Non…Puisse ce malheur ne jamais arriver… » Puis, sans parler davantage, il restait là à regarder en pleurant. Un instant après, j’aperçus ma soeur Thèrése qui me conduisait par la main. Cette fois là, elle avait revêtu son manteau et moi, j’étais tout petit comme la fois précédente. Je la vis donc sourire, se pencher vers moi et me dire « Récitons ensemble la concécration pour la France à Jésus »  » O Jésus, nous consacrons la France à ton Amour  » Après l’avoir récitée 2 ou 3 fois, elle inclina la tête sur le coeur de Jésus pour pleurer. A ce moment là, Jésus ne pleurait plus mais il était triste. Moi même je ne pleurais pas non plus, je tenais les yeux fixés sur Jésus qui, en silence, portait sur moi son regard plein d’Amour et de pitié. Alors Thérèse, tout en pleurant, adressait à Jésus certaines paroles que je répétais après elle. Mais comme elle parlait français, je ne comprenais absolument rien et j’ai tout oublié. Elle s’exprimait d’une voix tremblante et très claire et moi j’avais une voix élévée et très belle comme celle d’un enfant. Il m’est impossible de parler ainsi. Alors ma soeur Thérèse relevant la tête, Jésus lui donna un baiser puis presse la tête contre son coeur (de Thèrése), comme il aurait fait à un petit enfant. Ensuite Jésus me donna aussi un baiser mais j’étais si petit que Thérèse a du me prendre dans ses bras et Jésus se pencher pour me donner cette marque de tendresse. J’étais au comble de la joie. Je ne t’ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l’ai demandé uniquement pour la France. Oh !! Petit frère, il faut que tu pries vraiment beaucoup pour la France, surtout pour que les francais soient toujours prêts à répandre mon Amour dans tout l’univers. Mais il faut faire en sorte que le règne de mon Amour s’établisse au plus intime de du coeur des francais. Le mois prochain, ta soeur Thérère te donnera une formule de prière à cette intention. Je ne t’ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l’ai demandé uniquement pour la France. Quand la France a la joie de t’avoir comme intercesseur, que peut elle désirer de plus ? (Jésus souriant à Van) De plus, ces prières ne sortent pas de la bouche d’un homme de ce monde; elles ont leur source dans mon Amour même. Etant favorisée à ce point, qu’est ce que la France peut désirer de plus ? Et pourtant , il y a encore un très grand nombre qui ne savent pas m’aimer… Jésus à Van Olivier

Notre Dame du Signe

Sainte Thérèse : La petite fille gâtée et capricieuse devenant une carmélite docile et obéissante On semblait être arrivé au bout de la connaissance de Thérèse avec l’édition critique intégrale de ses oeuvres, menée à bien par la grande équipe des éditions du Cerf depuis près d’un demi-siècle. La petite sainte ensevelie sous de fragiles pétales de roses avait progressivement révélé qu’elle était à l’épreuve de la critique. Elle manifestait aux plus exigeants une cohérence, une profondeur, un dynamisme qui coupent le souffle. On commence à la considérer comme le plus grand peut-être des Docteurs de l’Eglise, car elle révèle l’Evangile même dans la vie, en deçà de tant de superstructures dogmatiques, mystiques ou autres, qui mèlent la profondeur et l’artifice, aujourd’hui discutées, car notre époque décapante se pose des questions jusque sur la cartographie des demeures et châteaux de Thérèse d’Avila (la patronne de la petite sainte de Lisieux) et de Saint Jean de la Croix. L’extraordinaire chez Thérèse, c’est que sa doctrine c’est l’Evangile seul, la foi seule, l’amour seul, non pas repensé par abstraction ou construction, mais intégralement vécu en pure coïncidence avec une expérience limpide dans le style même de l’Evangile. Son épure a la densité que le Christ appelait de ses voeux en demandant à son Père: « Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. » Thérèse, c’est la vie divine répandue et communiquée, limpide et démocratisée, en deçà de tous les intellectualismes qui pourtant s’y retrouvent quand ils tentent d’analyser sa simplicité dont l’architecture vitale s’impose. Pie