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vendredi 28 janvier 2022

Saint Thomas d'Aquin

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L'ignoble manœuvre des maîtres du monde en Ukraine - par Laurence Guillon

Octobre 2018 – La situation générale dans notre monde se dégrade à vitesse vertigineuse. Outre la situation écologique absolument, fantastiquement désastreuse, il n’est pas de jours sans viols, coups de couteaux ou lynchages en Europe, de la part d’envahisseurs que tout encourage à se conduire comme des cochons, ou plus simplement, comme des pirates, comme les Huns, les Turcs, les Mongols, les Sarrazins. Seulement autrefois, les seigneurs mouraient pour nous, aujourd’hui, ce sont eux qui nous livrent. Quoique en l’occurrence, le mot de « seigneur » est beaucoup trop noble pour la bande d’usuriers, de mafieux et de pervers à l’œuvre de façon transnationale. Ils essaient de faire pression sur les patriarches qui refusent de reconnaître l’autocéphalie de l’Ukraine et j’imagine les intimidations et les chantages auxquels ils doivent avoir recours. Un émissaire des ténèbres est venu d’Amérique tenter de gagner à sa vilaine cause le patriarche Ilyas de Géorgie, il paraît heureusement que c’est un saint homme. L’Athos a mis longtemps à se prononcer, et c’est l’higoumène du monastère Saint Paul Parthène qui l’a fait avec vigueur, contre l’ignoble manœuvre des maîtres du monde. « Si l’Ukraine entre dans l’Europe, des choses encore pires que celles qui sont advenues à la Grèce s’y produiront. Aussi, nous devons être très prudents. Nous devons prier Dieu, la Très Pure Mère de Dieu, les saints. Seul le Seigneur peut nous délivrer de cette situation difficile dans laquelle nous nous trouvons maintenant ». Évoquant l’époque moderne en général, le père Parthène à déclaré : « La nouvelle époque va tout détruire. Elle détruira la famille, elle tentera de détruire l’Église, elle détruira tout de telle façon que rien ne restera. Les gens vont vers le mal, et ils le font à une vitesse vertigineuse. Qui peut contenir cette vitesse ? Seul le Dieu bon qui soutient le monde ». Et dans un avertissement donnant à réfléchir, il a ajouté : « Une tempête va venir qui sera plus terrible que le communisme… Ce qui est en train de venir maintenant est pire. Que le Seigneur nous sauve tous ! » Je partage entièrement l’avis du père Parthène, il dit l’essentiel en peu de mots. Ce qui se prépare, ce qui se met en place est pire que tout ce que nous avons connu dans le genre, et ce n’est pas Poutine qui en est responsable, mais je crains qu’il ne soit pas assez fort et lucide pour s’y opposer de façon efficace, car la Russie n’est pas exempte de métastases… il faut compter sur l’aide de Dieu. On bave des calomnies sur les orthodoxes ukrainiens, on a mis l’higoumène de la laure de Potchaïev sur « liste noire », et je viens de voir dans un article qu’on pourrait essayer de « liquider » le métropolite Onuphre, ce que je redoute beaucoup. L’octroi du tomos par Bartholomée déclenchera la saint Barthélémy des orthodoxes de là bas, dont leur président a déclaré qu’ils « n’étaient pas ukrainiens », ce qui signifie qu’on pourra les massacrer joyeusement, comme les « doryphores » et les « ouatinés » du Donbass… En réalité, Porochenko n’a pas tort, les Ukrainiens, ce sont les citoyens illusoires d’un pays synthétique, à l’histoire falsifiée, ce ramassis d’hystériques haineux au folklore néonazi qui ont livré leur société à la ruine et à la guerre. Les fidèles du métropolite Onuphre, eux, les fervents et héroïques participants de ses processions impressionnantes, ce sont des petits-Russiens, enracinés là depuis la nuit des temps, partie intégrante de ces trois Russie dont le tsar portait la couronne. Pendant ce temps, une partie des orthodoxes occidentaux emboîte le pas à Bartholomée avec une hargne incroyable. Comme quoi l’hypnose peut inspirer n’importe quel sentiment aux imbéciles et leur faire accepter, d’emblée et sans vérification, n’importe quelle infamie. Heureusement, il me semble que ce ne sont pas les plus nombreux. La grande vénération et l’amour des orthodoxes ukrainiens pour le métropolite Onuphre s’exprime dans ce post de Victor Startchikov, que j’ai trouvé sur facebook et que je cite plus bas. « Je ne connais pas sur cette terre d’homme plus FORT, qui résiste à toutes les tentations, aux chantages, aux menaces. Je suis heureux que sa Béatitude ait un jour posé les mains sur ma tête pécheresse, ai béni le chapelet que moi, indigne, je tenais à la main. Je suis heureux de vivre avec lui sur la même terre et au même moment. C’est un exemple vivant pour nous tous. Comment vivre, lutter, rester dans la vérité et n’avoir peur de rien. Recueillez chacune de ses paroles, en elles est la force. Gloire à Dieu pour tout. » Ces gens se feront tuer derrière leur métropolite, pour la foi orthodoxe et pour la vérité. Ceux qui écoutent Bartholomée et ses supporters auront du sang sur les mains, je préfère être avec le métropolite Onuphre qu’avec eux, c’est pour moi une certitude. Et j’ai pris l’habitude de le mentionner chaque jour dans mes prières. Il est en ce moment l’Orthodoxie incarnée, son honneur, sa lumière, sa fermeté, et son amour. Laurence Guillon