XI avait pressenti l’immensité de la petite sainte. Il l’avait canonisée du vivant de ses soeurs et avait proclamé cette gamine morte dans son étroite clôture, sans en être jamais sortie, patronne des missions à l’égal de Saint François Xavier. Sa prière rejoignait ce voyageur à partir du coeur même de Dieu et de l’elan sauveur du Christ. Au niveau des recherches, le Père Combes, spirituel et chercheur averti, lui avait appliqué une mêthode d’analyse qui découvrait, à l’intérieur du style simple, la cohérence mystique, théologique, réformatrice, inouïe. Il avait dégagé la profondeur et la nouveauté d’une doctrine non moins authentique que celle, aujourd’hui relativisée, voire discutée, de sa patronne: Thérèse d’Avila. Il avait discerné dans ses écrits de jeune mourante, si calme devant l’échéance assortie de terribles épreuves de foi, un sommet spirituel, mystique mais aussi doctrinal, inhérent à son dépouillement, à sa simplicité, à sa naïveté même. Thérèse constitue dans l’histoire de l’Eglise et de la mystique une étape prophétique à dimension théologique. Et depuis lors, nous découvrons à quel point elle est l’inspiration et la source la plus profonde des renouveaux qui ont suivi au XXe siècle, et du Concile même. Au témoignage de sa fille, transmis par le Père Pichard, O P, Henri Bergson (mort en 1941) l’avait bien perçue comme une mystique de première grandeur. Elle l’avait personnellement frappé plus encore que les grands, déjà reconnus par l’Université, mais son livre: Les Deux Sources était trop audacieux. En marge de la philosophie universitaire, il prouvait Dieu par le témoignage des saints. En marge de la théologie, il ne respectait pas la sacro-sainte distinction du naturel et du surnaturel. L’Eglise venait de mettre toute son oeuvre à l’index. Il se devait d’être prudent à l’heure où la petite sainte était encore considérée comme un mythe populaire et une variante du style Saint-Sulpice. Il restait un long travail à faire pour la sonder, la découvrir et la dédouaner. Sa limpidité déconcertait les doctes. Elle paraissait méprisable. Au plan historique, François de Sainte-Marie, qui fit la première étape, avait réalisé l’édition princeps des trois manuscrits de Thérèse à l’état pur. A sa mort, à l’initiative du Pére Bro, Monsieur Longchamp et Soeur Cécile avaient réalisé l’édition originale des trois manuscrits puis l’édition intégrale des documents les plus variés, que la vitalité de Thérèse avait produits en l’enclos étroit de son carmel: poèmes, jeux dramatiques pour la récréation de la communauté, correspondance, et l’édition critique de ses dernières paroles, notées sur son lit de mort. L’entourage perspicace avait perçu intuitivement, par connaturalité de vie, que ces paroles à bout de souffle étaient Lumière. L’oeuvre fondamentale reste les trois manuscrits que le Père François de Sainte-Marie appelait A, B, C. Thérèse y raconte sa vie spirituelle en actes par Dieu qui est Acte pur. L’acte de Dieu, c’est l’amour. Il devient dans l’homme la loi intérieure qui accomplit et dépasse toute la loi extérieure selon le Nouveau Testament. On avait réalisé une concordance de tous les mots sortis de la plume de Thérèse (sur le modèle des concordances bibliques). Cela facilite l’étude d’une doctrine où le sens et la fréquence même de chaque mot ont leur importance. Une seule mésaventure ampute cet important travail. Comme l’éditeur de l’heure jugeait le livre trop gros, on supprima des mots. On garda « petit » mais on supprima « grand », comme si ce mot était moins représentatif de la petite sainte. Quoi qu’il en soit, tout était fait de manière exhaustive et critique. Il pouvait sembler qu’il ne restait plus rien à faire. Un parachute venu de Belgique Eh bien non! voici que les éditions peu connues d’un carmel belge et même flamand, Moezzke, publient ces oeuvres, avec préface du Cardinal Danneels. Il apporte un renouvellement aussi multiple qu’inattendu. Un renouvellement multiple mais qui vient le plus, comme toujours, du fonds spirituel. L’auteur, le Père Conrad de Meester, maître discret et laborieux autant que limpide, a repris l’analyse de Thérèse de l’intérieur: du fait qu’il vit de sa doctrine et en fait vivre les couvents contemplatifs dont il prêche les retraites. Et c’est dans ce climat qu’il a poussé jusqu’au bout la pénétration de la toujours jeune sainte, telle qu’à vingt-quatre ans l’éternité la change. Les JMJ s’y sont reconnues. La nouvelle édition de L’Histoire d’une âme est accompagnée de notes nourrissantes qui apportent pas à pas des précisions neuves, y compris sur le terrain historique. Leur apport, c’est une nouvelle pénétration spirituelle. De plus, cette étude, contemplative pour le fond, et soucieuse d’atteindre l’expérience même de Thérèse, en deçà de sa prise de conscience doctrinale, apporte un progrès dans l’édition même de l’autobiographie. Ce progrès va jusqu’à de nouvelles précisions que de Meester détaille en 15 points (p. 49-51) par une typographie qui reflète les nuances des manuscrits. La nouvelle édition est fidèle à la ponctuation, elle a élaboré des options optimales sur les majuscules, les alinéas, les soulignements et doubles soulignements de Thérèse, les mots en écriture penchée, etc. Seules les fautes d’orthographe ont été corrigées selon le désir exprimé par Thérèse elle-même. En deçà des minutieuses précisions de cette typographie diagramme, Conrad de Meester a révisé le titre factice adopté par le Père François de Sainte-Marie, respecté par ses continuateurs avertis: Manuscrits autobiographiques. C’était alors utile pour donner un label scientifique à l’édition et à Thérèse elle-même, en époussetant les pétales… Mais jamais elle n’a employé ce mot savant et relevé. Elle n’a voulu exprimer spontanément qu’une action de grâces assortie des conseils souhaités par le destinataire. Le titre reluisant choisi pour dédouaner le piétisme vieux jeu et le style Saint-Sulpice est moins fidèle que le titre primitif adopté par les soeurs de Thérèse (si vilipendées aujourd’hui): Histoire d’une âme. C’est en ces termes que Thérèse désigne l’oeuvre improvisée dans les circonstances dramatiques que précise, de manière nouvelle, le Père Conrad de Meester. Autre surprise: l’option rapide du Père François de Sainte-Marie pour l’ordonnance des trois manuscrits A, B, puis C, avait faussé l’ordre et la désignation même des trois manuscrits provoqués et recueillis par les soeurs de Thérèse. Il en rétablit l’ordre chronologique comme le sens: 1. Le premier manuscrit, A, lui fut demandé par Soeur Agnès (sa soeur Pauline, alors prieure), sa confidente et le modèle de son enfance en 1895. 2. Le manuscrit C lui fut demandé le 2 juin 1897 par Mère Marie de Gonzague, supérieure, pour préparer la circulaire nécrologique, à l’approche de sa mort. C’est à ce moment que Pauline vient d’apprendre, avec grande amertume, les deux hémoptysies d’avril 1896 que Thérèse lui a si longtemps cachées. Ce premier secret de sa transparence avait retardé les chances de la soigner. C’est la suite récapitulative de l’Histoire de son âme. « J’achève (…) de chanter les miséricordes du seigneur » commence-t-elle (p. 249). Elle le fait de manière plus récapitulative, avec plus de recul. 3. Quant au manuscrit B, demandé à Thérèse par sa soeur Marie, l’aînée de la famille (Mère Marie du Sacré-Coeur), il est écrit à partir de septembre 1896, il n’a rien à voir avec une autobiographie ou des sources chronologiques. C’est le fond même de sa doctrine spirituelle que Thérèse dégage, à la demande de sa soeur qui le pressent, mais à du mal à le comprendre dans sa vie quotidienne déconcertée par l’épreuve. Le Père de Meester a changé les sigles des 3 manuscrits: non plus A, B, C (qui avait à vrai dire l’avantage de refléter l’ordre chronologique) mais A, G, M, qui sont les initiales des trois correspondantes. Ainsi la lettre A n’a point changé puisque la première destinataire s’appelle Agnès. Mais pourquoi le Père de Meester a-t-il renoncé à l’ordre chronologique de l’édition princeps? Tout simplement parce que le manuscrit demandé par Mère Marie de Gonzague