Russie : 100 000 personnes commémorent le centenaire de l'assassinat du dernier tsar Nicolas II

Une procession nocturne a réuni à Ekatérinbourg près de 100 000 personnes pour commémorer le centenaire de l’assassinat par les bolchéviques du dernier tsar Nicolas II et des membres de sa famille après son abdication. A la tête de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill a guidé une procession nocturne de près de 100 000 personnes commémorant le centenaire de l’assassinat de Nicolas II et de sa famille. Le 17 juillet, la procession a quitté vers 2h (heure locale) le lieu de l’assassinat, à Ekatérinbourg (Oural), pour rejoindre à pied le monastère de Ganima Iama, situé à 21 kilomètres. Près de 20 000 personnes se sont ensuite jointes aux commémorations dans ce monastère érigé sur le site où ont été enterrées les dépouilles du dernier tsar et des membres de sa famille après leur exécution par les bolchéviques. La Russie doit tirer des leçons « de cette expérience difficile et amère », a déclaré à cette occasion le patriarche de toutes les Russies, s’adressant aux pèlerins. « Nous devons vraiment résister à toute idée ou dirigeant qui nous propose, via la destruction de notre vie, de nos traditions et de notre foi, d’adopter un soi disant nouvel avenir inconnu et heureux», a-t-il souligné.
Une famille impériale canonisée Nicolas II, la tsarine Alexandra et leurs cinq enfants ont été fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 par les bolchéviques qui ont ainsi mis fin à 300 ans de règne des Romanov à la tête de l’Empire russe. La famille impériale a été canonisée en 2000 par l’Église orthodoxe russe et en 2008, la Cour suprême de Russie l’a réhabilitée, la jugeant victime de la répression politique bolchévique. Découverts en 1979, les ossements de Nicolas II, de sa femme et de trois de leurs enfants ont été inhumés à la forteresse Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg en 1998. Retrouvés en 2007 seulement, les restes présumés des deux autres enfants du tsar, Alexeï et Maria, n’ont toujours pas été inhumés, faute d’accord entre les autorités et l’Église. Ce 16 juillet 2018, de nouveaux tests ADN sur les restes de la famille impériale ont confirmé leur authenticité. Un porte-parole de l’Église, Vladimir Legoïda, a déclaré que le clergé examinerait « avec attention » ces résultats.

Le Moyen-Orient et l’Europe risquent d’être totalement islamisés - Mgr George Saliba

Mgr George Saliba, archevêque syriaque orthodoxe du Mont Liban et de Tripoli sonne le tocsin…

George Saliba n’est pas optimiste concernant l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient.
« Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, les chrétiens du Moyen-Orient disparaîtront dans une dizaine d’années, même du Liban », dit-il dans un entretien au journal libanais L’Orient Le Jour.
Le prélat, pourtant, n’est pas un pessimiste. Il est plus conscient que d’autres de la fragilité des chrétiens du Moyen-Orient.
« 70 % des chrétiens de Syrie ont quitté leur pays depuis le début de la guerre en 2011. Le pays comptait plus de deux millions de chrétiens et 85 % des chrétiens d’Irak, qui étaient environ un million et demi en 2003 à la chute de Saddam Hussein, ne vivent plus dans leur pays. Leur exode s’est accéléré avec l’arrivée du groupe État islamique en 2014. Ces chrétiens déplacés se sont établis notamment au Canada, en Australie, en Europe, en l’Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique et en France. »
« Au Liban, de nombreux chrétiens de la communauté syriaque, qui compte actuellement 80 000 âmes, sont partis avec le début de la guerre civile en 1975 […] Le seul chef d’État libanais qui avait saisi l’importance du Liban pour les chrétiens d’Orient était Camille Chamoun. Il avait œuvré concrètement lors de son mandat (1952-1958) à faire du Liban un pays refuge pour tous les chrétiens d’Orient. Depuis, personne n’a vraiment été sensible au dossier des chrétiens de Turquie, de Palestine, de Syrie, d’Irak et de Jordanie », note l’évêque Saliba.
Camille Chamoun avait aidé de nombreux chrétiens de la région établis au Liban à avoir accès à la nationalité libanaise, sachant que cette nationalité ne s’acquiert pas par le droit du sol mais par le droit du sang. Mgr Saliba déclare:
« Il faut voir les choses en face, il est nécessaire que les dirigeants politiques chrétiens libanais se réveillent, estiment véritablement le danger et qu’ils agissent en conséquence. Mais vu la façon dont les choses se présentent, je ne suis pas du tout optimiste. » […]
Pour Mgr Saliba, homme ouvert et tolérant,
« l’avenir appartient à l’islam. Regardez ce qui se passe actuellement en Europe. L’Occident est athée : avec les changements démographiques et les déplacements des populations qui s’opèrent aujourd’hui, il finira par s’islamiser. Cette islamisation ne touchera pas uniquement le Moyen-Orient d’où les chrétiens auront disparu, mais toute l’Europe qui deviendra non seulement athée mais musulmane aussi », souligne Mgr Saliba en conclusion […]

L’évêque Saliba sonne le tocsin, extrapole les drames du Moyen-Orient, et nous demande d’en tenir compte. Ne restons pas aveugles. Une prise de conscience des réalités géopolitiques devient une urgence. L’avenir de l’Europe et de la France est en jeu.