se présente comme la suite et le complément du premier manuscrit, tandis que le manuscrit remis à Marie constitue une véritable conclusion. Il était donc raisonnable de ne pas dissocier L’Histoire d’une âme de sa suite, et de donner au bref manuscrit de septembre 1896 son caractère conclusif. Le manuscrit rédigé à la demande de Marie, embarrassée de suivre la doctrine de sa petite soeur, est bien la conclusion de l’oeuvre. Thérèse y a pris un recul transcendant que couronne, comme un épilogue, son offrande en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux. Thérèse y reconvertit le généreux courant mystique du XIXe sicle: l’offrande comme victime d’holocauste à la justice de Dieu pour réparer les affronts des pécheurs. Thérèse ne voulait pas donner moins. Sa générosité sans bornes était attirée par ce courant, mais elle y entre en le renouvelant profondément par un double dépassement du dolorisme et d’une représentation inconsciemment cruelle de la Justice de Dieu. Bref, tout en poussant la rigueur scientifique des deux éditions précédentes (François de Sainte-Marie puis Longchamp-Soeur Cécile), le Père de Meester la décante et l’approfondit par ses notes, grâce à un nouveau regard, plus intérieur, qui procure un nouvel accès purement spirituel. En même temps, tout en manifestant objectivement la limite des premières éditions prises comme tête de Turc jusqu’ici, le Père de Meester souligne leur mérite fondateur. Les soeurs de Thérèse avaient non seulement suscité ses écrits, mais avaient entrepris l’édition du vivant même de Thérèse, et à son contact. Elles déclenchèrent la découverte de la petite sainte et l’ouragan de gloire qui permit tout le reste. La rigueur après la ferveur. On a débiné le travail de ces femmes intelligentes et perspicaces, mais si les soeurs de Thérèse ont adapté ses écrits, c’était en partie par prudence, en un temps où la censure de l’Eglise était sévère et souvent inattendue. Elles ont veillé au grain, mais elles ont bien reçu l’essentiel des intentions de Thérèse. François de Sainte-Marie a compté 7 000 retouches apportées au manuscrit de Thérèse. Cela paraissait monstrueux, comme un ensevelissement de Thérèse sous le masque de Pauline. Mais ce chiffre n’a guère de sens, car la première publication n’était aucunement une édition de manuscrits, mais une biographie de Thérèse, composée par sa soeur sur la base des trois manuscrits avec addition de souvenirs empruntés à d’autres écrits. L’édition du Père François de Sainte-Marie, qui repartait avec raison des manuscrits originaux, n’était donc pas, comme il semblait, l’épuration d’un texte corrigé, mais l’édition princeps des sources: l’écrit original de Thérèse, inédit jusque-là. Comme expert, chroniqueur et premier historien du Concile (parallèlement au Père Wenger), j’ai mesuré, en écrivant pour le centenaire de sa naissance Thérèse de Lisieux, mythes ou réalité? (Beauchesne, 1973), la profonde influence qu’elle a exercée sur Vatican II: non point littéraire, mais elle fut le grand souffle spirituel, ressaisi par les meilleurs théologiens, qui a déterminé les grands axes de Vatican II. J’avais analysé historiquement, au début du Concile, les grands courants théologiques légitimes qui appelaient le renouvellement du juridisme et du formalisme préconciliaires, notamment les renouveaux biblique, liturgique, missionnaire qui invitaient à ressourcer et à repenser une carapace et une sclérose chroniques. Thérèse a influencé ces trois mouvements confluents. Elle avait soif du renouveau biblique, elle regrettait de ne point disposer de la Bible tout entière qu’on n’éditait alors qu’en latin pour les doctes en la confisquant à l’usage du dauphin. Elle aurait voulu apprendre l’hébreu et n’en a pas eu les moyens, mais sa profondeur spirituelle a su, à travers des morceaux choisis (qui d’ailleurs n’étaient pas si mal choisis), découvrir les grands axes et les grands courants qui ont restructuré de l’intérieur le Concile. Elle pénétrait de même la liturgie au travers du latin et d’écrans protecteurs multipliés. Elle aurait aimé plus de participation. Mais du fond de son carmel, son élan missionnaire avait pu passer à l’acte, au-delà même de sa prière intense, par sa correspondance exemplaire avec deux missionnaires, ce qui justifia formellement le choix de Pie XI lorsqu’il la fit patronne des missions, en 1927 (elle n’aurait eu alors que cinquante-quatre ans). Dès 1923 Pie XI voyait en elle l’étoile de son pontificat. Il avait ainsi favorisé sa percée à la lumière de ce qu’avaient perçu les experts et commissaires du procès de canonisation. Plus profondément, elle a réconcilié la spiritualité et la théologie dissociées, à partir de la spiritualité même à laquelle elle a rendu une dimension profondément théologique. Et surtout, elle a tout recentré sur l’essentiel, c’est-à-dire l’amour, l’Amour divin, l’Agapé comme l’appelle le Nouveau Testament, c’est-à-dire l’amour-don, incandescence, bienveillance, générosité, miséricorde, perpétuel renflouement du mal par son entraînante et pénétrante dilection. Thérèse l’a perçu (selon l’Evangile même) non comme théorie, mais comme vécu, et elle l’a communiqué: « Ma vocation c’est l’amour, Dans le coeur de l’Eglise je serai l’amour » (Ms 3 verso). Cette inspiration commande tous ses renouvellements et ceux mêmes du Concile, dans la mesure où il a réussi à la mettre en oeuvre. C’est selon cette inspiration que Thérèse a réagi, de l’intérieur, contre les scléroses de son temps. Elle a protesté contre les gonflements artificiels de la Vierge Marie par la mariologie des Gloires, elle a balayé courageusement de faux privilèges comme la vision béatifique permanente dès ici-bas, ou une science universelle, ou l’exemption de toute souffrance. Elle a redécouvert, dans l’Evangile même, que Marie était aimée de Dieu pour sa petitesse, comme servante et pauvre, selon la définition qu’elle donne d’elle-même avec insistance. Elle a redécouvert l’Eglise corps mystique, au-delà du juridisme, sans diminuer pour autant l’importance spécifique de la hiérarchie et de l’autorité, dont elle percevait même les duretés abusives comme une source d’enrichissement: Mère Marie de Gonzague était inspirée (lui confie-t-elle) d’avoir été si dure avec elle, et elle souligne deux fois le mot « dur ». Elle a relancé l’Esprit-Saint en un temps où il était particulièrement marginalisé. Elle en parle dix fois dans L’Histoire d’une âme, sept fois dans sa correspondance, sept fois dans ses Derniers Entretiens. Ce n’est pas quantitativement remarquable, mais les textes sont justes et renouvelés. Elle s’exprime d’une manière qui donne un sens à tout le reste. Il est l’Esprit d’amour. Elle a renouvelé le sens eschatologique. On se représentait l’Au-delà en contraste avec le présent. Elle dit au contraire: « Le ciel est dans mon âme » (A 35 verso), car « mon ciel n’est autre que l’amour ». Le ciel n’est pas statique mais dynamique. Il n’est pas repos passif mais action surefficace. Elle ira partout où on aura besoin d’elle. Elle veut passer son « ciel à faire du bien sur la terre ». A Vatican II, la rédaction du chapitre VIII de la constitution Lumen gentium, décidée tardivement, fut aussi un effort de dépouillement analogue à celui de Thérèse, dans son sillage. Bref, le Concile, à la suite de Pie XI, a bénéficié du souffle de Thérèse sans aller toujours jusqu’au bout de son dynamisme exceptionnel. C’est dans ce sens qu’il y a encore aujourd’hui beaucoup à faire pour repartir de son inspiration: celle-là même de l’Evangile, repensée en profondeur pour notre temps, depuis son étroite clôture et dans sa nuit spirituelle, car elle finit dans la souffrance, assaillie par les doutes et tentations des pécheurs, solidaire de leur enfer par l’admirable échange qu’avait réalisé, à la suite du Christ, son offrande en holocauste à l’Amour miséricordieux. René Laurentin Rencontre surréaliste : Sainte Thérèse de Lisieux et la Môme Piaf Toute sa vie Edith Piaf a prié, elle ne se séparait jamais de la photo de Thérèse et de L’Histoire d’une âme, elle s’est rendue de nombreuses fois à Lisieux.